-
De puissantes vagues font des dégâts en Californie, avant l'arrivée d'une tempête
-
Espagne : la campagne électorale s'ouvre dans l'ombre de Maricarmen
-
Un puissant séisme provoque d'importants dégâts matériels au Panama
-
Trump scelle un accord surprise avec Poutine sur le diesel, Zelensky s'indigne
-
Surfeurs étrangers tués au Mexique: les trois accusés reconnus coupables
-
Des discussions "constructives" entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
-
L'administration Trump jette le doute sur une exécution en direct qui a soulevé l'indignation
-
Trump choisit la commentatrice Maga Katie Zacharia comme porte-parole
-
Un Indien condamné à 20 ans de réclusion pour des sévices sexuels imposés en ligne à des mineures
-
Ligue 1: premier revers pour l'OL, battu par des Lensois retrouvés
-
Un puissant séisme frappe le Panama et provoque des dégâts matériels
-
La pression monte sur le Pentagone pour renoncer à diffuser une exécution en direct
-
Vol flydubai: le copilote omanais planifiait une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv, selon le procureur
-
Wall Street clôture en hausse au terme d'une semaine agitée
-
Soupçons de corruption : le parquet national financier enquête sur les activités de Thales en Azerbaïdjan
-
Les discussions à Miami entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
-
L'acteur Keegan Allen affirme avoir été victime d'un vol à main armée
-
Plateforme internationale d'images intimes volées à 17.000 femmes : deux frères incarcérés à Paris
-
La pression s'intensifie sur le Pentagone pour qu'il renonce à diffuser une exécution en direct
-
Vol flydubai: le co-pilote omanais planifiait une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv, selon le procureur
-
A69: mise en service annoncée début novembre, nouvelle mobilisation ce week-end dans le Tarn
-
Washington annonce sanctionner la CPI, l'UE et le Japon en soutien de la Cour
-
Cyberattaque sur la primaire sociale-démocrate: seulement 20.000 votants à 19H00
-
La décision de l'administration Trump de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation
-
Trump repart à l'attaque contre une responsable de la Fed, convoquée à la Maison Blanche
-
Presse: grève "inédite" dans les neuf journaux du groupe Ebra
-
La Bourse de Paris termine en rebond, mais recul sur la semaine
-
F1: à Singapour, duel Verstappen-Russell pour rafler des points au sprint
-
La Chine accepte de contenir ses exportations de véhicules hybrides vers l'UE, annonce un commissaire européen
-
Wembanyama, Theodora, Squeezie... Ces personnalités qui soutiennent le mouvement lycéen
-
L'Éthiopie et l'Érythrée s'accusent mutuellement d'"agression" sur fond de mouvements de troupes
-
Ni femmes, ni profils "exotiques" : quand l'IA est programmée pour discriminer
-
Livres : les labels "écrit par un humain" se multiplient après des scandales d'usage de l'IA
-
Inde : 20.000 policiers déployés à New Delhi avant une manifestation contre une réforme électorale
-
La décision du Pentagone de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation
-
Au dernier jour d'examen de la loi "intégrale", le RN fait tomber plusieurs mesures
-
Tennis: à bout de forces, Djokovic chute d'entrée à Shanghai
-
Les États-Unis et l'Ukraine mènent des discussions à Miami, les Européens conviés
-
Wall Street repart en avant grâce à la tech
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, mais une "nette décélération" selon l'exécutif
-
WTA 1000 de Pékin: après Gauff, la Belge Mertens s'offre Swiatek et une demi-finale
-
L'ouragan Isaias se renforce en catégorie 3 à l'approche du sud des États-Unis
-
L'Ethiopie et l'Erythrée s'accusent mutuellement "d'agression"
-
L'Iran exclut des négociations avec Washington sous la "pression"
-
Tennis: Novak Djokovic éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Shanghaï
-
Début du premier tour de la primaire sociale-démocrate, ralenti par une cyberattaque
-
Mondiaux de judo: Kaïla Issoufi en finale des -78 kg
-
La Nobel de la paix Navi Pillay, infatigable défenseure des droits humains
-
F1: le Français Victor Martins espère être "dans l'aspiration" pour un volant chez Williams
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution d'un meurtrier de militaires
En Asie centrale, la fonte des glaciers menace toute une région
A près de 4.000 mètres d'altitude au Kirghizstan, la scientifique Goulbara Omorova montre un amas de débris rocheux : "C'était un glacier, mais il a complètement disparu". En Asie centrale, où l'eau manque déjà, la fonte des glaciers menace toute une région.
"Jusqu'à sa fonte il y a trois-quatre ans, c'était un glacier assez imposant, avec de la neige même en plein été", raconte à l'AFP la glaciologue dans le nord du pays, au coeur des montagnes du Tian-Shan qui s'étirent à travers toute l'Asie centrale.
Les glaciers font office de châteaux d'eau cruciaux pour la sécurité alimentaire des Centrasiatiques, alimentant les fleuves notamment durant les mois sans précipitations.
Mais ces réserves vitales d'eau douce s'amenuisent inéluctablement dans cette région aride et enclavée, à des milliers de kilomètres des mers les plus proches.
"Nous mesurons partout la fonte avec nos balises", alerte Mme Omorova.
"Et les glaciers ne peuvent pas se régénérer à cause de la hausse des températures", poursuit l'experte de 35 ans, arrivée après six heures de marche à la plus haute station scientifique d'Asie centrale, modeste mais cruciale pour l'étude - encore insuffisante - des glaciers.
Un peu plus loin, Goulbara Omorova montre le glacier Adygene, qui recule "d'environ 16 mètres chaque année, soit plus de 900 mètres depuis les années 1960".
A l'image de la tendance régionale : entre 14 et 30% des glaciers du Tian-Shan et du Pamir, les deux principaux massifs montagneux centrasiatiques, ont fondu ces 60 dernières années, estime la Banque eurasiatique de développement dans un rapport.
- Moyens insuffisants -
Les données relevées par Mme Omorova sont inquiétantes, alors que 2024 sera probablement l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon les prévisions de l'observatoire européen du changement climatique Copernicus.
"La fonte est bien plus intense que les années précédentes", poursuit la spécialiste, notant déjà une baisse de plusieurs centimètres du niveau de la glace.
Mais les moyens sont insuffisants au Kirghizstan, l'une des plus pauvres ex-républiques soviétiques.
"Nous manquons de matériel de mesure, il n'y a pas assez d'argent pour tout acheminer vers notre station d'observation, où nous n'avons même pas d'électricité", regrette Mme Omorova, appelant à élaborer une loi pour protéger les glaciers.
Sous ses pieds, le glacier Adygene a déjà pris une couleur grisâtre. L'eau de fonte se déverse dans un lac avant de dévaler la montagne dans un torrent tumultueux vers la capitale, Bichkek.
Plus bas dans la vallée - à tout de même 2.200 mètres d'altitude -, les frères scientifiques Erokhine, Sergueï et Pavel, s'affairent au bord de ce même torrent, potentiellement dangereux à cause de la fonte accélérée.
"Quand les glaciers fondent, des lacs glaciaires se créent. L'eau s'y accumule et ils peuvent exploser. Cette masse d'eau emporte avec elle des rochers, déboule dans la vallée et peut atteindre la ville" résume pour l'AFP l'aîné, Sergueï, 72 ans.
"Notre tâche est de surveiller la situation en haute montagne, de prévoir les possibles ruptures des lacs glaciaires, d'établir des cartes pour que les gens et infrastructures ne se retrouvent pas dans ces zones dangereuses", poursuit-il.
Le cadet, Pavel, change la batterie d'un capteur "installé à environ 50 centimètres au-dessus de l'eau et qui émet un signal radio en cas de crue".
- Partage complexe des eaux -
A l'échelle régionale, la complexe distribution des eaux en Asie centrale, pensée sous l'URSS mais désormais caduque, reste un sujet épineux, malgré une meilleure coopération interétatique.
Les pays se reprochent de ne pas respecter leurs obligations mutuelles en fourniture d'eau, avec le risque latent de voir un conflit éclater.
"En Asie centrale, les ressources hydriques se trouvent au Kirghizstan et au Tadjikistan", deux pays aux sommets tutoyant les 7.500 mètres d'altitude et comptant chacun environ 10.000 glaciers, explique Mme Omorova.
"Nous partageons l'eau avec nos voisins situés en aval", poursuit-elle, en référence au Kazakhstan, à l'Ouzbékistan et au Turkménistan, pays désertiques gourmands en eau où vivent les trois quarts des quelque 80 millions de Centrasiatiques.
Et le Kirghizstan comme le Tadjikistan multiplient les initiatives pour attirer l'attention sur la catastrophe qui pointe. Avec un certain succès, 2025 ayant été déclarée par les Nations unies "année de la préservation des glaciers".
"Si selon les prévisions antérieures, la superficie des glaciers (d'Asie centrale) diminuera de moitié d'ici 2050 et disparaîtra complètement d'ici 2100, cela pourrait en réalité se produire beaucoup plus rapidement", avait alerté l'an passé le président kirghiz Sadyr Japarov.
Mais les glaciers centrasiatiques font face à une autre menace: l'appétit grandissant pour les immenses ressources naturelles de la région, comme les terres rares ou l'or.
Leur extraction dans des zones montagneuses, avec des produits chimiques, participe au dépôt de poussière sur les glaciers et accélère leur fonte.
A.Suleiman--SF-PST