-
La forêt de Fontainebleau rouvre, les grimpeurs renouent avec leurs "bonnes vieilles habitudes"
-
Aux abords de Kinshasa, stopper Ebola sur le fleuve Congo
-
Un navire sud-coréen part vers l'Europe par la route maritime de l'Arctique
-
F1/GP des Pays-Bas: Russell enlève le sprint et Mercedes creuse l'écart au Championnat
-
Attaque à l'épée en Suède: la personne décédée est une élève de 17 ans
-
L'Indonésie va déployer des centaines de soldats pour lutter contre les incendies à Bornéo
-
F1: dernier tour de piste à Zandvoort sous une marée humaine orange
-
Quatre morts en Ukraine et trois en Russie après de nouvelles frappes
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier, premier Français en finale du simple messieurs
-
Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés par des jihadistes dans le centre du pays
-
La Corée du Nord accuse le Japon de préparer une "guerre d'agression"
-
Dans les marais d'Harchies, conflit de voisinage franco-belge autour de la chasse au gibier d'eau
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras a du plomb dans l'aile
-
Nucléaire: feu vert aux travaux préparatoires des futurs réacteurs EPR2 à Gravelines
-
"Emily in Mykonos": la jet-set et Hollywood vendent le tourisme grec aux Américains
-
Aux Etats-Unis, des terres rares extraites d'anciennes mines de charbon
-
Une voie ferrée ne menant nulle part : symbole des efforts solitaires de réconciliation de Séoul
-
Des mines du Maroc aux champs européens, le défi d'engrais moins chargés en cadmium
-
Au Soudan, le phénomène El Niño assèche les rives du Nil et menace les cultures
-
Au nom de l'érosion côtière, des restaurateurs sommés de rendre les clés
-
Tour d'Espagne: Bisiaux, Roglic, Van Aert... cinq coureurs à suivre
-
Faute d'accord, le Canada subit de nouveaux droits de douane américains punitifs
-
Pérou: évacuation de plus de 600 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Un navire sud-coréen sur le départ pour la route maritime de l'Arctique
-
L'heure tourne mais toujours pas d'accord commercial entre les Etats-Unis et le Canada
-
Ukraine : frappes russes meurtrières sur un centre commercial en plein jour
-
Trump, pressé de faire baisser les prix, lève temporairement les taxes sur le boeuf importé
-
Pérou : évacuation de plus de 300 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Ligue 1: sans recrue mais avec sérieux, l'OM débute parfaitement
-
Athlétisme: Audrey Werro enchaîne à Lausanne, Shericka Jackson se blesse
-
Wall Street termine une semaine mitigée sur une note positive
-
Ukraine : au moins 19 morts et plus de 130 blessés dans des frappes russes
-
L'attaque à l'épée dans un lycée en Suède fait un mort et trois blessés
-
Foot: les Girondins au bord du précipice après leur relégation confirmée en justice
-
Bolivie : le président Paz contraint de limoger son ministre de l'Economie en pleine crise
-
Meghan bientôt de retour au Royaume-Uni, malgré les blessures passées
-
Ukraine: au moins 18 morts et plus de 120 blessés dans des frappes russes
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe annonce "la fin de sa carrière sportive" (réseaux sociaux)
-
Sous pression avant les élections, Trump réduit les taxes sur du boeuf importé
-
En Champagne, le défi des vendanges ultra-précoces cette année
-
Le méga-zoo Vantara du fils d'un magnat indien annonce un changement de cap
-
Des dizaines de milliers de préservatifs "non conformes" vendus en France ces derniers mois
-
Harry et d'autres célébrités contraintes de verser 9,5 millions de livres au Daily Mail
-
Attaque à l'épée dans un lycée en Suède: au moins trois blessés
-
Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux
-
La Bourse de Paris met fin à huit séances de baisse consécutives
-
Entre William et Harry, une réconciliation toujours hors d'atteinte
-
Influenceuse tuée dans le Gard : le suspect est un homme au lourd profil judiciaire
-
La forêt de Fontainebleau, en partie ravagée en juillet par le feu, rouvre au public samedi
-
Bronchiolite des bébés: deux traitements préventifs mieux remboursés
Pour les Afghans, après les inondations, la soif
"Nos puits sont remplis de boue: pour boire, on doit laisser nos seaux décanter", raconte Nawroz, un mois après les crues qui ont ravagé sa province du nord de l'Afghanistan où humanitaires et habitants redoutent désormais déshydratation et épidémies.
"On remplit nos seaux de cette eau sale et on laisse les dépôts tomber au fond avant de l'utiliser. Sans ça, on n'a rien à boire", explique à l'AFP cet Afghan de 46 ans dans son village de la province de Baghlan.
Autour de lui, dans un paysage de désolation où des trous béants se sont ouverts là où avant se tenaient des maisons emportées par les crues subites, des familles remplissent des bidons de cette eau saumâtre.
En temps normal, dans le pays meurtri par quatre décennies de guerre et qui se débat aujourd'hui avec des crises économique, humanitaire et climatique, près de 80% des plus de 40 millions d'habitants n'ont pas un accès suffisant à l'eau potable, selon l'ONU.
- Réservoirs et tuyaux détruits -
Les récentes crues ont aggravé la situation.
En mai, au moins 480 Afghans, selon l'ONU, pour beaucoup des femmes et des enfants, ont été fauchés par ces torrents de boue qui ont brusquement déferlé sur le nord et l'ouest du pays, l'un des plus pauvres au monde et l'un des plus vulnérables au changement climatique aussi.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait fin mai que 60.000 personnes avaient été affectées par ces inondations : des milliers de maisons ont été détruites ou endommagées, des milliers d'hectares de cultures ont été inondés, des troupeaux entiers ont disparu...
Aujourd'hui, "les problèmes les plus graves sont le manque d'eau et d'abris", affirme à l'AFP Sher Agha Chahrani, durablement marqué par les terribles heures du vendredi 10 mai, quand son village a soudainement été submergé de boue.
Le réservoir d'eau et le réseau de tuyaux qui alimentaient toutes les familles des alentours ont été "détruits et emportés par les crues", raconte-t-il.
A travers la province de Baghlan, 14 réseaux d'alimentation en eau et près de 300 points de pompage d'eau ont été endommagés ou détruits, indiquait récemment un responsable des autorités talibanes à la presse locale.
Mais près d'un mois plus tard, "rien n'a été mis en place pour trouver une solution durable", accuse M. Chahrani.
- Enfants malades -
"Les inondations provoquent des dégâts matériels mais elles contaminent aussi les puits" lorsqu'ils résistent, explique à l'AFP Daniel Timme, porte-parole de l'Unicef.
Les familles rescapées ont bien accès à ces points d'eau, "mais elles ne peuvent pas s'en servir car ils sont remplis de boue ou contaminés par des bactéries", affirme-t-il, de retour de Baghlan où il décrit un paysage "couvert de boue, de déchets et d'animaux en décomposition".
"L'odeur est insupportable", abonde Barakatullah, un habitant de Dasht-e Fouloul où les parents, dit-il, s'inquiètent d'une hausse des cas de diarrhées chez les enfants.
"Si le problème de l'eau potable n'est pas réglé, on va avoir une autre crise et des épidémies", s'inquiète-t-il.
Pour le moment, l'Unicef achemine chaque jour 500.000 litres d'eau aux zones sinistrées --de quoi assurer 15 litres par personne, soit le minimum établi par l'ONU pour la survie.
"Mais si des fois, cela suffit, d'autres jours, ce n'est pas assez", estime Rahim Abdul Jamil, du village de Goul Dara Chikha dans la province occidentale de Ghor également touchée par les crues subites.
Cet instituteur dit d'ailleurs déjà constater une recrudescence des épisodes de fièvre ou des problèmes respiratoires parmi ses élèves.
"L'absence d'eau potable crée de gros problèmes : mes enfants et ceux des voisins sont déjà tombés malades", dit-il à l'AFP.
Et ce, dans un pays où le "système de santé est déjà dépassé", rappelle l'OMS.
X.Habash--SF-PST