-
Ligue des champions féminine: le Paris FC arrache un bon point contre Arsenal
-
Portugal: Cristiano Ronaldo claque la porte de la Seleçao et provoque un psychodrame
-
Boxe: Fury et Joshua tout sourire avant la bataille
-
Wall Street clôture sans direction claire après l'inflation américaine
-
Pour la fête de Souccot, des Israéliens défilent en Cisjordanie entre des colonies reconstruites
-
Avec le rachat de la Plenitude Arena, Live Nation s'offre la plus grande salle d'Europe
-
Scandale financier en Turquie: les avoirs d'une ex-ministre gelés
-
Blocus des lycées : le mouvement s'étend, une "plateforme de concertation" bientôt lancée
-
Londres annonce la fin de l'accord d'échange de migrants entre la France et le Royaume-Uni
-
Les collectivités dénoncent une potion amère de plus de 5 milliards d'effort budgétaire
-
Le groupe CMA Media renonce à vendre les chaînes BFM locales
-
Foot: les Mancuniens sous le choc après le verdict contre City
-
Cancer du sein: plusieurs mesures pour améliorer l'accès et l'offre de dépistage
-
La remise à l'Allemagne de "Gino", "antifa" albanais, entérinée par la Cour de cassation
-
La Bourse de Paris sous les 8.000 points, le taux français continue de flamber
-
Bardella accusé d'antisémitisme: Macron enjoint au RN de "clarifier" sa ligne
-
Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première cheffe du gouvernement
-
Ukraine : Moscou cible massivement l'énergie, Kiev de nouveau endeuillé
-
Rafles à Marseille en 1943: la justice reconnaît des "crimes contre l'humanité"
-
Macron et Sanchez font front commun pour un budget de l'UE "ambitieux"
-
Vol flydubai: Netanyahu accuse l'un des pilotes d'avoir voulu provoquer un crash
-
Corée du Sud : un requin égaré devient la mascotte de Busan
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne au 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
ATP 500 de Tokyo: Fils gagne sau 1er tour et s'explique sur ses problèmes d'inscription
-
Manchester City: Guardiola assure être "derrière" son ancien club, accusé d'infractions financières
-
Chaos à bord d'un vol pour Tel-Aviv après une possible tentative d'attaque-suicide
-
Dangote pose au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Le Parlement roumain rejette un troisième candidat au poste de Premier ministre
-
WRC: en Sardaigne, trois candidats pour un premier titre et une dernière
-
Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment
-
Brandt : près de la moitié des salariés des usines ont retrouvé un emploi
-
Pluie diluvienne sur le Gard et l'Hérault, en vigilance rouge
-
Foot: de Mbappé à Lamine Yamal, une campagne pour le Ballon d'Or "inédite"
-
Ligue des champions féminine: premier test pour Lyon, encore un choc pour le PFC
-
Blocus des lycées: la mobilisation continue, appel à un "acte deux" jeudi
-
Un avion à destination de Tel-Aviv dérouté, les pilotes blessés après une possible bagarre
-
Lecornu agite le chiffon rouge d'une crise financière avant un budget de "redressement"
-
Andy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour du Royaume-Uni dans l'UE
-
Sécu : le gouvernement veut "diviser quasiment par deux" le déficit en 2027, dit Farandou
-
Marathon: "Je sais qu'il est possible de courir sous 1h59", estime Sabastian Sawe
-
Macron annonce un dernier sommet Choose France en janvier, avant son départ
-
Intempéries: deux départements du Sud en vigilance rouge pour pluie-inondations
-
La Bourse de Paris décroche en Europe comme la France
-
Sénat : Gérard Larcher, l'insubmersible homme du contre-pouvoir à l'épreuve du RN
-
L'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024
-
Les cosmétiques, un luxe plus accessible qui résiste à la crise
-
Pensions, âge de départ, déficit: les retraites en chiffres
-
Indonésie: à Bornéo, un groupe de femmes lutte contre le feu et le sexisme
-
Dangote va poser au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Allemagne: chômage stable en septembre, la relance automnale reste poussive
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
En trente ans, Julien Curdy a abandonné les engrais de synthèse, réduit les pesticides et renforcé la protection de ses prairies, situées aux alentours de la source d'Evian. L'exigence des minéraliers et l'accompagnement financier de Danone lui ont permis de "passer ces caps".
La protection des captages d'eau potable, notamment en adaptant les pratiques agricoles sur les aires d'alimentation, a entraîné des crispations ces dernières années entre le monde agricole et les collectivités chargées de préserver la ressource en eau face aux pollutions (pesticides, PFAS, métaux lourds, etc.). Des tensions cristallisées dans la loi d'urgence agricole.
Pour les eaux minérales naturelles, qui ne peuvent pas être traitées comme l'eau du robinet, la protection est un sujet ancien.
"Danone a choisi le modèle de partenariat avec le monde agricole et les collectivités", avec une adaptation progressive des pratiques, sans conflit ouvert, selon Cathy Le Hec, directrice des sources d'eaux minérales du groupe.
"Le risque de polluants anthropiques d'origine agricole a été identifié dès 1971 par les minéraliers sur le terrain, et confirmé par le rapport ministériel Hénin de 1979, mais n'a pas été suivi d'évolution réglementaire pour la protection des gisements d'eau minérale naturelle", écrit Guillaume Pfund, qui a soutenu une thèse sur l'exploitation de l'eau minérale.
Les minéraliers ont mis en place différentes stratégies: achat des terres agricoles sur l'impluvium, cette zone où s'infiltre l'eau de pluie qui finira par atteindre la source, partenariats ponctuels avec les agriculteurs ou, dans le cas de Danone à Evian (Haute-Savoie), la création en 1992 d'une association, l'Apieme, qui réunit entreprises, collectivités, ONG et des dizaines d'agriculteurs qui exploitent 60% des 35 km² de l'impluvium.
- Risque nitrates -
A partir de 1984, les quotas laitiers européens ont forcé beaucoup d'agriculteurs locaux de la génération du père de Julien Curdy à abandonner leur deuxième travail à l'usine d'embouteillage d'Evian pour agrandir leur ferme.
Avec l'augmentation du nombre de vaches, le volume des effluents du bétail a explosé et les agriculteurs ont pris l'habitude de les épandre à proximité de leur ferme - "car ça coûtait moins cher que d'aller plus loin" - ou de les enfouir sur quelques parcelles, où la concentration en nitrates a explosé, explique l'agriculteur.
Face au risque de voir les nitrates, contenus dans les fertilisants, polluer l'eau, qui s'infiltre au niveau des prairies avant d'entamer un voyage de quinze ans dans la roche pour atteindre la source Evian, la première action de Danone, qui finance l'Apieme aux deux tiers, a été d'aider financièrement les agriculteurs à épandre à plus de 3 km.
S'est ensuite posée la question de l'odeur du lisier, pour la population en croissance mais aussi pour les vaches pâturant dans les prairies ainsi fertilisées.
Un projet de méthaniseur financé à 60% par l'Apieme et alimenté par les effluents permet depuis 2016 de produire un digestat fertilisant sans odeur. Ce qui a permis d'abandonner presque totalement les engrais de synthèse.
La réflexion continue. Pour le désherbage, "sur le bidon, c'est écrit un litre par hectare, mais c'est dans le pire des cas", précise Julien Curdy. Avec le soutien de l'Apieme, les agriculteurs formés ont réduit les doses.
- Exemple à suivre -
Il y a quelques mois, leur coopérative a évalué le coût d'un passage à l'agriculture biologique. Les agriculteurs n'ont pas assez d'hectares de céréales pour rentabiliser une machine de désherbage mécanique, mais "la réflexion est ouverte", affirme l'éleveur.
D'autant que l'Apieme les a déjà accompagnés quand ils ont investi dans un semoir de précision afin d'éviter le labourage intensif, dans une nouvelle fromagerie destinée à la coopérative pour soutenir leurs revenus et quand ils ont expérimenté de nouvelles cultures, comme le sorgho, plus résistantes à la chaleur pour compenser les années de sécheresse dans les prairies.
Aujourd'hui, 93% des surfaces agricoles de l'impluvium de la source Evian sont exploitées sans pesticides ni engrais de synthèse, se félicite Cathy Le Hec. Les "polluants émergents et le changement climatique" restent des défis, mais le modèle à Evian a convaincu les agriculteurs autour des autres sources du groupe Danone d'adapter leurs pratiques. "L'eau minérale est un accélérateur de leur adaptation", selon la dirigeante.
Sur sa ferme, Julien Cordy recycle des bouteilles d'Evian en abreuvoir à lapins. Mais l'eau vient du réseau et non de la source qui coule à quelques mètres du clapier.
L.AbuTayeh--SF-PST