-
Netanyahu repart en campagne, dans un paysage politique incertain
-
Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
Bolivie: des milliers de manifestants à La Paz contre le gouvernement, qui envisage l'état d'exception
-
La Bourse de Paris termine en léger recul, entre inflation américaine et Moyen-Orient
-
Mort du sociologue et homme de gauche suisse Jean Ziegler à 92 ans
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs pour égaliser contre New York
-
Lyhanna: ses obsèques vendredi, "la confiance dans nos institutions" en question, selon Macron
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat fond
-
Fibre Excellence: le gouvernement émet des réserves sur le projet de reprise
-
Quais de gare désertés, la SNCF fait le dos rond après la mobilisation des cheminots
-
Les Bourses européennes terminent dans le rouge, entre Moyen-Orient et inflation américaine
-
L’ONU affirme qu’un garçon a été abattu lors d’une manifestation pour les droits des femmes afghanes
-
Lyhanna: pour Macron, "la confiance dans nos institutions" ébranlée
-
SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse
-
Wall Street recule, entre désintérêt pour la tech et inflation américaine
-
SpaceX: Wall Street oscille entre ferveur et doutes avant une entrée en Bourse titanesque
-
Belfast redoute de nouvelle violences, au lendemain d'émeutes anti-immigrés
-
Geste viral "six-seven", échange avec Bad Bunny, blagues sur le foot: quand le pape parle aux jeunes
-
Bosch parie sur les robots humanoïdes pour se relancer
-
Policier non poursuivi pour meurtre dans l'affaire Nahel: la Cour de cassation va se prononcer
-
Une alliance menée par Airbus officialisée jeudi après l'échec d'un avion de combat franco-allemand
-
Ouzbékistan: une première au Mondial-2026 qui consacre l'essor du football
-
Mondial-2026: l'Angleterre, des Lions affamés sous la griffe de Tuchel
-
Mondial-2026 - Groupe L: l'Angleterre veut enfin ramener la Coupe, la Croatie en embuscade
-
Mondial-2026/Groupe K: le Portugal attend son heure, la Colombie veut soigner son retour
-
Mondial-2026: Infantino attendu à la veille du jour-J, sur fond de tensions diplomatiques
-
La Nasa sert-elle des pâtes? L'astronaute italien prépare une mission al dente
-
Le Pakistan mène de nouvelles frappes meurtrières sur l'Afghanistan
-
Mondial et produits dérivés: un jeu simple avec un ballon et à la fin, c'est le commerce chinois qui gagne
-
Un ostéopathe condamné à 17 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles en série
-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération rattrapée par des soupçons d'agressions sexuelles
-
Le suspect de l'attaque de Belfast devant un juge, au lendemain de violences anti-immigrés
-
Indonésie: prison ferme contre des militaires pour une attaque à l'acide contre un militant des droits humains
-
L'Arabie saoudite lance sa nouvelle compagnie nationale Riyadh Air sur fond de guerre au Moyen-Orient
-
Eric Trappier, le Français du "faire seul" qui a fait basculer le Scaf européen
-
Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît
-
"Vallée de l'IA": comment la région Hauts-de-France séduit les investisseurs
-
De l'ADN de mammouth retrouvé dans des excréments congelés d'écureuil
-
À Paris, des musiciens cherchent la formule d'un concert accessible aux malentendants
-
Patrick Bruel présenté à des juges, le parquet requiert sa mise en examen pour viols et son incarcération
-
Côte d'Ivoire: entre précarité et (auto)censure, une fragile liberté de la presse
-
Valeria, une jeune Ukrainienne confrontée au tribut psychologique de la guerre
-
Art, chiffres et frappes: la formule du chef des dronistes ukrainiens
-
De l'immobilier aux centres de données, le pari IA d'un milliardaire de Dubaï
-
Procès Maradona: sa fille dénonce l'irresponsabilité de l'équipe médicale, charge l'accusé principal
-
Policier non poursuivi pour meurtre dans l'affaire Nahel: la Cour de cassation examine des pourvois
-
Les députés américains approuvent 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration
-
La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés
-
Musk vers un triomphe avec SpaceX, malgré une image écornée et des mises en garde
-
Téhéran réplique dans le Golfe après des frappes américaines sur l'Iran
Des volcans ont libéré du CO2 bien après la fin de leurs éruptions
Des zones volcaniques massives ont continué à libérer du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère longtemps après la fin de leur activité en surface, pouvant expliquer la durée de certains épisodes de changement climatique, selon une étude publiée mercredi.
"Nos découvertes sont importantes car elles identifient une source cachée de CO2 dans l'atmosphère à des moments de réchauffement soudain du climat de la Terre, qui a duré bien plus longtemps que ce que nous attendions", explique Benjamin Black, volcanologue de l'Université Rutgers-New Brunswick (États-Unis), qui a dirigé les recherches menées par une équipe internationale de géoscientifiques.
"Nous pensons avoir trouvé un élément essentiel du puzzle sur la manière dont le climat de la Terre a été perturbé, et peut-être tout aussi important, sur la manière dont il s'est rétabli", poursuit M. Black, dans un communiqué de presse accompagnant la publication de l'étude dans Nature Geoscience.
Les "provinces ignées de grande ampleur" (LIP), de vastes régions formées par des éruptions massives de magma sur une courte période géologique, sont associées à quatre des cinq grandes extinctions de masse depuis l'apparition de la vie complexe sur Terre.
Ces éruptions ont émis d'énormes quantités de gaz dans l'atmosphère, notamment du CO2 et du méthane, entraînant un réchauffement climatique global et une acidification des océans.
Il y a 252 millions d'années, à la fin du Permien, une activité volcanique intense dans une de ces LIP, les Trapps de Sibérie, a entraîné le plus sévère épisode de perte de biodiversité de l'histoire de notre planète. Plus de 90% des espèces marines et 70% des espèces terrestres ont disparu.
Effet de serre, concentration élevée de CO2 et perturbations du cycle du carbone ont persisté pendant environ cinq millions d'années, soit environ trois millions d'années au-delà de la période d’activité volcanique.
Ce rétablissement du climat plus lent qu'attendu par les modèles climato-biogéochimiques intrigue depuis longtemps les scientifiques.
Existe-t-il des seuils au-delà desquels les systèmes naturels de régulation du climat commenceraient à ne plus fonctionner ? Et sinon, comment expliquer la durée de ces épisodes bien plus longue que l'activité volcanique les ayant provoqués ?
- CO2 anthropique -
Les auteurs de l'étude ont compilé des analyses chimiques des laves, développé des modèles informatiques simulant la fusion à l'intérieur de la Terre et comparé les résultats avec les archives climatiques conservées dans les roches sédimentaires. Avant d'avancer l'hypothèse que la phase d'activité volcanique de surface ne serait en fait pas la seule à avoir libéré du CO2.
Même lorsque les éruptions ont cessé, la production de magma s'est poursuivie en profondeur, dans la croûte et le manteau terrestre, et a continué à dégazer du CO2, entraînant un réchauffement prolongé du climat.
Si l'hypothèse de cette source "cachée" de dioxyde de carbone est confirmée, cela pourrait signifier que le "thermostat" de la Terre fonctionne mieux que ce que les scientifiques pensaient, avancent les auteurs.
Ce type de volcanisme "ne peut certainement pas expliquer le changement climatique actuel", clarifie toutefois M. Black auprès de l'AFP.
Ce phénomène "rare et exceptionnellement énorme, capable de mobiliser suffisamment de magma pour recouvrir les États-Unis continentaux ou l'Europe d'une couche de lave d'un demi-kilomètre de profondeur" s'est produit pour la dernière fois sur Terre il y a 16 millions d'années, souligne-t-il.
Actuellement, le carbone libéré dans l'atmosphère par tous les volcans de la Terre réunis représente "moins de 1%" des émissions de CO2 liées aux activités humaines, détaille le volcanologue.
"Notre étude suggère que les systèmes de contrôle du climat de la Terre continuent de fonctionner même dans des conditions extrêmes", note M. Black. Ce qui lui "donne l'espoir que les processus géologiques seront capables de retirer progressivement le CO2 d'origine anthropique de l'atmosphère, mais cela prendra tout de même des centaines de milliers à des millions d'années".
Q.Najjar--SF-PST