-
NBA : LeBron James aux Sixers, un dernier pari pour un nouveau titre
-
Macron en tournée dans le Golfe après un week-end de chaos en France
-
Australie : une députée grièvement blessée lors d'une "attaque", un suspect interpellé
-
Cindy Crawford "inconsolable" après le décès de son fils Presley Gerber
-
Au large de Madère, des scientifiques sur le front de la protection des océans
-
Dans un hôpital de Jordanie, paroles d'adolescents gazaouis amputés
-
Dans un fief industriel américain, "les gens lambda ne s'en sortent pas"
-
Patrick Chauvel, une vie à photographier la guerre
-
Sous pression, Macron reconduit Nuñez mais réclame des changements de méthode "face aux casseurs"
-
Début du procès des tueurs présumés du grand frère d'Amine Kessaci lors d'un triple assassinat
-
Une mission japonaise vise les lunes de Mars pour percer le mystère de la vie sur Terre
-
Bourse de Paris: la dette française sous tension après les violences du week-end
-
A la COP17, les États sommés de rectifier le tir sur leurs engagement pour la nature
-
Bourses: Paris recule nettement après un week-end de violences
-
Malgré la crise et les critiques en France, Macron entame une tournée dans le Golfe
-
La Paris Games Week se recentre sur le jeu vidéo dans un secteur en plein bouleversement
-
Un huitième cas d'Ebola au Kenya
-
"Clown", "corrompu" : Lula et Flavio Bolsonaro s'écharpent lors de leur premier débat
-
L'épisode actuel d'El Niño est-il à un record? Tout dépend de ce qui est calculé
-
Kenya : verdict dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé 191 fidèles
-
En Alberta, un scrutin test pour l'unité du Canada
-
La COP17 sur la biodiversité s'ouvre avec un mot d'ordre : il faut en faire plus
-
Ukraine : Zelensky de nouveau attaqué par Trump malgré des contacts avec ses émissaires
-
Trump adoube Netanyahu avant des législatives décisives en Israël
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump, qui le critique à nouveau
-
Espagne: porté par Mbappé, le Real reste au contact du Barça avant le Clasico
-
Ligue 1 : vainqueur de Nice dans la souffrance, Lyon prend la tête
-
Italie : la Lazio revient en tête et enfonce la Juventus
-
Violences en France : pas de remise en cause du match de NFL prévu à Paris (Ligue)
-
Tennis de table : Félix Lebrun, nouveau roi d'Europe
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump pour apaiser les tensions avec Washington
-
Conflit avec les Houthis: de nouvelles frappes font neuf morts au Yémen, six blessés en Arabie
-
Premier recours climatique contre l’État italien: un tribunal doit se prononcer
-
Nouveaux heurts à Paris et Lyon, Macron prend la parole
-
Le Japon à l'assaut des lunes de Mars, avec une présence française à bord
-
Au Verdon, la mégaferme terrestre à saumons c'est "NON" pour une foule d'opposants
-
Champions Cup : le Stade toulousain miraculé contre Exeter
-
En Chine, l'essor du luxe d'occasion bouscule les marques occidentales
-
FC Barcelone: Koundé et Eric Garcia forfaits contre le PSG en Ligue des champions
-
Un "choc" : face à l'IA, la complexe équation des mathématiciens
-
La France en quête d'explications face au chaos, nouvelles tensions à Paris
-
Tennis : à 25 ans, Chwalinska ouvre son palmarès en fanfare
-
L1 : Marseille se donne de l'air à Angers
-
Ryad vit au ralenti face aux attaques houthies et déplore la mort de deux pilotes
-
Brésil: premier débat entre Lula et Bolsonaro, une semaine avant le second tour
-
"C'est la famille" : au Liban, l'angoisse d'habitants avant le départ de la Finul
-
A Kiev, sous les drones russes, une journée ordinaire dans une vie qui ne l’est plus
-
Le Vietnam signe un accord de libre-échange avec quatre pays européens
-
Exosens affûte sa vue face aux drones et vise les microréacteurs nucléaires américains
-
Albanie : sixième jour de manifestations à Tirana, Rama refuse de démissionner
"Comme un château de cartes", l'Allemagne rongée par le spectre du déclin économique
Les emplois du secteur automobile ont longtemps assuré la prospérité de Lüdenscheid, à l'ouest de l'Allemagne, dont les habitants craignent désormais que la ville ne devienne un "musée de l'industrie".
En périphérie de la commune de 70.000 habitants, les lumières sont plus rares au siège de Kostal, fabricant de systèmes électriques pour carrosseries. L'entreprise familiale, présente depuis plus d'un siècle, achève de délocaliser sa production à l'est de l'Europe, en Hongrie notamment.
La région de Lüdenscheid "est un baromètre de ce qui se passe dans le pays", constate Sebastian Wagemeyer, le maire de la ville.
Faillites et licenciements assombrissent l'avenir de cette commune prospère du bassin de la Ruhr, reflet de la crise industrielle qui frappe la plus grande économie d'Europe et sera au cœur des élections législatives du 23 février.
La région a perdu l'an dernier quelque mille emplois dans le domaine de la sous-traitance automobile et risque de se transformer en "musée industriel à ciel ouvert", affirme Fabien Ferber, représentant local du syndicat de la métallurgie IG Metall.
- Modèle dépassé -
Dernier exemple en date, l'équipementier Gerhardi, producteur de pièces d'aluminium depuis cent ans à Lüdenscheid, a déposé le bilan en novembre, menaçant 1.500 emplois si aucun repreneur n'est trouvé.
Petra Bänsch, 60 ans, a travaillé durant vingt ans comme technicienne en contrôle-qualité chez Kostal, "un employé sûr", lui avait-on assuré.
"Je suis trop jeune pour partir à la retraite, mais trop vieille pour retrouver un travail, c'est une situation terrifiante!", confie cette mère et grand-mère. L'un de ses anciens collègues s'est déjà reconverti comme chauffeur de bus, raconte-elle.
"La région promettait la prospérité aux travailleurs depuis plusieurs générations: pouvoir s'acheter une maison, partir en vacances...", explique M. Ferber, et "cette promesse s'effondre comme un château de cartes".
L'industrie allemande, qui pèse plus de 20% du PIB, va mal, ébranlée par la hausse des coûts de l'énergie depuis l'invasion de l'Ukraine, par la concurrence des producteurs chinois et le ralentissement de la croissance chez le géant asiatique, un débouché crucial pour le "Made in Germany".
Le secteur automobile - quelque 780.000 emplois en Allemagne -, les gros consommateurs d'énergie comme l'acier ou la chimie, longtemps abreuvés de gaz russe bon marché, sont en première ligne. Le géant Volkswagen va ainsi supprimer 35.000 emplois d'ici 2030.
A contrario, l'Allemagne compte peu de grands acteurs parmi les géants mondiaux de la tech, de l'internet ou de l'intelligence artificielle.
Le pays de plus de 80 millions d'habitants "se rend compte que l'ancien modèle d'une énergie bon marché et de grands marchés d'exportation facilement accessibles ne fonctionne plus", écrit Carsten Brzeski, analyste chez ING.
L'ancienne locomotive européenne, qui vient d'enchaîner deux années de récession, pointe désormais en queue de peloton, avec une économie "de la même taille qu'au début de l'année 2020, soit cinq années de stagnation", souligne l'expert.
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, et sa menace d'augmenter les droits de douane sur les exportations, pourraient détruire des dizaines de milliers d'emplois, selon les experts.
- Peur -
L'Allemagne reste l'une des économies les plus riches du monde, mais a besoin de réformes en profondeur car ses problèmes de compétitivité s'ajoutent à des défis structurels, comme un déficit chronique d'investissements et le vieillissement de sa population, qui impacte les systèmes de soins de santé, de retraite et le marché du travail.
Pour sortir de l'impasse, la plupart des partis proposent un plafonnement des prix de l'énergie et la réduction de la bureaucratie.
Le parti social-démocrate SPD du chancelier Olaf Scholz veut attirer les investisseurs en Allemagne avec un bonus fiscal.
Les conservateurs misent quant à eux sur la baisse des impôts pour les sociétés, pour que l'Allemagne bénéficie d'un taux "compétitif", explique à l'AFP Florian Müller, député de Lüdenscheid.
Dans cette circonscription, le vote pour le parti d'extrême droite AfD a bondi de 7 points lors des élections européennes de juin, comparé au scrutin de 2019, une tendance conforme au reste du pays.
Pour les législatives, le parti est crédité de 20% des suffrages, deuxième force politique derrière les conservateurs de la CDU et devant le SPD.
L'extrême droite "joue bien sûr sur la peur. Ils n'existent que par la peur", déplore le maire (SPD) Sebastian Wagemeyer.
P.Tamimi--SF-PST