-
Après sept ans d'arrêt, le foot pro féminin reprend en Indonésie
-
Ces villes où la politique anti-voitures fait marche arrière
-
Au Mondial de l'Automobile, l'"électro-choc" des lycéens en mécanique auto
-
Arrêts maladie: le gouvernement veut "moins protéger les arrêts courts" et "mieux les longs"
-
En RDC, Kolwezi, ville dévorée par la course aux minerais critiques
-
En Côte d'Ivoire, des chercheurs créent un cacao plus résistant au changement climatique
-
Ligue Europa: Lyon retrouve Sage, l'OM pour lancer une dynamique
-
Fifa : Infantino, renforcé, fait face à ses adversaires
-
Au Bélarus, la répression, la prison et Lady Gaga
-
En Colombie, des dizaines de milliers de manifestants contre le gouvernement de droite dure
-
Le Parlement brésilien approuve la réduction du temps de travail, promise par Lula
-
En Colombie, des milliers de manifestants dans la rue contre le nouveau gouvernement de droite dure
-
Un nouveau pont ouvre entre la Corée du Nord recluse et le puissant voisin chinois
-
La Corée du Nord procède à des tests de missiles de croisière stratégiques depuis des sous-marins
-
Procès Maradona: prison demandée pour la quasi-totalité de l'équipe soignante
-
Rendez-vous à Bruxelles: bataille budgétaire entre dirigeants européens
-
Cancers cutanés: l'Anses alerte sur les risques liés à l'exposition professionnelle aux rayons UV
-
En Colombie, des milliers de manifestants dans la rue contre le nouveau gouvernement de droite
-
Le Costa Rica inaugure une prison de haute sécurité inspirée par Bukele
-
Ligue des champions: le PSG remporte face à City un nouveau match européen sublime
-
Ligue des champions: le Real Madrid ramène de Rome un succès miraculeux
-
Fusillade d'Aubagne : détention provisoire pour le collégien, "influencé" par les tueries de masse
-
Le mont Blanc, "en perpétuel mouvement", mesuré à 4.807 mètres en 2026
-
Wall Street voit rouge, entre accélération de l'inflation et craintes sur l'IA
-
Brésil: le parti de Lula va dénoncer devant l'OEA une "ingérence" de Meta dans l'élection
-
La SNCF va inaugurer le 6 novembre son TGV de nouvelle génération sur la liaison Paris-Marseille
-
La Cour suprême américaine rembobine une loi sur la confidentialité des locations de vidéos
-
Foot: les liens de Mbappé et sa mère avec Sanhadji scrutés par la justice
-
L'administration Trump fait appel de la décision rétablissant l'accès à la Maison Blanche de CNN, MS NOW et Politico
-
Mauvaise nouvelle pour Trump: l'inflation américaine s'accélère juste avant les élections
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre l'aéroport de Ryad
-
En Colombie, des milliers de personnes manifestent contre le nouveau gouvernement de droite
-
Ligue des champions: premier triplé pour Barcola qui porte Liverpool à Linz
-
Des économistes jugent "peu détaillé" et "optimiste" le contre-budget de LFI
-
Macron dans quatre pays du Golfe du 19 au 21 octobre pour sécuriser des approvisionnements énergétiques
-
Les coraux en bonne santé pourraient redonner des couleurs à ceux qui dépérissent
-
Le rabot de 350 millions d'euros de MaPrimeRénov' acté par l'Agence nationale de l'habitat
-
Jusqu'à 30 ans de réclusion pour les trois responsables d'un incendie meurtrier en 2022
-
Albanie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers, des ministères attaqués
-
Arianespace prévoit un nouveau lancement de 36 satellites Amazon Leo
-
La mobilisation lycéenne se poursuit, l'affectation de professeurs remplaçants s'accélère
-
La BBC accuse Trump de jouer la montre dans sa procédure en diffamation
-
Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable
-
Informatique quantique : un dirigeant d'IBM alerte sur le risque de piratages massifs
-
La Bourse de Paris finit en hausse malgré une inflation américaine plus forte que prévu
-
Sur les rives de la mer Noire, un village bulgare face aux répercussions de la guerre en Ukraine
-
En Colombie, des milliers de personnes manifestent contre le nouveau président de droite dure
-
Les partenaires sociaux revalorisent de 1,4% les retraites complémentaires du privé
-
Retraites: la réforme de 2023 a revalorisé la pension de 1,3 million de personnes, selon le ministère
-
Lufthansa remporte la course à la privatisation partielle de TAP Air Portugal
L'Afrique du Sud frappée par les pires inondations de son histoire, 260 morts
Les pires inondations jamais enregistrées en Afrique du Sud ont fait près de 260 morts, selon un bilan provisoire mercredi, les fortes pluies sur la côte est ayant dévasté des milliers de maisons, routes et ponts à Durban, grand port africain et épicentre de la catastrophe.
"Le nombre confirmé de personnes ayant péri dans cette catastrophe est de 259 à travers la province", a déclaré à l'AFP un porte-parole du bureau de gestion des catastrophes. Les plus importantes précipitations enregistrées depuis plus de 60 ans dans la province du Kwazulu-Natal (est) ont laissé derrière elles un paysage de désolation.
"Les ponts se sont effondrés. Les routes se sont effondrées. Des gens sont morts. Notre peuple est blessé. C'est une catastrophe aux proportions énormes", a déclaré le président Cyril Ramaphosa qui s'est rendu auprès des familles endeuillées.
Dans une banlieue pauvre de Durban, le chef d'Etat a écouté un père de famille raconter l'eau qui monte au milieu de la nuit, l'électricité coupée, ses quatre enfants endormis dans une autre pièce et qu'il n'a pas pu sauver.
"Nous voyons des tragédies similaires frapper le Mozambique, le Zimbabwe, mais aujourd'hui c'est nous qui sommes touchés", a déploré M. Ramaphosa. Certains pays d'Afrique australe sont régulièrement en proie à des tempêtes meurtrières pendant la saison cyclonique de novembre à avril. Mais l'Afrique du Sud est généralement épargnée.
A certains endroits de l'agglomération de Durban, qui compte plus de 3,5 millions d'habitants, les glissements de terrain ont laissé des brèches géantes dans le sol. Des maisons accrochées à flanc de colline tiennent miraculeusement au bord de précipices créés par les coulées de boue.
- "Un cauchemar" -
Les autorités locales ont déclaré faire face à un afflux de corps dans les morgues. Les recherches sont menées depuis plusieurs jours par des secouristes qui décrivent "un cauchemar"; des dizaines de personnes sont encore portées disparues. L'armée a été mobilisée.
La pluie a continué à tomber mercredi après-midi et une alerte inondations a été déclenchée dans la province voisine du Cap-Oriental.
En 2019, des inondations dans la région avaient déjà fait 70 morts et dévasté plusieurs villages le long de l'océan Indien.
Nokuthula Ntantiso, une habitante d'un township, a encore un toit sur la tête mais elle se demande pour combien de temps.
"La nuit dernière, je n'ai pas fermé l'œil pensant que la maison pouvait s'effondrer à tout moment", raconte cette employée d'un centre d'appels. Le lendemain matin, la jeune femme de 31 ans a pris le chemin du travail mais a dû rebrousser chemin, un pont s'était effondré.
Les principaux axes routiers sont submergés par une mélasse brunâtre. Les panneaux et les feux de signalisation dépassent d'une épaisse couche de boue que seuls des bulldozers ont pu commencé à déblayer.
Ici, une portion de bitume a été emportée, laissant une entaille large comme un semi-remorque. Là, d'immenses conteneurs métalliques utilisés pour le transport maritime ont été ballotés sur l'autoroute. Des pillages ont été signalés.
Sur les plages populaires de Durban, des montagnes de branches, bouteilles et déchets ont été charriées. L'activité portuaire a été suspendue.
- Proche d'un cyclone -
La plupart des salles de classe sont restées vides. Au moins 140 écoles ont été touchées, selon les autorités locales.
Les fortes précipitations ont aussi entraîné des coupures d'électricité et perturbé l'approvisionnement en eau. Les liaisons ferroviaires ont été suspendues et les habitants appelés à rester chez eux.
"En 48 heures, il est tombé plus de 450 mm d'eau dans certaines zones", a déclaré à l'AFP Dipuo Tawana, prévisionniste à l'institut météorologique national. Les spécialistes ont comparé le niveau des précipitations à celui "normalement associé aux cyclones".
Selon les prévisions, les pluies devraient lentement diminuer dans la soirée, dans cette région qui a déjà connu en juillet des destructions massives lors d'une vague sans précédent d'émeutes et de pillages.
Déjà dans la journée, pendant un moment de répit, les habitants ont commencé à déblayer. Ces destructions sont indéniablement liées au "changement climatique qui s'aggrave" avec des phénomènes extrêmes amenés à se reproduire, a mis en garde Mary Galvin, professeur d'études du développement à l'université de Johannesburg.
S.Barghouti--SF-PST