-
Ebola: l'épidémie continue de s'étendre en RDC, dit l'OMS
-
"Nous sommes tous des migrants", dit le pape au dernier jour de son voyage en Espagne
-
Séisme aux Philippines: le bilan révisé à 46 morts et 38 disparus
-
David Hockney, un hymne à la vie en couleurs
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Au large de Mayotte, des amas de "glace de CO2" découverts au fond de l'océan
-
"Pas de Suisse à 10 millions": les Helvètes partagés
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: avec Montella, la renaissance de la Turquie s'écrit en italien
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
-
IA, robots et souveraineté numérique au cœur des 10 ans de VivaTech
-
Les trottinettes en libre-service interdites à Bruxelles en 2027
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
-
Macron diplomate, l'intuition inaboutie d'une Europe puissance
-
À Marseille, une "slow fashion week" pour une mode accessible et durable
-
Eva Huault, l'actrice au naturel qui secoue le cinéma français
-
"Une batterie sur roues": en Suède, les voitures électriques d'une copropriété alimentent le réseau
-
En Afrique, les motos électriques inondent le marché, portées par la guerre au Moyen-Orient
-
En Roumanie, la quiétude de Sulina, sur la mer Noire, à l'épreuve de la guerre en Ukraine
-
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
-
A Rangoun, la jeunesse danse toute la nuit pour oublier la guerre
-
À Goussainville, la renaissance d'un village fantôme
-
Trump fête ses 80 ans dimanche avec un combat de MMA à la Maison Blanche
-
Drones, missiles: l'expertise ukrainienne s'impose au salon de défense Eurosatory
-
Combat à la Maison Blanche: les passionnés célèbrent un "essor incroyable" du MMA
-
Le New Jersey ouvre un musée célébrant son héros, Bruce Springsteen
-
Une colonie martienne et des datacenters spatiaux: les folles promesses de Musk aux investisseurs
-
Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné pour l'envoi de drones au Nord
-
Mondial-2026: à 15.000 km de Buenos Aires, un Indonésien fan inconditionnel de Messi
-
Téhéran dit ne pas avoir tranché sur un accord brandi par Trump après l'annulation de frappes
-
Thaïlande: la "princesse Bha", fille aînée du roi, s'éteint à 47 ans
-
Les obsèques de Bernadette Chirac à Paris avant un hommage en Corrèze
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
-
Iran: Trump annule des frappes, assure qu'un "très bon accord" a été trouvé
-
Mondial-2026: Le Mexico ouvre le bal par une victoire à l'Azteca
-
Mondial-2026: le Mexique démarre en beauté à domicile
-
Royaume-Uni: démissions en cascade au ministère de la Défense, Starmer sous pression
-
Mondial-2026: premier entraînement brièvement ouvert à la presse pour l'Iran
-
Wall Street termine en nette hausse, portée par l'Iran et la tech
-
SpaceX officialise son entrée en Bourse record pour vendredi
-
Mondial-2026: C'est parti à Mexico
-
Le stade Azteca et Shakira lancent le Mondial-2026
-
Iran: Trump annule des frappes évoquant la possible signature d'un accord imminent
-
Le Real Madrid rappelle José Mourinho, treize ans après
-
Échec pour la vente aux enchères du premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex
-
Mondial-2026: à Mexico, les fans fêtent le football malgré les manifestations
-
"Nous vivons cachés": des immigrés sous le choc après les violences à Belfast
-
Besançon: naissance "rarissime" d'un lémurien menacé
Déchets nucléaires: les Sages valident le projet d'enfouissement tout en consacrant le droit des générations futures
Le Conseil constitutionnel a consacré vendredi l'obligation de préserver le droit des générations futures à vivre "dans un environnement équilibré et respectueux de la santé", tout en validant le projet controversé de centre d'enfouissement Cigéo des déchets hautement radioactifs à Bure (Meuse), entouré selon lui de suffisamment de "garanties".
Trois ans après avoir jugé que la protection de l'environnement ne s'arrêtait pas aux frontières, les Sages sont allés plus loin, en affirmant "en termes inédits" que "le législateur doit veiller à ce que les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne compromettent pas la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins".
Cette partie de la décision a été saluée comme "historique" par le collectif de riverains et de militants anti-nucléaire (14 associations locales, 7 nationales dont Attac, Sortir du Nucléaire, France Nature Environnement, Greenpeace), à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel.
"Cette décision ne signifie absolument pas que le projet Cigéo, dans sa globalité, est autorisé", estime le collectif, qui reste "optimiste" et déterminé à contester la déclaration d'utilité publique (DUP) accordée par le gouvernement en 2022 à ce projet d'enfouissement jugé "titanesque et extrêmement dangereux".
Avec l'affirmation de ce nouveau principe, les neuf membres du Conseil constitutionnel s'inscrivent dans le sillage d'autres juridictions à l'étranger, "en Allemagne, Colombie et certains Etats des Etats-Unis", observe l'avocat spécialisé Vincent Brenot, associé du cabinet August Debouzy.
"Le principe du droit des générations futures est posé mais très encadré. On peut y déroger si on peut justifier d'un intérêt général, et sa vérification ne commence que lorsqu'on a des atteintes graves et durables à l'environnement", ajoute-t-il.
Lui-même n'est pas partie au dossier Cigéo et défend d'ordinaire des industriels: "Pour les projets non nucléaires, cela ne facilite ni ne complique la tâche mais fournit une grille de lecture qui s'impose à l'Etat et aux politiques sur l'équilibre à trouver entre développement industriel et prise en compte de l'environnement".
- "Adage amérindien" -
"Ce droit des générations futures est une application très mesurée par le Conseil constitutionnel de l'adage amérindien disant qu'on n'est pas propriétaire de sa terre mais qu'on en est juste le gardien pour ses enfants", résume-t-il.
Comparable au dépôt conçu par la Finlande sur l'île d'Olkiluoto pour abriter le combustible usé des cinq réacteurs nationaux, le projet Cigéo pourrait accueillir au moins 83.000 m3 de déchets les plus radioactifs ceux à haute intensité et à vie longue, dans le sous-sol argileux de Bure d'ici 2035-2040.
Il est contesté depuis plus de 20 ans.
Le Conseil constitutionnel en a examiné le processus, étape par étape, tel que prévu par la loi et notamment les verrous posés pour respecter le principe de réversibilité imposé dans le code de l'environnement : durant 100 ans au moins, il faut pouvoir changer de méthode ou récupérer les déchets.
Il en conclut qu'il y a suffisamment de "garanties": dès lors, les dispositions du projet "ne méconnaissent pas" le droit des générations future, et sont "conformes à la Constitution".
L'autorisation de mise en service, dont l'instruction vient de débuter et prendra trois ans, sera limitée à une phase pilote "qui doit permettre de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l'installation, notamment par un programme d’essais in situ", souligne le Conseil constitutionnel.
"Tous les colis de déchets doivent rester aisément récupérables durant cette phase, qui comprend des essais de récupération", dit-il. Quant à la fermeture définitive du site qui empêchera tout retour en arrière, seule une loi pourra l'autoriser, relève-t-il.
Au contraire, soutiennent les opposants, le délai considérable, jusqu'à des centaines de milliers d'années, durant lequel les déchets les plus toxiques doivent être conservés avant que les radiations ne retombent à des niveaux sûrs excède largement 100 ans et hypothèque le droit des générations futures.
Ils soulignent une "atteinte irrémédiable à l'environnement, et en particulier à la ressource en eau".
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue en pleine relance de l'atome voulue par l'exécutif. Ce dernier a fait ce choix, plutôt que de miser exclusivement sur l'éolien ou le solaire, afin de produire davantage d'électricité et remplacer d'autres énergies, émettrices de gaz à effet de serre.
Pour l'heure, le site meusien de l'Andra (Agence nationale pour la gestion de déchets radioactifs) n'accueille qu'un laboratoire scientifique, aucun déchet radioactif n'y est entreposé.
Le 2 septembre, plusieurs centaines de personnes ont encore manifesté pour dénoncer le "passage en force" de l’État.
R.Shaban--SF-PST