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Un navire touché à Ormuz, qui pourrait rouvrir dans la journée selon Trump
La situation reste tendue dans le détroit d'Ormuz où un navire a de nouveau été touché dans la nuit, malgré l'optimisme affiché de Donald Trump qui assure que les négociations avec l'Iran avancent et que cette stratégique voie maritime pourrait rouvrir dès la journée de mardi.
Téhéran a démenti tout dialogue, mais Donald Trump n'en a pas démordu: des négociations avec Téhéran ont bien lieu "en ce moment même", a-t-il soutenu lundi.
"C'est la dernière chance qu'ont les Iraniens de signer un bon document", a-t-il dit à des journalistes à la Maison Blanche, évoquant des discussions portant en particulier sur une réouverture du détroit, possible "dès demain", a-t-il assuré.
Le président américain avait menacé il y a quelques jours de "frapper fort" la République islamique, avant d'annoncer suspendre ses plans d'attaque d'ampleur dans une de ces volte-faces dont il est coutumier depuis le début du conflit fin février, alternant promesses de destructions massives et annonces de pourparlers ou d'accord imminent.
"Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", a pour sa part déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï.
La veille déjà, M. Baghaï avait fait état d'un accord proche avec Oman, situé de l'autre côté du détroit, pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures, de nouveau verrouillée par Téhéran depuis que le processus de sortie du conflit américano-iranien a déraillé début juillet.
- "Capitulation totale" -
L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de passage, rejetés par les Etats-Unis et d'autres, et à l'encontre du droit de la mer.
Le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n'a pas fait de déclaration pour l'instant.
"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", avait assuré dimanche Esmaïl Baghaï.
Le détroit avait brièvement été rouvert après la signature du protocole d'accord américano-iranien en juin, ce qui avait permis à nombre de navires bloqués depuis des mois d'en sortir, et au trafic de se remettre doucement en place. Mais l'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines.
Les navires s'y aventurant sans l'autorisation de Téhéran en font depuis régulièrement les frais.
Dans la nuit encore, un cargo y a été frappé par un "projectile inconnu", selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, qui n'a pas rapporté dans l'immédiat d'éventuels blessés ou dégâts.
Donald Trump a lui avancé lundi que le détroit était "totalement contrôlé" par la marine américaine, et averti que le blocus américain des ports iraniens, également rétabli en représailles, ne serait levé qu'en cas d'"accord" ou de "capitulation totale".
- "Mensonge" et "duplicité" -
En annonçant la reprise du dialogue, il avait assuré répondre "à la demande" de Téhéran, avec le "soutien" de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis ainsi que du Qatar.
L'Iran a nié avoir réclamé quoique ce soit, et qualifié les "allégations" du président américain de "nouveau mensonge".
Ce dernier s'est emporté en retour sur son réseau social, fustigeant la "duplicité incroyable" des dirigeants iraniens.
"Ils demandent une rencontre (...), les discussions commencent, d'autres sont prévues dans un futur immédiat, et ils disent, publiquement et fièrement, qu'ils n'ont aucune discussion".
Les hostilités, déclenchées fin février par une offensive américano-israélienne sur Téhéran, ont globalement cessé en avril avant de reprendre début juillet.
Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end, notamment contre des infrastructures énergétiques.
Donald Trump a dit avoir renoncé à cette nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord".
burs-mdh/cab
A.AlHaj--SF-PST