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Biden engrange le soutien bienvenu du grand syndicat UAW
Joe Biden a décroché mercredi le soutien précieux du syndicat automobile UAW dans la course à la Maison Blanche, au moment où un duel du président démocrate avec son rival républicain Donald Trump semble de plus en plus inéluctable.
Mardi soir, M. Trump a remporté la primaire républicaine du New Hampshire face à son ancienne ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, faisant un pas de plus vers l'investiture de son parti pour la présidentielle de novembre.
Si la course n'est pas officiellement terminée à droite, Donald Trump a le vent en poupe. Joe Biden a lui-même affirmé que les résultats de mardi rendaient "clair" le fait que le magnat de 77 ans serait le candidat des républicains.
Le démocrate a de son côté engrangé le soutien du syndicat UAW mercredi.
Sans être une surprise, cet appui est toutefois bienvenu pour le président de 81 ans, qui bataille pour tenter de détourner les ouvriers de Donald Trump.
Et il est important pour tout candidat cherchant à remporter l'Etat clé du Michigan, où l'UAW est influent.
- "Grand combat" -
"Notre soutien se mérite. Joe Biden le mérite", a lancé Shawn Fain, le président du syndicat, en rappelant que M. Biden, mégaphone en main, avait été le premier président américain dans l'histoire à se rendre sur un piquet de grève l'année dernière dans le Michigan.
"L'UAW appelle à voter pour Joe Biden comme président des Etats-Unis", a-t-il lancé en conclusion d'un discours énergique, truffé d'attaques contre l'ancien président républicain.
Donald Trump "n'en a rien à faire des travailleurs", a ainsi accusé le chef de l'organisation syndicale, tandis que l'assistance huait cette mention du républicain.
Coiffé au début de son discours d'une casquette de l'UAW, Joe Biden a lui affirmé avoir tenu sa "promesse d'être le président le plus favorable aux syndicats".
"Je suis fier de votre soutien. (...) Vous avez le mien", a insisté le président américain.
"Nous allons mener un grand combat. Nous allons changer en profondeur l'économie de ce pays", a promis le démocrate, visiblement porté par l'enthousiasme de l'assistance.
Donald Trump avait gagné, en 2016 comme 2020, une large majorité des voix de l'électorat ouvrier blanc, qui vote généralement à droite depuis le milieu des années 1960.
Joe Biden avait déjà reçu en 2020 le soutien de l'UAW et avait, lors de sa bataille contre Donald Trump il y a quatre ans, fait mieux qu'Hillary Clinton en 2016 auprès de cet électorat.
Il espère cette fois maintenir, voire augmenter un peu ce réservoir de voix, qui pourrait s'avérer décisif dans certaines circonscriptions disputées.
- "Chaos" -
Donald Trump surfait quant à lui encore mercredi sur sa victoire dans le New Hampshire. Il y a devancé Nikki Haley d'environ 11 points, avec plus de 54% des voix, après une victoire nette le 15 janvier dans l'Iowa.
Par le passé, tous les républicains ayant remporté ces deux primaires ont ensuite été investis.
Nikki Haley, une exception dans un Parti républicain massivement aligné derrière Donald Trump, a promis de continuer à se battre. Prochaine étape: la primaire de Caroline du Sud le 24 février, un Etat dont elle a été gouverneure mais où Donald Trump caracole en tête des sondages.
Mme Haley, 52 ans, reproche à l'ancien président de charrier le "chaos".
Elle s'est même interrogée sur ses capacités cognitives "déclinantes" après qu'il l'a confondue avec l'ancienne présidente démocrate de la Chambre des représentants.
Mardi, Joe Biden a lui aussi remporté la primaire démocrate, moins significative, dans le New Hampshire, et ce même s'il n'était pas officiellement inscrit. Mais les électeurs, répondant à une campagne en ce sens, ont mis son nom sur les bulletins.
"Notre démocratie. Nos libertés individuelles (...). Notre économie (...). Tout est en jeu" avec Donald Trump, a affirmé Joe Biden. Très impopulaire, il compte sur la crainte qu'inspire Donald Trump afin de mobiliser les Américains.
Notamment en faisant de la défense du droit à l'avortement un thème clé de sa campagne.
La garantie fédérale à l'IVG a été annulée en 2022 par la Cour suprême dont trois juges conservateurs ont été nommés par Donald Trump. Joe Biden ne cesse de répéter que ce dernier et ses partisans veulent "à tout prix" restreindre encore l'accès à l'avortement.
D.Qudsi--SF-PST