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Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec la baisse du pétrole et les résultats
Les Bourses mondiales touchent de nouveaux sommets mardi, portées par la baisse des prix du pétrole et une saison des résultats bien accueillie, avant les premiers résultats de SpaceX depuis son entrée en Bourse début juin, attendus dans la soirée.
A New York vers 14H00 GMT, les trois indices reflétaient l'optimisme des investisseurs après quelques minutes d'échange (Nasdaq +1,49%, S&P 500 +0,90% et Dow Jones +1,16% au lendemain d'un nouveau record en clôture).
Wall Street vit dans l'attente des premiers résultats trimestriels de SpaceX depuis son introduction en Bourse le 12 juin, mardi après la séance.
"Les actions ont brièvement propulsé l'entreprise vers une valorisation d'environ 2.600 milliards de dollars", rappelle l'analyste Stephen Innes au sujet du navire-amiral d'Elon Musk (fusée, internet par satellite, promesse de centres de données dans l'espace).
"SpaceX a depuis abandonné près de 1.200 milliards de dollars de capitalisation boursière, enregistré quatre semaines consécutives de baisse et glissé sous son prix d'introduction en bourse de 135 dollars. Le titre a clôturé lundi à 114,53 dollars, soit environ 43% en dessous de son sommet post-introduction", ajoute l'analyste de SPI Asset Management.
En Europe, Paris (+0,37% vers 14H00 GMT) a atteint mardi un nouveau record en séance (8.669,69 points) tout comme Milan (53.612,60 points), Francfort (26.266,50) et Madrid (20.051,90).
Londres progressait également (+0,24%) malgré la baisse des prix du pétrole qui pesait sur BP (-4,98%) et Shell (-3,08%).
Le pétrole plonge mardi, le Brent repassant sous la barre des 80 dollars et le WTI américain reculant de plus de 5%, après que les Etats-Unis ont dit espérer la conclusion rapide d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Vers 13H35 GMT (15H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 4,25% à 80,21 dollars, peu après être tombé à 79,73 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, reculait de 4,75% à 76,52 dollars, après avoir chuté de plus de 5%.
La "combinaison d'une baisse du pétrole et d'une croissance plus robuste a constitué un environnement particulièrement favorable aux marchés actions", explique Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
"Les risques liés au conflit au Moyen-Orient demeurent élevés et les informations contradictoires entretiennent l'incertitude", nuance cependant Jochen Stanzl, chez Consorsbank en Allemagne.
- Résultats et indicateurs dans le viseur -
En parallèle, les statistiques américaines ont confirmé la résilience de l'économie. L'activité manufacturière aux Etats-Unis a accéléré au mois de juillet, faisant même mieux que les attentes des investisseurs grâce à une tendance positive dans les commandes et la production, selon les données publiées lundi par la fédération professionnelle ISM.
Les investisseurs digèrent par ailleurs une nouvelle pluie de résultats, "principal moteur de l'évolution des cours" sur les marchés d'actions, souligne Daniela Hathorn, analyste principale des marchés pour Capital.com.
"Avec environ 85% des sociétés du S&P 500 ayant publié des résultats supérieurs aux attentes et une croissance globale des bénéfices dépassant actuellement 47% cette saison, les investisseurs disposent d'une véritable raison fondamentale, fondée sur les performances des entreprises, de rester investis, indépendamment du contexte géopolitique", explique-t-elle.
- Détente sur les taux -
Sur le marché monétaire, le yen japonais s'échangeait à 157,32 yens pour un dollar vers 14H00 GMT, conservant une grande partie de ses gains après l'intervention conjointe de Tokyo et Washington vendredi sur le marché des changes.
Les deux pays se sont entendus pour racheter massivement des yens sur le marché, et donc muscler la valeur de la devise, alors que le yen avait récemment glissé à son plus bas niveau en 40 ans face au billet vert.
Sur le marché des taux d'emprunt des Etats et des entreprises, l'heure était à la détente. Le rendement des bons américains à dix ans revenait à 4,63% contre près de 4,68% la veille.
En Europe, le "Bund" allemand à dix ans baissait également à 3,10% contre 3,15%, tout comme les obligations françaises à dix ans (3,88% contre 3,93%).
E.Aziz--SF-PST