-
SpaceX officialise son entrée en Bourse record pour vendredi
-
Mondial-2026: C'est parti à Mexico
-
Le stade Azteca et Shakira lancent le Mondial-2026
-
Iran: Trump annule des frappes évoquant la possible signature d'un accord imminent
-
Le Real Madrid rappelle José Mourinho, treize ans après
-
Échec pour la vente aux enchères du premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex
-
Mondial-2026: à Mexico, les fans fêtent le football malgré les manifestations
-
"Nous vivons cachés": des immigrés sous le choc après les violences à Belfast
-
Besançon: naissance "rarissime" d'un lémurien menacé
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran, qui le met en garde contre un "bourbier sans fin"
-
Tour Aura: Van Aert, par amour-propre
-
Cyclisme: au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, la folie Seixas
-
Suède: pas de smartphone avant 13 ans, recommande l'agence de santé publique
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré la hausse des taux de la BCE
-
L'arbitre somalien refoulé des Etats-Unis dirigera la Supercoupe d'Europe (UEFA)
-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
-
Le phénomène climatique El Niño a commencé, le pic attendu en fin d'année
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran et de s'emparer de ses sites pétroliers
-
Mort d'Elisa Pilarski: sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis
-
Wall Street ouvre en hausse, profite d'un nouveau rebond de la tech
-
La Mongolie rapatrie des fossiles de dinosaures, au terme d'une bataille juridique de 13 ans
-
"Faux départ" de la consigne du verre, déplore l'ONG Zero Waste
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
-
G7: un sommet sous haute sécurité en France... et en Suisse
-
L'Indonésie "peut gérer" les pressions économiques, objectif de croissance de 8% maintenu (vice-ministre des Finances à l'AFP)
-
Aux Canaries, le pape dénonce "l'indifférence" du monde face au sort des migrants
-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
Au Kenya, l'opiniâtre travail de sauvegarde des rapaces, menacés d'extinction
Délicatement, Simon Thomsett retire le bandage qui entoure l'aile blessée d'un bateleur, un aigle des savanes africaines à courte queue. Il soulève quelques plumes, examine l'oiseau anesthésié. "Le chemin est encore long avant la guérison", conclut-il.
"Il a été blessé dans le (parc de) Maasai Mara, nous ne savons pas comment", explique ce vétérinaire de 62 ans qui dirige le sanctuaire de Soysambu, dans le centre du Kenya.
L'aigle d'un an et demi est arrivé il y a cinq mois dans ce centre où sont soignés une trentaine de rapaces, oiseaux carnivores dont la population est menacée d'extinction en Afrique.
Selon une étude publiée en janvier par le Fonds Peregrine, la population de rapaces a chuté de 90% sur le continent ces 40 dernières années.
En cause: la déforestation ; la pratique des éleveurs qui empoisonnent des carcasses de bétail pour tuer des lions, principal prédateur pour leurs troupeaux, mais qui tuent par effet collatéral vautours et charognards ; la multiplication des lignes électriques, fatales pour les oiseaux qui viennent s'y poster pour repérer des proies.
A Soysambu, des dizaines de pylônes électriques installés ces dernières années balafrent la réserve.
"Aujourd'hui, vous pouvez conduire sur 200 kilomètres sans voir un seul rapace", constate Simon Thomsett, dépité: "Il y a 20 ans, vous en auriez vu une centaine".
Les rapaces peuvent vivre jusqu'à 50 ans mais leur cycle de reproduction est lent, avec un seul oeuf par an, ce qui ne compense pas le déclin de la population.
- "Déjà trop tard" -
"Certaines espèces sont tellement en déclin que peu importe si nous mettons en oeuvre des politiques de protection, elles finiront par disparaître. Il est déjà trop tard", estime Simon Thomsett, qui a dédié sa vie à la préservation des vautours.
Destination touristique majeure d'Afrique de l'Est, le Kenya est réputé pour sa faune et ses safaris.
Mais si les autorités multiplient les efforts pour préserver les animaux emblématiques, comme les lions ou les éléphants, les fonds alloués à la protection des rapaces manquent.
"Il y a tellement de choses qui pourraient être faites, mais nous avons absolument besoin de l'aide, des autorisations et des moyens financiers du gouvernement", plaide Simon Thomsett.
Ni l'agence kényane de préservation de la nature (Kenya Wildlife Service, KWS), ni le ministère en charge de la faune n'ont répondu aux sollicitations de l'AFP.
Les oiseaux de proie souffrent d'une mauvaise réputation. "Les vautours sont considérés comme laids, sales et dégoûtants", souligne Shiv Kapila, qui dirige un autre centre à Naivasha, à une cinquantaine de kilomètres de Soysambu, accueillant 35 rapaces.
"Nous devons convaincre les gens que ce sont non seulement des êtres absolument magnifiques, mais aussi incroyablement utiles" pour l'environnement, poursuit-il, au milieu d'une cage où se côtoient vautours de Rüppell, aux plumage foncé et long cou, et vautours oricou, à la tête au teint rosé.
Certaines espèces, comme les hiboux et les vautours oricou, sont également accusées de porter malheur et prises pour cibles par certaines communautés.
- "Récompenses" -
"L'éducation" est essentielle pour la préservation, plaide Shiv Kapila, dont le centre organise des visites scolaires et se rend dans les communautés pour tenter de faire changer les mentalités.
"On voit des différences", souligne Juliet Waiyaki, vétérinaire de 25 ans.
Mais l'ampleur de la tâche interroge parfois la jeune femme, qui a rejoint le sanctuaire en 2023.
"Est-ce que je fais une différence ? Pour être très honnête, je ne sais pas. Je ne peux pas dire que ça fait une différence de sauver huit vautours alors que 300.000 autres sont morts", lâche-t-elle: "Mais nous faisons notre part du travail".
Au sanctuaire de Naivasha, les rapaces peuvent rester de quelques jours à plusieurs années.
Les membres de l'équipe sont contactés des quatre coins du pays pour secourir des oiseaux de proie blessés.
"Nous les soignons et si c'est possible, nous les relâchons", relate Shiv Kapila, qui s'enorgueillit que 70% de ses pensionnaires sont libérés dans la nature.
Simon Thomsett croit qu'il y a encore "de la place pour l'optimisme": "Des oiseaux (soignés) vivant dans le coin en ce moment viennent me rendre visite. Ces oiseaux n'avaient aucune chance (de survivre) et pourtant ils sont bel et bien vivants aujourd'hui. Il y a des récompenses incroyables. Il y a des grands moments de joie, et des grands moments de peine".
L.AbuAli--SF-PST