-
L'Assemblée suspend ses travaux pour les municipales, sans terminer le projet de loi fraudes
-
Ligue 1: Pierre Sage "déçu du résultat mais fier de la réaction" des Lensois à Strasbourg
-
Ligue 1: maladroit, Lens perd encore des points à Strasbourg
-
Drone russe près d'un porte-avions français : "provocation ridicule" selon Paris
-
Venezuela: un candidat à la présidentielle veut participer à une transition
-
Greenpeace menacée de ruine après une défaite judiciaire à 345 millions de dollars aux Etats-Unis
-
Israël: la Cour suprême accorde un sursis aux ONG humanitaires menacées de devoir quitter Gaza
-
Wall Street termine en baisse face aux doutes sur l'IA
-
Cyclisme: Paul Seixas de retour en Ardèche, terre de son premier exploit
-
Trump frustré par l'Iran mais n'a pas pris de décision sur des frappes
-
Milan: un tramway déraille, faisant deux morts et 38 blessés
-
A Milan, le côté sombre de la mode passe inaperçu
-
Gaza: Pour Susan Sarandon, l'Espagne est du "bon côté de l'Histoire"
-
Des employés de Google et OpenAI soutiennent Anthropic face au gouvernement Trump
-
La Nasa bouleverse ses plans de retour sur la Lune après de multiples retards
-
Bill Clinton assure n'avoir rien su des crimes de son ancien ami Jeffrey Epstein
-
Le créateur de Roberto Cavalli rêve en noir
-
Washington appelle son personnel non essentiel à quitter Israël sur fond de menaces américaines contre l'Iran
-
BMW mise sur des robots humanoïdes pour aider ses employés en usine
-
Milan: un tramway déraille, faisant un mort et une vingtaine de blessés (police)
-
Bill Clinton s'explique sur ses liens de proximité avec Epstein
-
L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
-
Le débat sur un hypothétique retour en Espagne de l'ex-roi Juan Carlos relancé
-
Des groupes kurdes basés en Irak voient une opportunité de changement en Iran
-
OpenAI lève 110 milliards de dollars, un record, à une valorisation de 730 milliards
-
BASF supprime des postes à Berlin pour relocaliser en Asie, colère des salariés
-
"Tout le monde est effrayé": à Moscou, hommage restreint à l'opposant Boris Nemtsov
-
Bill Clinton va s'expliquer sur ses liens de proximité avec Epstein
-
Drone à proximité du porte-avions français : "une provocation ridicule", s'il était russe, selon Paris
-
Mercosur: l'UE va appliquer l'accord de façon provisoire au grand dam de la France
-
Wall Street reste inquiète des conséquences du développement de l'IA
-
A la frontière avec le Pakistan, rapatriés afghans et habitants partagent la même angoisse
-
Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty
-
Ligue des champions: Paris retrouve les Blues, énorme choc Real-City
-
Venezuela: embrassades dans la liesse au retour d'un prisonnier politique amnistié
-
Allocations familiales: un coup de rabot pour financer le congé de naissance
-
Maladies rares: réussites scientifiques et incertitudes économiques
-
Le Pakistan bombarde Kaboul et déclare "une guerre ouverte"
-
Au Niger, découverte inédite d'un dinosaure surnommé le "héron infernal"
-
Au Royaume-Uni, Starmer s'en prend aux "extrêmes" après une cuisante défaite électorale du Labour
-
Indonésie: le fils du "parrain de l'essence" condamné à 15 ans de prison
-
Fraude fiscale: le procès en appel d'Adjani renvoyé au 1er avril
-
Laits infantiles: la toxine céréulide repérée chez un bébé, l'Etat accusé de minimiser les risques
-
Cyberattaque dans la santé: les données administratives de 15 millions de Français piratées
-
Municipales: "le sujet de la probité doit être important", prône la directrice de l'Agence française anticorruption
-
Mercosur: l'UE va appliquer l'accord de façon provisoire, contre l'avis de la France
-
Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes"
-
"Une scène de crime": aux Etats-Unis, des dizaines de tombes d'enfants noirs à l'abandon
-
Santé et prévention: l'essor des check-up privés soulève des inquiétudes
-
Le Texas, épicentre de la poussée d'Amazon dans les puces IA
Chaos et désespoir après les pluies torrentielles au Brésil
L'espoir s'amenuise mercredi pour les proches des 21 personnes encore portées disparues après les pluies torrentielles qui ont fait 46 morts dans le sud-est du Brésil, selon un nouveau bilan officiel, tandis que de nombreux sinistrés doivent pratiquement repartir a zéro.
Il est désormais peu probable de retrouver des personnes en vie sous les coulées de boue, ont déclaré à l'AFP les pompiers qui participent aux opérations de sauvetage à Juiz de Fora, ville d'environ 540.000 habitants où de nouvelles précipitations intenses sont prévues jusqu'à vendredi.
Les trombes d'eau d'une ampleur inédite survenues lundi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée dans l'Etat du Minas Gerais.
Les victimes ont perdu la vie dans des inondations, effondrements de bâtiments, coulées de boue et autres glissements de terrain.
"Notre famille est désespérée", confie en larmes à l'AFP Josiane Aparecida, une cuisinière de 43 ans, qui recherche les enfants de sa cousine âgés de 6 et 9 ans ainsi que son compagnon dans les décombres de Juiz de Fora.
Sa cousine était en vie quand les pompiers sont arrivés, mais elle est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital. Le corps de sa tante, qui habitait au même endroit, a déjà été retrouvé.
La maison où vivait cette famille, dans le quartier de Paineiras, a été ensevelie sous la boue.
"Nous peinons à garder espoir, c'est très difficile", déplore-t-elle.
"C'est horrible, c'étaient des enfants adorables, je jouais souvent avec eux. Ça fait deux jours que je ne dors pas, que je ne prends pas de douche, mais je vais rester ici jusqu'à ce qu'on les trouve", a renchéri son mari, Rafael David Gerardo, 44 ans, venu avec une pelle pour porter main-forte aux pompiers.
À quelques pâtés de maisons de là, les sauveteurs ont extrait le corps d'un homme qui, avant de mourir, a réussi à faire sortir sa femme de leur maison lors d'un glissement de terrain, ont rapporté les pompiers à l'AFP.
- Déblayage -
À Uba, ville d'environ 107.000 habitants à une centaine de kilomètres de Juiz de Fora, c'est la crue de la rivière du même nom qui a semé le chaos.
Les rues du centre-ville sont recouvertes d'une épaisse couche de boue, jonchées de détritus, et des commerçants chaussés de bottes s'activent à déblayer leurs boutiques dévastées.
Mannequins de magasins de vêtements, poupées, matelas... toutes sortes d'objets maculés de taches marron sont disposés le long du trottoir.
Felippe Souza Lima, 30 ans, propriétaire d'un magasin de matériel de constructions, s'est rendu compte de l'ampleur du désastre quand il a vu deux personnes se déplacer dans un canoë dans une rue inondée.
"On a perdu plein de choses, c'était le chaos. D'habitude, lors des crues, l'eau déborde un peu près des rives, mais cette fois, ça a touché une grande partie de la ville", raconte-t-il.
- Résignation -
À l'autre bout de la rue, près de la berge où un pont a été détruit par la force de l'eau, Mauro Pinto de Moraes Filho, concessionnaire de 63 ans, observe, l'air dépité, une remorqueuse retirer des voitures flambant neuves rendues inutilisables par l'inondation.
Résigné, il va fermer boutique.
"On peut voir la trace laissée par l'eau, elle est montée à deux mètres. Après un tel désastre, ce serait une folie de dépenser plein d'argent pour reconstruire", affirme-t-il, calculant ses pertes autour de 5 millions de réais (environ 825.000 euros).
Le Brésil a connu ces dernières années plusieurs tragédies liées à des phénomènes climatiques extrêmes : inondations, sécheresse ou encore fortes vagues de chaleur.
En 2024, des inondations avaient frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts, affectant 2 millions d'habitants, l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire moderne du Brésil.
En 2022, une violente tempête avait fait 241 morts dans la ville de Petropolis, dans l'Etat de Rio de Janeiro.
Des experts ont lié la plupart de ces événements meurtriers aux effets du changement climatique.
Y.Zaher--SF-PST