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Octobre rose: les cancers du sein liés au travail, un angle mort de la prévention en France
Certains cancers du sein sont-ils dus au travail ? En France, où une agence sanitaire planche sur le sujet, seules quelques femmes ont réussi à faire reconnaître l'origine professionnelle de leur maladie, un angle mort des politiques publiques, estiment des spécialistes.
Alors qu'a débuté l'opération annuelle Octobre rose dédiée au dépistage, les pouvoirs publics "ne s'intéressent pas assez aux conséquences du travail chez les femmes", a estimé Jean-Luc Rué, responsable santé sécurité CFDT Grand Est, syndicat très actif sur le sujet.
Plus meurtrier des cancers chez la femme en France avec 12.000 morts par an, le cancer du sein est une maladie dont on n'a pas fini d'explorer les facteurs de risques: le travail de nuit a été jugé "probablement cancérogène" en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer, agence de l'OMS qui a aussi classé "cancérogènes avérés" les rayons X et Gamma.
Travailler de nuit plus de deux nuits par semaine pendant plus de 10 ans multiplie le risque par trois, a dit l'Institut national de la santé et de la recherche médicale en 2018.
L'exposition à certains produits chimiques pourrait aussi influer.
Or les "conséquences du travail pouvant engendrer un sur-risque" sont "très rarement" évoquées par les politiques publiques, alors qu'"en éliminant ces éléments, on pourrait réduire le nombre de pathologies", a déploré récemment M. Rué devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).
Les campagnes de prévention sanitaires prônent de "ne plus fumer, ne plus boire, bouger plus, manger mieux", ce qui permettrait d'éviter 40% des cancers, mais "ignorent tout autre facteur de risque dont la genèse serait collective", a avancé la sociologue Anne Marchand dans "Mourir de son travail aujourd'hui, un fléau évitable" (éditions de L'Atelier).
Pour le corps médical, identifier et prévenir les risques professionnels n'est pas davantage une priorité, a constaté la chercheuse en accompagnant quelque 200 salariés et retraités atteints de cancers broncho-pulmonaires dans leurs démarches de reconnaissance.
- Manque d'études -
"Peu de médecins interrogent les personnes sur leur activité professionnelle. Certains vont demander: +Vous faites quoi comme métier+ et s'en tenir là", a-t-elle dit à l'AFP. "Mais ils ne vont pas dire: +Vous avez travaillé dans quoi ?+ Or les cancers surviennent 20, 30 ou 40 ans après les expositions".
Une maladie est dite "professionnelle" lorsqu'elle est la conséquence de l'exposition habituelle d'un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique et si elle figure dans l'un des tableaux du régime général ou agricole de la Sécurité sociale, issus de la négociation entre syndicats et patronat.
Quand il n'existe pas de tableau, comme pour le cancer du sein, des médecins étudient le dossier et se prononcent sur le lien entre le travail et la pathologie, dans un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). La femme doit alors prouver un "lien direct et essentiel" entre son cancer et son activité.
Jusqu'ici, très peu de femmes ont obtenu cette reconnaissance ouvrant droit à une indemnisation. La première, en 2023, était une infirmière mosellane exposée à des rayons et travaillant de nuit à l'hôpital pendant 28 ans.
"La difficulté, c'est qu'on manque d'études sur l'impact du travail chez les femmes, alors qu'un travailleur sur deux est une travailleuse", a pointé M. Rué, membre de la commission fixant les critères de reconnaissance des maladies professionnelles (CS4).
Les études "sont majoritairement faites sur une population masculine, sans variations hormonales, alors que la masse adipeuse et les hormones font varier la réaction aux expositions et toxiques", a expliqué Mme Marchand.
Pour sortir de l'impasse, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dont les expertises alimentent la négociation entre partenaires sociaux, analyse les métiers et expositions pouvant engendrer un sur-risque de cancer du sein.
"Nous travaillons sur plusieurs facteurs: le travail de nuit, certains produits chimiques, qui restent à déterminer, les rayonnements ionisants", a expliqué Henri Bastos, directeur scientifique santé et travail à l'Anses.
Conclusions attendues au plus tôt fin 2026.
E.Qaddoumi--SF-PST