-
En Syrie, une famille décimée par des frappes de la Jordanie
-
بلدية الخليل: النزوح القسري تجاوز ثلاثة آلاف شخص مع استمرار الإخلاء والهدم
-
En Outre-mer, les freins à l'importation de matériaux de BTP sans norme européenne CE
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Israël: participation historique aux premières législatives depuis le 7-Octobre
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
محمد الغول يدعو إلى وحدة فلسطينية لمواجهة مخاطر المرحلة
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
Les gaz à effet de serre ont atteint des concentrations records en 2025, selon l'ONU
-
Ukraine : appel entre Poutine et des dirigeants nordiques, trêve localisée sur le front
-
ملاعب وأندية غزة تتحول إلى مراكز لإيواء العائلات النازحة
-
أميرات أوروبيات يخترن التدريب والخدمة في صفوف القوات المسلحة
-
الحزب الليبرالي يقبل فوز لولا ويتجه إلى مسار قانوني بشأن الحملة الانتخابية
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Après des "violences" au congrès RN, quelque 40 rédactions demandent de "pouvoir travailler librement"
-
Le RN annonce poursuivre Le Monde pour une information "mensongère" sur l'attentat de Trappes
-
Vol en Isère: Framatome a déposé plainte, déplore "une atteinte grave à son outil industriel"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
L'Inde se prépare au passage du cyclone Arnab, des milliers d'évacuations
-
Feux en Indonésie : la lassitude des habitants de Bornéo, intoxiqués par les fumées
-
Menacée mais résiliente, une minuscule île des Fidji refuse la relocalisation
-
Ukraine : une trêve localisée, des dirigeants européens appelent Poutine
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Netanyahu, l'indéboulonnable Premier ministre qui se bat pour sa survie politique
-
Gadi Eisenkot, le général stoïque qui veut détrôner Netanyahu
-
Israël: les principaux enjeux des élections législatives
-
Avalanche de SMS et ambiance "toxique" : le ras-le-bol d'électeurs américains
-
Violences: la détresse des commerçants au bord de la rupture
-
Contraint par Trump, Carney transforme le Canada à marche forcée
-
Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections
-
Trump au cœur des élections de mi-mandat, à quitte ou double pour les républicains
-
Les grands médias norvégiens saisissent la justice pour empêcher Meta d'exploiter leurs contenus
-
Ligue des nations : Cristiano Ronaldo parmi les joueurs pré-convoqués par le Portugal
-
Pompes funèbres: la répression des fraudes pointe de nombreux abus
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Statut de la Corse : le Sénat rejette la réforme, le camp autonomiste claque la porte
-
NBA: Minnesota tombe pour la première fois, malgré 47 points d'Anthony Edwards
-
"Casseurs-payeurs": un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
-
Ukraine : une trêve à Olechky en vue d'une opération humanitaire
-
Chine : deux grandes compagnies chinoises rompent avec Mbappé l'accusant d'avoir "heurté les sentiments nationaux"
-
Brésil : le parti de Flavio Bolsonaro reconnaît la victoire surprise de Lula
-
Israël: premières législatives depuis le 7-Octobre, Netanyahu à l'épreuve des urnes
-
Ballon d'Or: Harry Kane sacré à domicile
-
Ballon d'Or: Harry Kane, footballeur total et anti-star
-
عمار بن حميد يوجّه بتطوير الخدمات للمواطنين والمقيمين وقطاع الأعمال
-
المعاشات الإماراتية: اكتمال التغطية التأمينية للقطاع الخاص
-
إطلاق صندوق استثماري متخصص في الغاز الطبيعي المسال
Dans les hôpitaux du sud de la bande de Gaza, le chaos
Des proches tiennent les poches de sérum de blessés allongés à même le sol, d'autres emportent un corps pour aller l'envelopper dans un linceul. Et, chaque jour affluent de nouveaux blessés: dans les hôpitaux du sud de la bande de Gaza, c'est le chaos.
Après huit semaines de guerre interrompues par une maigre pause de sept jours, les médecins sont exténués. Ils doivent choisir quand et dans quels services faire tourner les générateurs, dont les réserves de fuel sont quasiment à sec, l'électricité étant coupée dans la bande de Gaza depuis qu'Israël en a ordonné le "siège complet".
Abdelkarim Abou Warda et Houda viennent d'arriver à bord d'un de ces convois à l'hôpital de Deir al-Balah, dans le sud.
- "Elle ne répond plus" -
Vendredi, quand les hostilités ont repris entre le Hamas, au pouvoir à Gaza, et Israël, l'aviation israélienne a largué une bombe sur leur maison de Jabaliya, l'immense camp de réfugiés du nord.
Houda, neuf ans, a été touchée à la tête. "Elle a fait une hémorragie cérébrale, elle a été placée sous respirateur en soins intensifs", raconte son père à l'AFP.
Depuis, "elle ne réagit à rien", dit-il en levant les bras de la petite, dont le visage dodeline sans que ses yeux s'ouvrent. "Elle ne me répond plus", répète-t-il entre deux sanglots.
Maintenant que le jour se lève, les premières prières des morts résonnent. Ici, quelques dizaines d'hommes se recueillent devant des sacs mortuaires blancs alignés au sol.
Entre deux grands sacs, un petit linceul est logé, celui d'un enfant qu'on garde près de ses parents, jusque dans la mort.
Des femmes en larmes s'accroupissent pour toucher une dernière fois un visage, embrasser un proche parti avant que des hommes ne chargent précautionneusement des corps à l'arrière d'un pick-up.
"C'est Adam qui part, et là, Abdallah", lance une femme en sanglots.
A l'hôpital Nasser de Khan Younès, le plus grand du sud de la bande de Gaza, c'est le même engorgement.
Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué dimanche cet hôpital, disant "ne pas pouvoir trouver de mots assez forts" pour décrire la situation.
Ici aussi, on reçoit les évacués des hôpitaux du nord, où, en plus des frappes venues des airs, de la mer et de l'artillerie postée en territoire israélien, des combats au sol ont lieu jusque dans des hôpitaux.
- "J'ai vu la bombe tomber" -
Les frappes, qui ont fait selon le gouvernement du Hamas plus de 15.200 morts -- dont 280 soignants -- depuis qu'elles ont débuté le 7 octobre, en représailles à l'attaque sanglante du Hamas en Israël qui a fait 1.200 morts selon Israël, se concentrent désormais sur Khan Younès.
Chaque jour désormais, l'armée israélienne avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu'une "terrible attaque est imminente" et ordonne aux habitants d'en partir.
Chaque jour aussi, ces avertissements se rapprochent du quartier de l'hôpital.
A chaque explosion qui secoue la ville, affluent de nouveaux blessés, de nouveaux mutilés et de nouveaux corps parfois sans personne pour les identifier.
Alors, en courant, des brancardiers poussent une civière encore tachée de sang pour aller chercher les derniers arrivés, souvent dans des voitures de particuliers car les ambulances n'ont plus le temps de sortir.
Dans les couloirs, familles, blessés, soignants se poussent pour approcher des lits.
D'autres glissent un pull ou un T-shirt sous la tête d'un blessé allongé à même le carrelage froid, maculé de sang.
Les blessés ont le visage crayeux, certains sont trop faibles pour crier leur douleur.
Ehab al-Najjar, lui, laisse éclater sa colère.
"Je suis rentré chez moi et j'ai vu la bombe tomber sur notre maison ; des femmes, des enfants sont morts, qu'est-ce qu'ils ont fait pour mériter ça?", hurle-t-il, avant de se lancer dans une longue diatribe contre les dirigeants arabes et la communauté internationale.
B.Khalifa--SF-PST