-
Manifestations en Albanie : la "ligne rouge" a été franchie, selon le Premier ministre
-
Coupe de l'America : le défi français se jette à l'eau le premier à Naples
-
Ligue des champions : PSG-Barça, spectacle attendu au sommet
-
A la COP17, haro sur les subventions aux activités néfastes à la biodiversité
-
Présidentielle : face aux violences, le RN cherche à capitaliser sur l'image du parti de l'ordre
-
Crise politique et violences en France : les derniers développements
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares de forêts brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
Pays-Bas: le Premier ministre et son compagnon attendent un enfant
-
NBA : Haliburton, Lillard, Irving... Ces gros poissons font leur retour
-
Gaza: faute de moyens, le PAM contraint de réduire drastiquement son aide humanitaire
-
Bourses: Paris entraîne l'Europe dans le rouge, la dette française sous pression
-
Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end
-
Kenya : verdict attendu dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé jusqu'à la mort 191 fidèles
-
Australie : une députée grièvement blessée lors d'une "violente attaque", un suspect interpellé
-
Triple narchomicide : face à la famille Kessaci, les accusés nient en bloc
-
NBA : LeBron James aux Sixers, un dernier pari pour un nouveau titre
-
Macron en tournée dans le Golfe après un week-end de chaos en France
-
Australie : une députée grièvement blessée lors d'une "attaque", un suspect interpellé
-
Cindy Crawford "inconsolable" après le décès de son fils Presley Gerber
-
Au large de Madère, des scientifiques sur le front de la protection des océans
-
Dans un hôpital de Jordanie, paroles d'adolescents gazaouis amputés
-
Dans un fief industriel américain, "les gens lambda ne s'en sortent pas"
-
Patrick Chauvel, une vie à photographier la guerre
-
Sous pression, Macron reconduit Nuñez mais réclame des changements de méthode "face aux casseurs"
-
Début du procès des tueurs présumés du grand frère d'Amine Kessaci lors d'un triple assassinat
-
Une mission japonaise vise les lunes de Mars pour percer le mystère de la vie sur Terre
-
Bourse de Paris: la dette française sous tension après les violences du week-end
-
A la COP17, les États sommés de rectifier le tir sur leurs engagement pour la nature
-
Bourses: Paris recule nettement après un week-end de violences
-
Malgré la crise et les critiques en France, Macron entame une tournée dans le Golfe
-
La Paris Games Week se recentre sur le jeu vidéo dans un secteur en plein bouleversement
-
Un huitième cas d'Ebola au Kenya
-
"Clown", "corrompu" : Lula et Flavio Bolsonaro s'écharpent lors de leur premier débat
-
L'épisode actuel d'El Niño est-il à un record? Tout dépend de ce qui est calculé
-
Kenya : verdict dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé 191 fidèles
-
En Alberta, un scrutin test pour l'unité du Canada
-
La COP17 sur la biodiversité s'ouvre avec un mot d'ordre : il faut en faire plus
-
Ukraine : Zelensky de nouveau attaqué par Trump malgré des contacts avec ses émissaires
-
Trump adoube Netanyahu avant des législatives décisives en Israël
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump, qui le critique à nouveau
-
Espagne: porté par Mbappé, le Real reste au contact du Barça avant le Clasico
-
Ligue 1 : vainqueur de Nice dans la souffrance, Lyon prend la tête
-
Italie : la Lazio revient en tête et enfonce la Juventus
-
Violences en France : pas de remise en cause du match de NFL prévu à Paris (Ligue)
-
Tennis de table : Félix Lebrun, nouveau roi d'Europe
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump pour apaiser les tensions avec Washington
-
Conflit avec les Houthis: de nouvelles frappes font neuf morts au Yémen, six blessés en Arabie
-
Premier recours climatique contre l’État italien: un tribunal doit se prononcer
-
Nouveaux heurts à Paris et Lyon, Macron prend la parole
-
Le Japon à l'assaut des lunes de Mars, avec une présence française à bord
Attentats de 2016 à Bruxelles: ouverture du procès en présence d'Abdeslam
"Abdeslam Salah, 33 ans, électromécanicien". Le procès des attentats de 2016 à Bruxelles s'est ouvert mercredi dans la capitale belge, en présence du jihadiste français déjà condamné à la perpétuité incompressible en France pour les attaques du 13 novembre 2015.
Salah Abdeslam, barbe fournie et gros pull foncé, s'est contenté de décliner son identité à la demande de la présidente de la cour d'assises, lorsque l'audience s'est ouverte peu après 09H45 (08H45 GMT).
Un seul accusé, le Suédois d'origine syrienne Osama Krayem, a refusé de se lever lors de l'appel et de prononcer le moindre mot à l'adresse de la cour.
Ils sont neuf accusés à ce procès, sept dans le box et deux comparaissant libres. Un dixième homme, Oussama Atar, est jugé par défaut car présumé mort en Syrie.
Cette première journée est consacrée à l'appel des citoyens qui formeront le jury.
A l'inverse de la France où ils sont soumis à une cour d'assises spéciale (uniquement composée de magistrats), les crimes "terroristes" sont encore jugés en Belgique par 12 citoyens tirés au sort pour assister trois magistrats professionnels.
Exceptionnellement 36 sièges seront réservés à ce jury pour l'intégralité des débats: il y aura 12 jurés titulaires et 24 suppléants susceptibles de pallier d'éventuelles absences.
Les attentats-suicides de Bruxelles, perpétrés par la cellule jihadiste déjà à l'origine des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), avaient fait 32 morts et des centaines de blessés le 22 mars 2016 à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles.
- Un jury de taille inédite -
Ce sont les pires attaques subies par la Belgique en temps de paix, et six ans et demi après le procès s'annonce comme le plus grand jamais organisé devant une cour d'assises belge.
Les attentats, revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont été perpétrés quatre jours après l'arrestation - le 18 mars à Molenbeek, une commune de la région de Bruxelles-Capitale - de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos parisiens de novembre 2015. Les enquêteurs ont rapidement conclu qu'un seul et même groupe était derrière ces actes.
Au total, six des 10 accusés ont déjà été condamnés, la plupart très lourdement, dans le procès-fleuve, achevé en juin à Paris, portant sur le 13 novembre 2015.
"Je ne m'attends pas vraiment à beaucoup de réponses", dit à l'AFP Sandrine Couturier, partie civile qui compte venir faire face aux accusés. "Mais j'ai envie de me confronter à ce que l'être humain est capable de faire, il faut que j'accepte que tout le monde n'est pas bon".
Présente sur le quai du métro Maelbeek au moment de l'explosion dans une rame, cette directrice d'association souffre encore de stress post-traumatique. Des "pertes de mémoire" et "problèmes de concentration" qui resurgissent à l'approche du procès, explique-t-elle.
Les épisodes d'anxiété, voire de dépression, sont encore très fréquents pour les rescapés et témoins que l'AFP a pu interroger. Plusieurs ont aussi décrit leur pénible combat pour obtenir des assurances la prise en charge des soins médicaux.
"Les victimes ont été abandonnées à leur sort par l'Etat belge", a dénoncé un collectif représentant près de 300 parties civiles.
Ce collectif, Life4Brussels, avait déjà exprimé sa colère fin septembre à l'annonce du report du procès en raison d'un box des accusés non conforme au droit européen.
L'équipement initialement prévu, un box compartimenté en cellules individuelles vitrées, avait suscité un tollé du côté de la défense. Il a dû être démonté et remplacé, ce qui a entraîné un retard de près deux mois.
La désignation de 36 jurés est inédite en Belgique. L'objectif est de respecter absolument ce nombre de 12 citoyens pour assister les trois magistrats au moment de délibérer sur le verdict. Sous peine de devoir invalider toute la procédure.
Par précaution, face au risque d'un nombre élevé de dispenses (déjà "339" avant le procès), environ 600 citoyens ont été convoqués mercredi pour le tirage au sort, selon la cour d'appel.
Après la formation du jury, prévue sur une seule journée, les débats doivent débuter lundi prochain.
J.Saleh--SF-PST