-
"Homère était des nôtres" : une ville turque revendique la naissance de l'Odyssée
-
Cyclisme: après sa chute au Tour de France, Vingegaard met un terme à sa saison
-
À La Réunion, la seconde main s'impose face au coût de la rentrée scolaire
-
Taïwan : le président proposera des dépenses de défense record en 2027
-
Inde: une décharge de marbre devenue une attraction touristique
-
L'ex-PDG de Grasset Olivier Nora lance sa propre maison d'édition
-
Euro d'athlétisme: beaucoup de finalistes, des médailles mais pas d'or... bilan mitigé pour les Bleus
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, sous les huées des habitants
-
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
-
La Bourse de Paris évolue prudemment face aux incertitudes
-
Olivier Nora lance sa maison d'édition et publiera ses premiers livres en octobre
-
RDC: l'épidémie d'Ebola devient la plus meurtrière de l'histoire du pays
-
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
-
Euro de natation: Marchand et la nouvelle vague bleue répondent présent
-
Israël: des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société
-
Dans le sud du Nigeria, les habitants d'Ayetoro assistent à l'engloutissement de leur village par l'Atlantique
-
Japon: la croissance économique résiste, mais moins qu'attendu
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans (médias)
-
"Gouvernement, ouvre les yeux", exhorte l'un des près de 13.000 déplacés du séisme en Indonésie
-
A Uckange, les plantes au secours des sites industriels pollués
-
Un adulte sur deux obèse : la Polynésie française tente d'enrayer le phénomène
-
Kushner doit rencontrer Netanyahu lundi, après avoir parlé au Hamas
-
Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Egypte, avant une visite en Israël
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, dans un climat de défiance
-
Trump annonce "réduire considérablement" des exercices militaires avec la Corée du Sud
-
Euro d'athlétisme: Kpatcha et Thiery en bronze pour la France, qui finit sans or
-
Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens
-
La tempête Lala provoque d'importantes coupures d'électricité à Hawaï
-
Euro d'athlétisme: l'or sans record pour Duplantis à la perche, Thiery en bronze
-
Grèce: incendie sous contrôle sur une île de la mer Egée
-
Euro d'athlétisme: Hilary Kpatcha médaillée de bronze à la longueur
-
Le retour de Marchand, la révélation Moluh, le record de Curtis: les temps forts de l'Euro de natation
-
Tennis de table: Félix Lebrun devient le premier Français vainqueur d'un Grand Smash
-
La Belgique mobilisée face à un feu historique qui se rapproche de l'Allemagne
-
Dix-neuf morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Euro de natation: Léon Marchand sacré champion d'Europe du 400 m nage libre
-
Lula et Flavio Bolsonaro partent à la conquête du vote des femmes au Brésil
-
Community Shield: Arsenal se balade face à Manchester City version Maresca
-
Piratage du fisc : Lecornu s'empare du dossier face à l'ampleur de l'incident
-
Seize morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Quinze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Réseaux sociaux : Attal alimente le débat sur le référendum
-
Séisme : la Colombie poursuit les recherches sans trop d'espoir
-
La Belgique mobilisée face à un incendie historique
-
L'ouragan Lala s'éloigne d'Hawaï
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un car immatriculé en Pologne
-
Douze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Moscou visée par 600 drones, Kiev par des missiles balistiques
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un bus immatriculé en Pologne
-
Lula et Flavio Bolsonaro lancent leurs campagnes dans un Brésil polarisé
Au Brésil, les livreurs s'imposent dans le débat politique
En bermuda et en tongs sur son scooter électrique, Joao Paulo Teixeira slalome entre les voitures pour livrer un repas dans le centre de Rio de Janeiro.
Ce Brésilien de 20 ans fait partie de cette nouvelle catégorie professionnelle très courtisée à l'approche de l'élection présidentielle d'octobre, et qui se mobilise de plus en plus pour défendre ses droits.
"Les livraisons, c'est comme le crack, je ne peux pas m'en passer. C'est ma seule source de revenus. Quand je ne travaille pas, je pense à combien je gagnerais si j'étais en train de rouler", dit-il à l'AFP.
Et il roule beaucoup. Plus de dix heures par jour, six jours sur sept, enchaînant le plus de livraisons possibles pour gagner "de 700 à 1.000 réais par semaine" (de 120 à 170 euros).
Soit au final, au prix d'un nombre élevé d'heures de travail, bien plus que le salaire minimum de 1.621 réais mensuels dans cet immense pays de 213 millions d'habitants où le taux de chômage est bas, mais la part du secteur informel est élevée.
En avril, Joao Paulo Teixeira a pris part à une grande journée de mobilisation contre un projet de loi complémentaire visant à réguler les activités des livreurs et VTC utilisant des plateformes. Les manifestants estiment que le revenu minimum prévu pour chaque course était dérisoire.
Des milliers de livreurs et chauffeurs sont descendus dans les rues de grandes villes brésiliennes, poussant les parlementaires à reporter l'analyse du texte sine die.
- "Enorme essor" -
Le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva n'est pas sourd à ces revendications, se montrant favorable à une hausse du revenu minimum par course.
Il a également annoncé le mois dernier une série de mesures destinées aux livreurs, notamment des crédits avantageux pour l'achat de motos.
Et de nombreuses propositions de lois visant à améliorer leur quotidien sont par ailleurs en cours d'analyse au Parlement, aussi bien à l'initiative de la droite que de la gauche.
Selon les dernières données officielles disponibles, le Brésil comptait 274.000 livreurs travaillant sur des plateformes en 2024, un chiffre toutefois largement sous-estimé selon les spécialistes.
"Cette catégorie professionnelle a connu un énorme essor depuis la pandémie. Elle est convoitée non seulement en raison du nombre de livreurs, mais aussi de leur capacité de mobilisation", dit à l'AFP Nicolas Souza Santos, cofondateur de l'Alliance nationale des livreurs sur applications (Anea).
En octobre, Lula tentera d'obtenir un quatrième mandat à 80 ans. Après avoir battu son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro d'une courte tête lors de la dernière présidentielle, en 2022, il devrait avoir pour principal adversaire son fils aîné, Flavio Bolsonaro, lors d'un scrutin qui s'annonce une nouvelle fois serré.
- "Du côté des travailleurs" -
Pour Leticia Birchal Domingues, professeure de sciences politiques à l'Université fédérale de Minas Gerais, "dans un pays où les positions à droite ou à gauche sont très cristallisées, cette notion est plus ambiguë chez les livreurs, c'est pourquoi leurs votes sont d'autant plus convoités".
Paulo Almeida, livreur de 36 ans, a voté pour Jair Bolsonaro lors de la dernière présidentielle, mais il n'est pas sûr qu'il votera pour son fils en octobre.
"Je ne sais pas encore quel camp me sera le plus favorable", dit cet ancien moniteur d'auto-école qui a commencé à faire des livraisons à vélo il y a deux ans, pour "gagner un peu plus tout en ayant davantage de temps libre".
Guilherme Matias, 23 ans, dit gagner le double de son salaire quand il était serveur. Il a participé à la mobilisation d'avril, mais ne se sent "pas représenté par les politiciens, qui ne pensent qu'à eux".
Pour Ricardo Festi, de l'Institut de sciences sociales de l'Université de Brasilia, "la gauche, qui a toujours été insérée dans le secteur formel, par le biais de syndicats, a plus de mal à dialoguer avec les travailleurs précaires".
Au Parlement, la députée de gauche Taliria Petrone a présenté une proposition de loi visant à obliger les plateformes à payer un bonus pour l'alimentation des livreurs, "qui amènent à manger aux gens, mais on souvent le ventre vide".
Dans le camp conservateur, le député Daniel Agrobom a créé un front parlementaire de défense des livreurs et VTC.
"Ils veulent de l'autonomie, de la liberté, et nous nous battons pour cela", affirme-t-il, tout en se montrant favorable à une régulation "pour qu'ils puissent travailler en toute sécurité, avec une rémunération juste".
E.Qaddoumi--SF-PST