-
A Pékin, Trump revendique des accords commerciaux "fantastiques"
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 24 morts
-
Modi part aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Marc Jacobs change de mains, passant de LVMH au duo américain WHP Global et G-III
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances, Trump revendique ses premiers gains
-
Procès OpenAI: Musk absent, Altman au premier rang pour les plaidoiries finales
-
Etats-Unis: la Cour suprême maintient temporairement l'envoi de la pilule abortive par la poste
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances à Pékin
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle avec les autorités de l'île
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 21 morts
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle en pleine panne électrique massive
-
Discussions "positives" entre Israël et Liban, Trump tente de convaincre Xi sur l'Iran
-
Tennis: Svitolina rejoint Gauff en finale à Rome
-
Real Madrid: Mbappé part au clash avec son entraîneur Alvaro Arbeloa
-
Tennis: Sinner, dans le dernier carré à Rome, s'offre un record de Djokovic
-
Espagne: le Real Madrid s'impose contre Oviedo, Mbappé conspué
-
Les Bourses mondiales saluent la rencontre Xi-Trump
-
Harry et Meghan vont produire un film avec Netflix sur l'Afghanistan
-
Hantavirus: mission scientifique à Ushuaïa sur la piste d'un éventuel rat vecteur
-
Wall Street termine en hausse, poussée par la tech et le sommet Xi-Trump
-
Cuba rétablit lentement le courant dans l'est, mais la situation électrique reste critique
-
La France veut rapidement envoyer en Espagne les orques du Marineland d'Antibes
-
Mondial-2026: la France avec 26 joueurs, sans Chevalier mais avec Risser, Lacroix et Mateta
-
Liban et Israël discutent, Trump tente de convaincre Xi sur l'Iran
-
Euphorie à Wall Street pour l'introduction en Bourse de la start-up de puces Cerebras
-
Royaume-Uni: manoeuvres en cours au Labour pour remplacer Starmer, qui reste "concentré" sur sa tâche
-
Foot: Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
Tour d'Italie: Ballerini dans un jeu de quilles
-
Foot: Carlo Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
La Bourse de Paris profite de l'optimisme autour de la rencontre Xi-Trump
-
Les Bourses mondiales dans le vert après la rencontre Xi-Trump
-
Une femme cheffe de l'ONU? Un enjeu de "justice historique", pour la candidate équatorienne
-
Italie: la princesse Kate achève sa visite en cuisinant des pâtes
-
Toutouccino et macarons: le bar à chiens, nouvelle niche du chic parisien
-
"Journée de Jérusalem" et déferlement de haine anti-Palestiniens dans la Vieille ville
-
Charles III rencontre des victimes d'attaques antisémites à Londres
-
Le paquebot confiné pour une gastro-entérite reste finalement une nuit de plus à Bordeaux
-
Danemark: le reine Margrethe hospitalisée pour un problème cardiaque
-
Les Bourses mondiales dans le vert, optimistes quant à la rencontre Xi-Trump
-
Nouvelle panne électrique massive à Cuba qui se dit "prêt" à examiner une offre d'aide américaine
-
Israël va poursuivre le NYT pour un article "falsifié" sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
-
Face à la Silicon Valley, le Canadien Cohere mise sur une révolution tranquille de l'IA
-
Wall Street confiante au sujet du sommet Xi-Trump
-
Hantavirus: tous les cas contacts testés négatifs en France
-
Liban et Israël renouent avec les discussions à Washington
-
Madonna, Shakira, BTS sur "la plus grande scène du monde" à la finale du Mondial de foot
-
Démission du ministre de la Santé de Starmer, potentiel rival à Downing Street
-
Tennis: 32e victoire consécutive en Masters 1000 pour Sinner, nouveau record
-
Le paquebot confiné mercredi pour une gastro-entérite va quitter Bordeaux
-
Quand l'Inde nourrit discrètement la crise des opioïdes qui sévit en Afrique de l'Ouest
Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique
Pas d'agriculture sans eau", martèlent les agriculteurs, au début d'un siècle sous la pression du changement climatique qui verra les ressources aquifères diminuer et les coûts liés à la dépollution augmenter.
Tour d'horizon des pratiques et enjeux en France, première puissance agricole européenne.
Les usages de l'eau
En France métropolitaine, 31 milliards de m3 d'eau douce sont prélevés par an pour tous les usages. Le volume réellement consommé, non restitué aux milieux aquatiques, est estimé à 4,1 milliards de m3 en moyenne (entre 2010 et 2020), selon les données officielles.
L'agriculture prélève moins que d'autres secteurs mais consomme 80% de ses prélèvements - une tomate est composée à 90% d'eau, une betterave à 70%.
Elle est donc la première activité consommatrice d'eau avec plus de 2 milliards de m3, soit 58% du total, devant l'eau potable (26%), le refroidissement des centrales électriques (12%) et les usages industriels (4%).
Seule 7% de la surface agricole utile est irriguée.
Une ressource plus rare, source de tensions
Le président du Haut conseil pour le climat Jean-François Soussana alertait en janvier sur "une tension croissante entre la quantité d'eau réellement utilisable", en recul avec le réchauffement climatique, et des "besoins (qui) vont s'accentuer, y compris pour l'irrigation".
En 2023, le président Emmanuel Macron avait présenté un "plan de sobriété" sur l'eau, épargnant largement les agriculteurs, quelques jours après des affrontements lors d'une manifestation contre une retenue d'eau artificielle - qualifiée de "méga-bassine" par ses opposants - à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres.
Le gouvernement a réaffirmé depuis son soutien au stockage de l'eau, réclamé par les syndicats agricoles FNSEA ou Coordination rurale, tout en le conditionnant à "des changements de pratiques significatifs".
La loi Duplomb, adoptée à l'été, vise notamment à faciliter la construction d'ouvrages de stockage de l'eau, sans imposer aucun engagement dans la transition.
Les types de prélèvement sont la retenue collinaire, alimentée par les eaux de ruissellement, le barrage, alimenté par un cours d'eau, jusqu'aux réserves de substitution ou "bassines", déconnectées du réseau hydrographique et remplies essentiellement par pompage de la nappe phréatique.
Nécessaire adaptation
Alors qu'entre 2010 et 2020, les surfaces irriguées en France ont augmenté de 15%, une combinaison de solutions est mise en avant.
L'institut Inrae plaide notamment pour une irrigation via un système de "goutte-à-goutte", qui permet des économies d'eau de 10 à 30% pour les grandes cultures et de 20 à 35% pour l'arboriculture.
Le changement des pratiques est mis en avant: introduction de haies pour lutter contre l'érosion et préserver l'humidité du sol, moins labourer ou diminuer les surfaces de maïs irrigué, qui ne consomme pas plus d'eau que le blé mais en réclame en été quand elle est la plus rare.
La réutilisation des eaux usées traitées - qui représente environ 1% des eaux usées en France contre 15% en Espagne -, pourrait aussi être un levier pour certaines cultures à forte valeur ajoutée, comme les agrumes, le maïs irrigué ou la luzerne, selon l'institut Terram.
Pesticides et dépollution de l'eau
En 40 ans, 14.000 captages d'eau ont disparu en France, à 41% du fait de pollutions agricoles (pesticides, engrais), avec pour conséquence une augmentation du prix de l'eau potable, liée au coût de son traitement, selon Harold Levrel, professeur d'économie au Muséum d'histoire naturelle.
"On estime qu'on est autour d'un milliard d'euros de dépenses par an" pour traiter l'eau, avec des systèmes complexes de filtration utilisant "des charbons actifs importés de Chine ou des Etats-Unis", relève-t-il.
Cette dépollution est financée par les consommateurs via leur facture d'eau. Entre janvier 2023 et septembre 2025, sur l'indice du prix de l'eau publié par l'INSEE, "on a vu une augmentation de 16%, ce qui est énorme", pour Olivier Andrault, de l'UFC-Que Choisir.
Cette ardoise est appelée à gonfler pour "maintenir le niveau de dépollution requis par la réglementation, avec les nouveaux résidus de pesticides recherchés", souligne-t-il.
En France, s'applique théoriquement le principe "préleveur-pollueur-payeur", selon lequel le prélèvement de l'eau et les rejets polluants qu'il engendre doivent donner lieu à une contribution financière proportionnelle à l'impact environnemental causé, rappelle une note récente du Conseil d'analyse économique.
Alors que l'agriculture constitue une source majeure de pollution de l'eau, "on s'aperçoit que les redevances pour prélèvement d'eau sont essentiellement payées par les usagers domestiques", indique à l'AFP l'économiste Stéphane Saussier, co-auteur de cette étude.
Q.Bulbul--SF-PST