-
A Washington, la diplomatie du minerai
-
Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée
-
Les députés votent sur l'avenir des barrages français
-
Ukrainiens, Russes et Américains se retrouvent à Abou Dhabi pour négocier la paix
-
Venezuela: des milliers de partisans de Maduro dans la rue pour réclamer son retour
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe
-
Trump et Petro trouvent un terrain d'entente
-
Deschamps et les médias: "accepter la critique" et "faire passer un message"
-
Les Etats-Unis tournent la page de la paralysie budgétaire
-
Coupe du Roi: le FC Barcelone premier qualifié pour les demies
-
Coupe de France: un peu de réconfort et un quart de finale pour l'OM
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par "un commando de quatre personnes" chez lui
-
Le président de la Colombie affirme que Trump a accepté de jouer les médiateurs avec l'Equateur
-
Wall Street en recul, pénalisée par la tech
-
Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, tué par des hommes armés (conseiller)
-
En Finlande, les doutes affleurent après le contrat de fourniture de brise-glaces aux Etats-Unis
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, est mort
-
Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire
-
Affaire Epstein : la police londonienne ouvre une enquête criminelle visant l'ex-ambassadeur Peter Mandelson
-
Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées
-
L'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux sur les réseaux sociaux
-
Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty
-
Procès RN: cinq ans d'inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen
-
Trump reçoit discrètement le président colombien
-
Prêt-à-porter enfant: le groupe IDKIDS (Okaïdi) placé en redressement judiciaire
-
La fin de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis attendue au Congrès
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, en pleine semaine de résultats d'entreprises
-
Le constructeur de véhicules électriques chinois BYD prévoit un modèle spécifique pour l'Inde
-
Trump reçoit le président colombien pour amorcer un dialogue
-
Affaire Epstein : l'ex-ambassadeur Peter Mandelson quitte la Chambre des Lords
-
Les Etats-Unis misent sur un Venezuela "démocratique", selon la cheffe de leur mission diplomatique
-
"Production, préservation, protection": Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit invoque des rapports consentis
-
Une professeure entre la vie et la mort, poignardée par un collégien en classe dans le Var
-
Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron
-
Abiy accuse l'Erythrée de "massacres" durant la guerre au Tigré, "mensonges" selon Asmara
-
Ski: Lindsey Vonn confirme qu'elle participera aux JO-2026 malgré sa blessure
-
Une professeure poignardée par un collégien en classe dans le Var, son pronostic vital engagé
-
La Colombie extrade un criminel vers les Etats-Unis peu avant une rencontre Petro-Trump
-
TikTok, X, Kick ou Telegram: ces plateformes visées par la justice française
-
Le rappeur Doums condamné à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales
-
"Concentrons-nous" sur le sport, cap fixé par Coventry au CIO
-
Procès RN: l'accusation dénonce la "stratégie de délégitimation" et va requérir des peines d'inéligibilité
-
Emus aux larmes, de premiers Palestiniens de Gaza rentrent d'Egypte
-
La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH
-
Dans les campagnes indiennes, les premières révolutions de l'IA
-
Affaire Epstein: l'UE va examiner si Peter Mandelson a enfreint ses règles
-
Ryanair condamnée en Belgique pour des pratiques commerciales "illicites"
L'affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur en France, une première en Europe
Un jean de mode ultra-éphémère à "5.178 points d'impact" contre "1.428 points d'impact" pour son homologue Made in France: l'affichage du coût environnemental des vêtements entre en vigueur ce mercredi en France, une première en Europe.
Il est déjà déployé par quelques marques soucieuses de produire responsable.
Dans sa boutique du Marais, un quartier du centre de Paris, le fondateur de la marque 1083 épingle une affiche présentant les scores environnementaux de ses jeans. "Notre enjeu, c'est de populariser cet affichage et que les politiques ne puissent plus faire autrement que de le défendre", explique à l'AFP Thomas Huriez, qui a commencé à déployer cet affichage avant l'entrée en vigueur du dispositif.
Celui-ci n'est pas contraignant: prévu dans la loi Climat et Résilience (2021), il devait être obligatoire dès 2024 mais n'est finalement que volontaire, afin de laisser l'Union européenne boucler ses travaux sur l'élaboration d'un futur affichage environnemental obligatoire, et de ne pas, ainsi, imposer le cadre français avant la copie européenne.
L'affichage français se présente sous la forme d'un score à points: plus le nombre est élevé, plus l'impact environnemental est important.
Il est notamment calculé selon la consommation en eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, les possibilités de recyclage ou réparation, le volume de fibres microplastiques rejetées lors du lavage et un "coefficient de fast fashion" qui prend en compte les volumes de production.
- Améliorer la note -
Mais comment calculer ce score avec des chaînes d’approvisionnement concentrant énormément de fournisseurs, souvent de plusieurs pays, pour un seul vêtement ?
Pour 1083, rien de plus aisé: les jeans sont tissés, coupés et confectionnés en France. "On n'a pas 100 fournisseurs à appeler", assure M. Huriez, précisant que la marque travaille avec trois teinturiers, deux en France, un en Italie. Et que le coton bio vient de Tanzanie, le lin et la laine de France.
"On a construit cette marque-là pour tout maîtriser" dès son lancement en 2013, souligne le dirigeant d’entreprise.
Cyrillus, enseigne française de prêt-à-porter pour la famille, a elle aussi devancé l'appel.
"Notre idée, c'est d'améliorer notre note", témoigne la responsable qualité et RSE Amandine Devienne, "mais c'est tellement multifactoriel que ce n'est pas simple". Parmi les pistes envisagées, réduire l'impact du transport des marchandises, introduire davantage de cotons bio ou simplifier la composition des vêtements pour faciliter le recyclage.
La plupart de ces marques volontaires, soutenues par l'application Clear Fashion qui note l'impact environnemental et social des vêtements selon un code couleur du vert au rouge et une note sur 100, affichent ce calcul en parallèle du nouvel éco-score souhaité par les autorités. Ces informations sont disponibles en magasins via un QR code sur l'étiquette ou en ligne sur les fiches produits.
- L'argent, le nerf de la guerre -
Être éco-responsable et rentable n'est pas contradictoire, prouvent ces deux marques.
Par ailleurs, les produits ne sont pas forcément plus chers: un jean 1083 coûte entre 100 et 150 euros, comme n'importe quel autre jean de marque, et Cyrillus "a des marges un peu moins élevées que le reste du marché" pour ne pas répercuter le coût de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) sur les produits, révèle à l'AFP son directeur Hervé Bailly.
Convaincu de la pertinence de l'affichage environnemental, le Slip Français regrette "qu'aucune aide" du gouvernement ne soit attribuée pour aider les marques.
La marque Made In France chiffre elle à 100.000 euros l'investissement qu'elle doit faire pour noter avec l'éco-score 1.000 de ses références.
Entre 2025 et 2026, plusieurs dizaines de marques devraient avoir adopté le dispositif, estime le cabinet de la ministre de la Transition écologique, interrogé par l'AFP.
Adopter l'affichage éco-score n'est cependant pas sans risque pour les marques volontaires.
Elles doivent déclarer leurs données en prévision d'éventuels contrôles de la Répression des Fraudes, ont encore précisé les équipes d'Agnès Pannier-Runacher.
"C'est souvent présenté comme un outil pour le consommateur mais c'est aussi un outil pour les producteurs, un levier pour les guider dans leurs efforts d'éco-conception", juge le ministère.
O.Mousa--SF-PST