-
Toujours des blocages au lendemain de la cinquième journée de mobilisation lycéenne
-
Incendies en Indonésie : bataille devant la justice pour un air plus pur
-
Journaliste arrêté par Moscou : Tokyo convoque l'ambassadeur russe
-
De nouvelles explosions entendues dans la capitale saoudienne
-
Soupçons de viols sur des adolescentes: Cauet interrogé par des juges d'instruction
-
Un officier ukrainien jugé en Allemagne pour le sabotage des gazoducs Nord Stream
-
"Ma vie s'est arrêtée" : au Danemark, l'attente sans fin des candidats à la nationalité
-
Tennis : le Français Gaël Monfils officiellement "retraité" depuis le 5 octobre (antidopage)
-
Soupçons d'entrave à la concurrence: Sanofi échappe à une amende de l'UE
-
Dette de la France : la hausse des taux d'emprunt, un "signal d'alarme" pour le ministre français de l'Économie
-
Matriochka, Storm-1516 : les méthodes rodées de la désinformation russe
-
Ouverture jeudi d'un nouveau pont entre Chine et Corée du Nord
-
Frappes en Ukraine, Zelensky accuse Poutine de "mépris" envers Trump
-
L'essayiste Natacha Polony se lance dans la course à l'Elysée
-
Publicités frauduleuses: les médias norvégiens menacent Meta de poursuites
-
Le Vietnam exhume les corps de plus de 700 soldats pour identifier ses disparus de guerre
-
La déforestation ralentit dans le monde, mais pas en Afrique centrale
-
Taïwan prêt à investir 4,4 milliards dans un projet de gazoduc en Alaska promu par Trump
-
L'ONU met l'UE en garde contre une aide internationale rabotée dans son prochain budget
-
A Moscou, Ivan Deforge, le dresseur français qui murmure à l'oreille des bisons
-
Trump annonce qu'une "exploration pétrolière, gazière et minière massive" se prépare "dans notre Groenland"
-
"Des affaires tests": pourquoi Shell est sommé de payer la facture de catastrophes climatiques
-
Toujours des blocages de lycées au lendemain de la cinquième journée de mobilisation
-
En Thaïlande, des villages inondés volontairement pour protéger la capitale
-
Journaliste arrêté par Moscou : Tokyo veut convoquer l'ambassadeur russe
-
La Chine vers un excédent commercial record en 2026
-
Ligue des champions : Manchester City-PSG, des étoiles et un gros nuage
-
Mondiaux de cyclisme sur piste : Coquard/Thomas, "un rêve en commun"
-
Budget: le gouverneur de la Banque de France appelle le monde politique à "prendre (ses) responsabilités"
-
Budget de la France: "il faudra du temps" pour restaurer la confiance, avertit le FMI
-
Journaliste arrêté en Russie : Tokyo demande un "traitement impartial"
-
Micro caché chez OpenAI : un ingénieur saoudien inculpé, Washington invoque la sécurité nationale
-
Expulsion de deux agents nigériens par la France: Niamey dénonce "un acte d'ingratitude grave"
-
Premier procès pour le sabotage des gazoducs Nord Stream : un Ukrainien jugé en Allemagne
-
L'accusation lance le procès pour viols de l'ex-comédien Russell Brand à Londres
-
Fin du suspens pour la verrerie Duralex qui attend son sauveur
-
Budget 2027 : les débats démarrent dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits
-
Ligue des champions: le Bayern accroché à Stavanger (3-3) après un match à rebondissements
-
Ligue des champions: Lille battu à l'usure par Arsenal
-
Le pape opéré sans complications d'un nodule cancéreux au poumon
-
Budget 2027 : le débat s'ouvre dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits
-
Ryad revendique des frappes au Yémen et dit intercepter plusieurs missiles
-
Wall Street clôture en baisse, entre IA et résultats d'entreprises
-
Les objets connectés infiltrés par une IA malveillante, ce n'est plus de la science-fiction
-
Ligue des champions : Lens battu par un Sporting Portugal plus réaliste
-
Pour la première fois, l'IA aide une parlementaire britannique à retrouver sa voix
-
Avec El Niño, période de vaches maigres pour les éleveurs du Salvador
-
Au CHU de la Guadeloupe, des opérations déprogrammées après la découverte d'un rat au bloc opératoire
-
L'opération du pape au poumon "s'est bien déroulée"
-
Grippe aviaire, dermatose: après les crises, la réforme du sanitaire animal avance doucement
Internet: l'estimation d'âge par selfie en plein essor pour traquer les trop jeunes
De TikTok à Instagram en passant par les sites pornographiques, les plateformes en ligne traquent de plus en plus les utilisateurs trop jeunes. Les outils d'estimation d'âge par selfie vidéo gagnent du terrain, alimentant l'essor d'entreprises spécialisées.
Poussée par de nouvelles législations plus strictes, notamment en Australie où l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans entrera en vigueur le 10 décembre, cette solution présentée comme rapide et efficace suscite pourtant des critiques sur de possibles biais discriminatoires et des craintes sur la protection de la vie privée.
Le fonctionnement est simple: quelques clics, un regard vers la caméra d'un smartphone ou d'un ordinateur, et le verdict tombe en moins d'une minute. "Nous avons estimé votre âge à 18 ans et plus", indique ainsi la fenêtre ouverte par la plateforme de jeux vidéo Roblox.
Au siège de la start-up londonienne Yoti, l'un des acteurs phares de cette technologie, des têtes de mannequins, certaines revêtues d'une perruque ou d'un masque, s'alignent le long de la fenêtre d'un vaste open-space.
L'analyse par IA ne s'y laisse pas prendre: "nous ne pouvons pas être certains que l'image était celle d'un vrai visage", répond la plateforme de la start-up via un téléphone portable, lorsqu'on lui présente ces contrefaçons.
Au fil du temps, l'algorithme "est devenu très performant pour repérer les caractéristiques" des visages et estimer l'âge de l'utilisateur, affirme Robin Tombs, à la tête de cette entreprise fondée en 2014.
- Vie privée -
Yoti a vu son chiffre d'affaires grimper ces dernières années, atteignant 20 millions de livres (22,7 millions d'euros) à la clôture de son exercice annuel fin mars. Elle vient tout juste de commencer à dégager des bénéfices, et projette des revenus de 30 millions de livres cette année.
La concurrence prospère aussi: Persona, Kids Web Services, K-id, VerifyMy... Comme Yoti, de nombreuses entreprises du secteur ont adhéré à l'Avpa (Age Verification Providers Association), qui compte 34 membres.
L'association prévoyait en 2021 que les revenus annuels du secteur atteindraient 9,8 milliards de dollars entre 2031 et 2036 à l'échelle des 37 pays membres de l'OCDE, des chiffres qui n'ont pas été actualisés depuis.
Iain Corby, directeur exécutif de l'Avpa, reste prudent face à l'avenir. "Tant de choses peuvent arriver. La réglementation évolue très rapidement, la technologie aussi", résume-t-il à l'AFP.
D'autant que les méthodes de vérification d'âge dopées à l'IA sont sujettes à critiques.
Olivier Blazy, professeur en cybersécurité au sein de la prestigieuse école d'ingénieur française Polytechnique, pointe des solutions "potentiellement un peu intrusives ou dangereuses pour la vie privée", en fonction notamment des informations partagées au sujet des utilisateurs entre un site et la solution de vérification d'âge qui en restreint l'accès.
"Je pense que l'écosystème actuellement a basculé un peu vers l'IA, mais on va peut-être en revenir dans les années futures, dans un but de plus protéger la vie privée des utilisateurs", indique-t-il.
- Maquillage -
Le spécialiste, qui a notamment travaillé en collaboration avec l'autorité française de protection des données personnelles, la Cnil, souligne aussi des imperfections techniques: "juste avec du maquillage classique, il est assez facile de se vieillir ou se rajeunir", note-t-il.
D'autres voix soulignent aussi certains biais dans les algorithmes, moins précis concernant l'estimation de l'âge chez des personnes non blanches.
Dans un rapport d'évaluation publié en août par un organe indépendant mandaté par les autorités australiennes, les auteurs soulignent que la "sous-représentation des populations autochtones constitue toujours un défi que les vendeurs commencent à relever".
Chez Yoti, le patron Robin Tombs reconnaît avoir moins de données pour entraîner son modèle pour certaines tranches d'âge ou couleurs de peau. Il assure toutefois que son système est capable de "vérifier si les participants utilisent de faux accessoires ou du maquillage" et que toutes les données sont ensuite supprimées.
Pour se prémunir des erreurs, les solutions intègrent des correctifs, paramétrables par les plateformes: lorsque l'accès est interdit aux moins de 18 ans, le système exige souvent que l'âge de l'utilisateur soit estimé à plus de 21 ans.
Faute de quoi, l'utilisateur se verra demander une autre preuve. Souvent synonyme de la classique pièce d'identité.
T.Samara--SF-PST