-
Trump "insiste" auprès de Netanyahu sur le dialogue avec l'Iran
-
L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" l'affaire Epstein
-
Tempête Nils: alerte rouge aux crues dans le Sud-Ouest, au vent sur l'Aude
-
Procès réseaux sociaux: le patron d'Instagram refuse la notion d'"addiction clinique"
-
Pétition contre la loi Duplomb: le débat, inédit, loin de réconcilier les deux camps à l'Assemblée
-
Paris: un homme armé d'un couteau menace un chauffeur de bus, la police le blesse grièvement
-
La Bourse de Paris termine en baisse, débâcle pour Dassault Systemes
-
Réformes de l'UE: constat d'urgence partagé, divergences Macron-Merz sur les recettes
-
Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissement pétrolier
-
La Cour des comptes, une "vieille dame" qui veille sur les deniers publics
-
Cyclone à Madagascar: plus de 30 morts, la deuxième ville du pays "détruite à 75%"
-
La Réunion: prison ferme requise contre un homme d'affaires et un chef d'entreprise jugés pour corruption
-
Le projet de loi-cadre sur les transports sur les rails
-
Les Bourses européennes dispersées à la clôture
-
JO: des "montagnes russes" d'émotions et le bronze pour Laffont
-
Faire de l'Europe une "puissance indépendante" est la "seule" solution, dit Macron
-
xAI perd plusieurs responsables clés, mais Musk promet la Lune
-
Mondial-2026: beIN chipe la retransmission en France aux dépens de Ligue 1+
-
Pas d'immunité pour Albert II de Monaco dans une plainte en diffamation
-
Tempête Nils: vigilance rouge aux crues dans le Sud-Ouest et au vent sur l'Aude
-
Le Canada en deuil après une rare tuerie qui a fait neuf morts
-
TotalEnergies voit son bénéfice annuel 2025 chuter, lesté par les cours du pétrole
-
Espagne: des milliers d'agriculteurs avec leurs tracteurs à Madrid contre l'accord UE-Mercosur
-
Mort d'Adama Traoré: non-lieu définitif, la famille se tourne vers la justice européenne
-
JO: la biathlète française Julia Simon sacrée championne olympique de l'individuel, Lou Jeanmonnot en argent
-
Pétition contre la loi Duplomb: débat inédit mais sans vote à l'Assemblée
-
JO: Perrine Laffont en bronze en ski de bosses, l'Américaine Elizabeth Lemley titrée
-
Blocage d'un train en Bretagne: des amendes contre sept militants écologistes
-
Mort d'Adama Traoré: le non-lieu est définitif, la famille se tourne vers la justice européenne
-
Bassin d'Arcachon: inquiétude et colère face à de nouveaux déversements d'eaux usées
-
JO: la grande détresse de Nils Allègre, abonné aux quatrièmes places
-
Alpes 2030: le Cojop s'enfonce encore un peu plus dans la crise
-
Lithium: l'Etat s'invite au capital de la mine d'Imerys dans l'Allier
-
"Artistes de l'acier": jeux vidéo et dessins animés aiguisent la passion du katana
-
JO: Franjo von Allmen voit triple avec le super-G, Nils Allègre 4e et inconsolable
-
Une personne interpellée puis relâchée après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé américaine
-
Daniel Siad, recruteur de mannequins aux liens étroits avec Epstein
-
Un collier IA promet d'être votre ami et suscite des inquiétudes
-
XV de France: Depoortere forfait contre les Gallois, doute autour de Moefana
-
Un tribunal néerlandais ouvre une enquête sur l'entreprise chinoise de semi-conducteurs Nexperia
-
Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des Comptes à partir du 23 février
-
Des Américaines face à l'émiettement du travail
-
Incendie en Suisse: le propriétaire du bar auditionné par les avocats des parties civiles
-
De la pluie, du vent et des crues: la tempête Nils débarque sur la France
-
Le pouvoir iranien, sous pression américaine, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique
-
Feux de forêt au Chili et en Argentine: le changement climatique accentue les conditions propices, selon une étude
-
Le bruit affecte fortement les oiseaux et leur reproduction... mais des solutions existent
-
Nucléaire: l'Iran ne "cédera pas aux demandes excessives", prévient son président
-
Espagne: après les accidents, Pedro Sánchez promet justice et défend un système ferroviaire "sûr"
Naf Naf, à peine racheté, de nouveau en redressement judiciaire
Pas de répit pour la marque au "Grand Méchant Look": à peine rachetée, Naf Naf vient d'être de nouveau placée en redressement judiciaire, pour la troisième fois de son histoire, une procédure inquiétant les quelque 600 employés en France.
Confrontée à "des difficultés de trésorerie", l'enseigne de prêt-à-porter féminin a été placée vendredi en redressement judiciaire, selon une décision du tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dont l'AFP a eu connaissance.
"Si ce jugement écarte pour l'instant la liquidation immédiate de l'entreprise, il ouvre une grande période d'incertitude", s'est émue la CFDT dans un communiqué transmis à l'AFP.
Il s'agit de la troisième procédure de la sorte pour l'entreprise française qui avait été rachetée en juin dernier, mais sa direction turque a déclaré vouloir "continuer à faire exister la marque et présenter un plan de redressement", selon la décision.
L'entreprise emploie en France 588 salariés - 650 dans les 6 derniers mois, note le tribunal.
En cessation de paiement, la société "est confrontée à des difficultés de trésorerie qu'elle n'est pas en mesure de surmonter" et "est dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible".
En effet, son passif s'élève à 44 millions d'euros quand son chiffre d'affaires en 2024 a atteint 47 millions d'euros.
Mais la justice a estimé que "sur les déclarations du débiteur et la présentation de son prévisionnel d'activité ainsi que du montant de la trésorerie disponible, il existe des perspectives de redressement".
Naf Naf bénéficie donc d'une période d'observation de six mois et sa situation sera rééxaminée lors d'une audience fixée au 23 juillet.
- "Impact social désastreux" -
En juin 2024, le repreneur turc Migiboy Tekstil s'était engagé à sauver 90% des emplois et conserver une centaine de boutiques en propre. A l'époque, la société avait offert plus de 1,5 million d'euros pour reprendre l'enseigne française.
Ce faisant, l'entreprise turque avait sauvé 521 emplois sur 586 et une centaine de boutiques en France, et repris les filiales en Espagne, en Italie et en Belgique.
"La direction et l'actionnaire devront prouver que Naf Naf peut continuer à fonctionner au moins temporairement, ce qui suppose d'approvisionner les magasins (...) et de trouver une nouvelle organisation logistique, le tout avec des marges de manœuvre financière très contraintes", s'est inquiétée la CFDT.
Les magasins "vont être approvisionnés car il y a 800.000 articles en stock et la société écoule 140.000 articles par mois", a argumenté devant le tribunal la direction.
Mais même si ce plan de redressement aboutit, "une réorganisation drastique avec des fermetures de magasins et une nouvelle réduction du siège sont très probables", a jugé la CFDT.
Sans compter le scénario catastrophe : "A l'inverse, si ces conditions ne sont pas remplies, se profilera une liquidation avec vente au plus offrant des magasins, des stocks et de la marque, avec un impact social désastreux".
La marque iconique des années 1990 enchaîne les déboires depuis plusieurs années, avec une troisième demande de redressement judiciaire en cinq ans.
Lancée en 1973 par deux frères, Gérard et Patrick Pariente, Naf Naf - en hommage au "petit cochon le plus fort et le plus malin des trois" - acquiert une certaine notoriété en 1983. Sa combinaison en toile de coton déclinée en plusieurs couleurs se vend alors à plus de 3 millions d'exemplaires, rappelle le site de la marque.
Un succès commercial qui prend de l'ampleur dans les années 1990 lorsque la marque lance des campagnes publicitaires très remarquées, avec pour slogan "Le Grand Méchant Look".
Mais en mai 2020, en pleine épidémie de Covid, la marque est placée en redressement judiciaire.
L'entreprise est alors reprise par le groupe franco-turc SY International, qui emploie plus de 1.000 personnes dans le monde, et avait déjà acquis l'enseigne Sinéquanone en 2019.
La marque, qui s'est endettée durant la pandémie, notamment en raison de loyers impayés, est de nouveau placée en redressement judiciaire en septembre 2023, avant d'être rachetée par Migiboy Tekstil.
Y.Zaher--SF-PST