-
Trump très attendu au G7 d'Evian, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Les États-Unis, premier débouché des exportations françaises de vins
-
Droits de douane sur le vin: Macron dit vouloir "une discussion respectueuse mais ferme" avec Trump
-
XV de France: Jefferson Poirot, du "back-to-back" au "come-back"
-
MSF s'inquiète de "dangereuses lacunes" dans la réponse à Ebola en RDC
-
Royaume-Uni: la justice valide en appel l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: En 2002, "la France ne connaissait pas le Sénégal", se rappellent Fadiga et Trezeguet
-
Mondial-2026: Pour l'Iran, le foot après la paix
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
"Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?": les lycéens de terminale planchent sur le bac philo
-
Mondial-2026: les Japonais et la "culture" des tribunes propres
-
Grèce: les poissons-ballons dévastent la pêche en Crète
-
Au Kirghizstan, la téléréalité au secours de la promotion du sport
-
A New York, des concerts adaptés aux personnes atteintes de démence
-
Mondial-2026: L'Iran entre en scène à Los Angeles, après la démonstration allemande
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Mondial-2026: ambition maximale pour l'Espagne, Yamal doit encore patienter
-
Mondial-2026: la Belgique de Garcia arrive lancée
-
Météo torride à partir de mercredi en France, peut-être une vague de chaleur
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane bat Pereira et obtient la ceinture intérimaire UFC des poids lourds
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Accord Iran/Etats-Unis: le pétrole dégringole, les Bourses s'envolent en Asie
-
Royaume-Uni: la justice tranche lundi sur l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: l'Iran présente, les Pays-Bas en échec, les Allemands faciles
-
Défense: à Eurosatory, l'Europe se met en posture de guerre
-
Réseaux sociaux: Starmer promet des mesures "audacieuses" pour protéger les enfants
-
Trump face à ses pairs au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Ukraine: attaque massive sur Kiev, un joyau orthodoxe en feu
-
Mondial-2026: l'Iran présent, les Pays-Bas en échec, les Allemands faciles
-
Mondial-2026: accrochés par le Japon, les Pays-Bas ratent leur entrée
-
Les Etats-Unis et l'Iran parviennent à un accord pour mettre fin à la guerre
-
Top 14: le Stade français impose sa loi à La Rochelle et file en demi-finales
-
Mondial-2026: l'Allemagne étrille les débutants de Curaçao, l'Iran arrive aux USA
-
Mondial-2026: l'Allemagne s'offre un carton d'entrée contre Curaçao (7-1)
-
Top 14: Perpignan bat Provence Rugby et décroche son maintien en spécialiste
-
G7: Macron arrivé à Evian, affrontements à la manifestation des anti
-
Multiples affrontements entre manifestants anti-G7 et police à Genève (journalistes AFP)
-
F1: Hamilton rouge de plaisir
-
A Cuba, le Mondial, une parenthèse bienvenue au milieu de la crise
-
Tour Aura: Del Toro, le mini-Pogacar, prend date à trois semaines du Tour de France
-
Trump regrette les frappes d'Israël sur Beyrouth, pas de signature imminente en vue avec l'Iran
-
Mondial-2026: quels Bleus contre le Sénégal?
-
Mondial-2026: le Maroc s'affirme désormais en prétendant
-
Cyclisme: le Mexicain Isaac Del Toro remporte le Tour Auvergne-Rhône-Alpes
-
Prix de Diane : victoire de l'Irlandaise Diamond Necklace, nouvelle championne d'Europe sur 2.100 mètres
Cinq ans après l'exode au Bangladesh, les écoliers rohingyas doivent chanter l'hymne birman
Cinq ans après avoir échappé aux massacres des Rohingyas perpétrés par l'armée birmane, Mohammad Yusuf et ses camarades de classe, réfugiés apatrides au Bangladesh, doivent chanter chaque matin l'hymne national de Birmanie, leur pays d'origine qui leur refuse la citoyenneté.
Environ 750.000 Rohingyas ont fui une brutale offensive, lancée par l'armée en Birmanie, il y a exactement cinq ans jeudi, et ont trouvé asile au Bangladesh voisin, où se trouvaient déjà plus de 100.000 réfugiés, victimes de précédentes violences.
Des centaines de milliers d'enfants présents dans les camps du sud-est du Bangladesh, ont peu ou pas été scolarisés.
Le mois dernier, les autorités bangladaises ont accepté que l'Unicef intensifie son programme d'éducation qui doit devenir progressivement accessible à tous les enfants.
Mohammad Yusuf, un adolescent de 15 ans, est l'un des quelque 130.000 jeunes à en bénéficier.
Les Rohingyas, pour la plupart musulmans, survivent entassés dans des camps insalubres à l'abri de baraques de fortune.
Ils refusent de retourner en Birmanie, à majorité bouddhiste, tant qu'ils n'auront pas obtenu des droits de citoyenneté dont ils sont privés.
- La Birmanie, "ma patrie" -
L'espoir de les voir rentrer chez eux s'est plus que jamais amenuisé avec le coup d'État militaire en Birmanie l'an dernier.
La semaine dernière, en visite à Dacca, la Haute-commissaire de l'Onu aux droits humains, Michelle Bachelet, a insisté sur le fait qu'il n'était toujours pas sûr pour les réfugiés rohingyas de retourner en Birmanie.
Le Bangladesh craint d'encourager l'afflux de Rohingyas en provenance de la Birmanie voisine et de pérenniser la présence des centaines de milliers d'autres.
Le gouvernement bangladais redoute "qu'avec l'éducation des Rohingyas, la Birmanie en conclut que le Bangladesh finira par intégrer la minorité musulmane", explique à l'AFP Mahfuzur Rahman, un ancien général bangladais, en fonction au plus fort de l'exode.
Et les autorités bangladaises s'accrochent à la perspective de leur rapatriement.
Le programme scolaire, calqué sur celui de leur pays d'origine et dispensé en birman, "leur rappelle qu'ils sont de Birmanie où ils retourneront un jour", souligne auprès de l'AFP Shamsud Douza, commissaire adjoint aux réfugiés.
Pour la même raison, explique M. Douza, les enfants doivent chanter tous les matins à l'école l'hymne national birman alors même qu'ils sont apatrides et que la Birmanie est poursuivie pour génocide par la plus haute juridiction de l'Onu.
Mais Mohammad Yusuf et ses camarades de classe tournent cette obligation en revendication de citoyenneté adressée à la Birmanie.
"La Birmanie est ma patrie. Le pays ne nous a fait aucun mal. Ce sont des gens puissants qui l'ont fait. Ma jeune sœur est morte là-bas. Notre peuple a été massacré", affirme Mohammad Yusuf, "c'est quand même mon pays et je l'aimerai jusqu'au bout".
Alors il chante.
Aujourd'hui, Dacca "a réalisé" qu'il faut un plan de long terme, estime M. Rahman, notamment pour éviter qu'une génération de jeunes hommes, sans éducation, traîne dans les camps. Environ 50% des réfugiés en présence ont moins de 18 ans.
- "Des monstres" en devenir ? -
La sécurité dans les camps est devenue une préoccupation majeure avec une forte hausse de la criminalité.
Au cours des cinq dernières années, plus de 100 meurtres ont été commis et la contrebande d'amphétamines organisée par des gangs est florissante.
Des insurgés rohingyas se livrent aussi à des vendettas dans les camps où des dizaines de chefs communautaires ont été abattus.
Les jeunes, sans perspectives d'avenir, n'ayant pas le droit de sortir des camps ni de travailler, sont livrés à l'ennui. Ce sont des recrues faciles pour toutes sortes de trafics et d'activités criminelles aux conséquences dramatiques.
Toute cette jeunesse à l'abandon constitue "des bombes à retardement", estime M. Rahman. "Grandir dans un camp sans éducation, sans espoir et sans rêves, allez savoir quels monstres ils peuvent devenir!".
Mojib Ullah, un dirigeant de la diaspora rohingya, actuellement en Australie, juge si maigres les chances que les Rohingyas retournent dans leur pays, que l'effort d'une éducation birmane lui paraît bien inutile.
"Si nous ne retournons pas chez nous, à quoi bon étudier en birman ? C'est une pure perte de temps, une sorte de suicide collectif", dit-il,"nous avons déjà perdu cinq ans. Nous avons besoin de programmes d'études internationaux en anglais".
Mais cela n'empêche pas le jeune Mohammad, à l'abri de sa pauvre baraque, de se livrer à la lecture fascinée d'un ouvrage sur les frères Orville et Wilbur Wright, pionniers américains de l'aviation, ni d'espérer "voler un jour autour du globe".
"C'est mon seul rêve", dit-il.
A.AlHaj--SF-PST