-
L'aide humanitaire du Mexique arrive à Cuba, Chili et Russie promettent de l'assistance
-
L'UE s'engage à se réformer plus vite, pour peser face à la Chine et à Trump
-
Une mère interpellée après la découverte de deux bébés dans son congélateur
-
Le procès en diffamation de Trump contre la BBC pour 10 milliards de dollars fixé à février 2027
-
Des ONG critiquent le "blocus naval" italien contre les migrants
-
Venezuela: première grande manifestation d'opposition, jour d'adoption d'une loi d'amnistie historique
-
Tir réussi pour Ariane 6 et son premier lancement de satellites d'Amazon Leo
-
Tuerie au Canada: journée de deuil, le Premier ministre Mark Carney se rendra sur place
-
JO: "Un beau cadeau de la vie" pour Cizeron et Fournier Beaudry
-
La nouvelle stratégie énergétique de la France dévoilée, entre soulagement et déception
-
En Syrie, la plupart des familles de jihadistes étrangers ont disparu du camp d'al-Hol
-
Cyclone Gezani: le bilan grimpe à 38 morts à Madagascar, la principale route d'accès à Toamasina bloquée
-
Haute-Saône: les corps de deux nourrissons découverts dans un congélateur, une femme interpellée
-
Après la "saga" du Groenland, l'Otan tente d'empêcher une autre crise
-
Fruits et légumes contre sodas: le débat sur les marges de la grande distribution relancé
-
Chili : annulation d'un projet d'hydrogène vert près du site astronomique Paranal
-
Le "nouveau désordre mondial" menace la coopération, prévient le chef de l'ONU Climat
-
Droits TV, départ de Tavernost, le foot pro en plein marasme
-
L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz
-
Crues: la Garonne, en vigilance rouge, déborde au sud-est de Bordeaux
-
L'Inde va acheter une centaine de nouveaux chasseurs français Rafale
-
L'ex-employé d'une crèche londonienne condamné à 18 ans de prison pour des agressions sexuelles d'enfants
-
La suite de "La Servante écarlate" lancera Séries Mania, qui promet une édition politique
-
Wall Street ouvre sans direction claire, attend l'inflation américaine
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani grimpe à 38 morts
-
La tempête Nils baisse d'intensité, vigilance rouge crues maintenue
-
Ski alpin: Romane Miradoli, une si longue attente
-
L'Inde approuve l'achat de nouveaux chasseurs français Rafale
-
Après l'emploi, Wall Street attend sereinement l'inflation américaine
-
Sanofi évince son DG Paul Hudson, remplacé par la patronne de Merck
-
Des comptes pro-Kremlin utilisent les dossiers Epstein pour désinformer
-
Affaire Epstein : perquisitions chez l'ex-Premier ministre Thorbjørn Jagland
-
Syrie: la plupart des familles de jihadistes étrangers ont disparu du camp d'al-Hol
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035
-
Perquisitions à la Commission européenne dans une enquête sur la vente d'actifs immobiliers
-
Ukraine: sans chauffage, les plantes tropicales du Jardin botanique flétrissent
-
A Wine Paris, innover pour attraper de nouveaux consommateurs
-
Ariane 6: dernière ligne droite avant le vol inaugural pour Amazon
-
Mercedes-Benz: le bénéfice net s'effondre, les marges en chute libre
-
Restreints, bloqués, que se passe-t-il pour WhatsApp et Telegram en Russie?
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries, selon Médiamétrie
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries (Médiamétrie)
-
JO-2026: Federica Brignone championne olympique du super-G, Romane Miradoli en argent
-
Virus Nipah: risque de propagation faible au niveau mondial, selon l’OMS
-
L'UE promet de se réformer pour résister à la Chine et à Trump
-
Corée du Nord: Kim s'apprêterait à désigner sa fille comme héritière, selon Séoul
-
Grèce: les Cyclades emportées par la fièvre du béton
-
Compétitivité: Macron et Merz s'affichent ensemble, malgré les divergences
-
Tempête Nils: les vents violents font un mort, 900.000 foyers privés d'électricité
-
Sanofi évince son directeur général Paul Hudson, remplacé par Belén Garijo
Au Pakistan, après les frappes indiennes, ruines et menaces
De la mosquée Bilal, il ne reste plus qu'une carcasse. Ici, dans la capitale du Cachemire pakistanais, les missiles indiens tombés du ciel ont emporté la vie de trois personnes, dont le vieux gardien des lieux que 600 personnes sont venues enterrer.
Au milieu des barres métalliques noircies, des charpentes de bois écroulées et d'exemplaires du Coran que des fidèles ramassent, Mohammed Salman, qui vit juste à côté raconte à l'AFP. "Il y a eu des bruits terribles dans la nuit et la panique partout", lâche-t-il.
Ce qui a déchiré l'obscurité, surprenant dans leur sommeil les habitants de Muzzafarabad et de cinq autres villes du Pakistan, c'est la réponse indienne à une attaque meurtrière de l'autre côté de la frontière.
Le 22 avril, des tireurs étaient sortis des bois pour abattre 26 hommes, des civils en villégiature sur les contreforts de l'Himalaya à Pahalgam, de l'autre côté de la frontière de facto au Cachemire, dans la partie administrée par l'Inde.
Depuis, New Delhi accuse Islamabad, qui répond n'avoir aucun lien avec cet attentat jamais revendiqué. Et les deux voisins, rivaux depuis leur douloureuse partition il y a près de 80 ans, se menacent du pire.
- "Sans abri maintenant" -
L'Inde a tiré des missiles sur des "sites terroristes", a dit son armée dans la nuit, tandis que le Pakistan a répliqué avec d'intenses tirs d'artillerie le long de la frontière de facto au Cachemire. Jusqu'ici les deux pays recensent une quarantaine de morts.
Tariq Mir, qui vit près de la mosquée Bilal, s'éloigne.
"Nous allons vers des zones plus sûres, nous sommes sans abri maintenant", se lamente ce Pakistanais de 24 ans, touché à la jambe par des éclats d'obus.
A Bahawalpur, dans le Pendjab frontalier de l'Inde, Ali Mohammed a lui aussi été réveillé en sursaut.
Il y a eu les explosions et il y a eu les appels lancés depuis les haut-parleurs des mosquées des alentours qui ont suivi.
"On dormait quand on a entendu une explosion", raconte-t-il. "On est sorti pour aider, et quatre autres missiles ont frappé", poursuit-il, au milieu de dizaines de badauds qui se pressent, pour la plupart encore sur leurs scooters, pour observer les restes de la mosquée Subhan.
Le toit écroulé gît au milieu de débris de béton et de métal, à côté d'un bâtiment toujours surplombé par des dômes blancs. Alentour, les forces de sécurité bloquent les badauds.
Cette immense école coranique connue à travers tout le pays est accusée par le renseignement indien d'être lié à des groupes proches du mouvement jihadiste Lashkar-e-Taiba (LeT) qu'il soupçonne d'avoir mené l'attaque du 22 avril.
- "Coups rendus au centuple" -
Reprenant les éléments de language répétés chaque jour à la télévision, dans des communiqués à la radio ou sur les réseaux sociaux par l'état-major, M. Mohammed assure: "Pour chaque coup donné, nous le rendrons au centuple".
"Nous sommes une puissance nucléaire", martèle-t-il encore en guise de menace à l'égard du voisin indien, qui lui aussi possède la bombe nucléaire, faisant redouter au monde un engrenage sans retour.
Jamila Bibi, elle, n'a qu'une priorité alors que les bruits de bottes sont devenus fracas des bombes à Muzzaffarabad: mettre sa famille à l'abri.
"Les enfants sont terrorisés, nous n'avons pas pu quitter notre maison cette nuit mais maintenant nous allons nous installer chez des proches", explique cette Pakistanaise de 52 ans, la tête couverte d'un voile rouge et blanc.
Plus haut, sur les collines luxuriantes du Cachemire, des fidèles prient autour d'un cercueil en bois.
Une petite dizaine d'hommes, têtes baissées, se met ensuite en branle pour emporter la gardien de la mosquée Bilal vers sa dernière demeure.
vids-jma/sbh/lpt
I.Matar--SF-PST