-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) estime qu"on paie cash 10 ans de verticalité", demande de "vraies réponses sociales"
-
Après une nuit "calme", Lecornu annonce de nouveaux couvre-feux pour mardi soir
-
Fnac Darty: la Commission européenne autorise l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky
-
Les violences de colons, un sujet embarrassant pour Netanyahu à la veille des élections
-
Des duels à scruter lors des élections américaines de mi-mandat
-
Dans l'Est américain, des riverains face aux millions d'un constructeur de centre de données
-
L'Ukraine lutte pour son approvisionnement en électricité avant l'hiver
-
Ligue des champions : à Paris, le réveil de Kvaratskhelia se fait attendre
-
Ligue des champions : une semaine en or pour Lamine Yamal ?
-
NBA : Wembanyama, l'année pour tout rafler
-
La députée australienne victime d'une attaque a perdu une jambe, selon des médias locaux
-
L'Ukraine accuse Washington de retarder la livraison de missiles
-
Election au Brésil : Meta doit prouver en 24 heures que Lula et Bolsonaro sont traités de la même façon
-
Mali: plus d'une quarantaine de civils tués dimanche par des hommes armés (sources sécuritaires et locales)
-
Brise-glace et câble sous-marin: l'UE dévoile sa stratégie pour l'Arctique
-
Micro chez OpenAI : le juge garde en détention l'ingénieur saoudien, y voit un "talent précieux" pour Riyad
-
Explosion de la rue de Trévise: le procès de la Ville de Paris s'ouvre mardi pour sept semaines
-
Roumanie : le Parlement s'apprête à investir le pro-européen Luca Niculescu, après des mois de crise
-
Une sonde japonaise en route vers les lunes de Mars pour une mission inédite
-
Le budget de l'Etat mis sur pause, l'Assemblée s'empare de celui de la Sécu
-
Ukraine: Washington retarde la livraison de missiles, accuse Zelensky
-
Wall Street profite d'un regain d'intérêt pour l'IA
-
Une fusée japonaise décolle vers les lunes de Mars pour une mission inédite
-
Violences: les premiers couvre-feux en vigueur, l'exécutif montre les muscles sur la réponse pénale
-
Triple narchomicide: face-à-face tendu entre la famille Kessaci et les accusés
-
Les affrontements se poursuivent en Albanie entre manifestants et forces de l'ordre
-
Violences : les premiers couvre-feux annoncés à Paris, Lille et Nice
-
La Bourse de Paris finit dans le rouge après les violences en France
-
Kenya: le gourou d'une secte mortifère jugé coupable des meurtres de 190 enfants et d'un adulte
-
Ukraine: "aucun avertissement" avant les frappes russes et Starshield toujours bridé, déplore Zelensky
-
Route du Rhum: les premiers bateaux sont arrivés à Saint-Malo
-
Violences du week-end : le gouvernement reconnaît des failles, Lecornu annonce des couvre-feux "localisés"
-
Trump en campagne sur des terres républicaines avant des élections à haut risque
-
Manifestations en Albanie : la "ligne rouge" a été franchie, selon le Premier ministre
-
Coupe de l'America : le défi français se jette à l'eau le premier à Naples
-
Ligue des champions : PSG-Barça, spectacle attendu au sommet
-
A la COP17, haro sur les subventions aux activités néfastes à la biodiversité
-
Présidentielle : face aux violences, le RN cherche à capitaliser sur l'image du parti de l'ordre
-
Crise politique et violences en France : les derniers développements
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares de forêts brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
Pays-Bas: le Premier ministre et son compagnon attendent un enfant
-
NBA : Haliburton, Lillard, Irving... Ces gros poissons font leur retour
-
Gaza: faute de moyens, le PAM contraint de réduire drastiquement son aide humanitaire
-
Bourses: Paris entraîne l'Europe dans le rouge, la dette française sous pression
-
Lecornu annonce des couvre-feux "localisés" après les scènes de chaos du week-end
-
Kenya : verdict attendu dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé jusqu'à la mort 191 fidèles
-
Australie : une députée grièvement blessée lors d'une "violente attaque", un suspect interpellé
-
Triple narchomicide : face à la famille Kessaci, les accusés nient en bloc
-
NBA : LeBron James aux Sixers, un dernier pari pour un nouveau titre
-
Macron en tournée dans le Golfe après un week-end de chaos en France
Salvador: Bukele veut relancer l'extraction minière interdite depuis 2017
"Absurde" ! C'est ainsi que le président président du Salvador, Nayib Bukele, a d'abord qualifié la décision du pays en 2017 d'abandonner l'extraction minière au nom de la défense de l'environnement. Face à une croissance atone, il entend la relancer et avance pas à pas son argumentaire.
Le Salvador avait été le premier pays au monde à interdire toute licence ou concession de mines de métaux à ciel ouvert ou souterraines, ainsi que l'usage de produits chimiques toxiques comme le cyanure ou le mercure.
Fin novembre sur son compte X, son unique canal de communication, M. Bukele a affirmé que "des études menées dans seulement 4% de la zone potentielle ont permis d'identifier 50 millions d'onces d'or, évaluées aujourd'hui à 131.565 millions de dollars. Cela équivaut à 380% du PIB", a-t-il avancé, sans citer de sources précises.
"Si nous exploitons nos ressources naturelles de manière responsable, nous pouvons changer l'économie du Salvador du jour au lendemain", a-t-il estimé quelques jours plus tard dans un autre train de publications.
Le président élu en 2019 va demander au Parlement, où son parti est ultra-majoritaire, d'abroger la loi afin de lancer des appels d'offres pour profiter selon lui de "la plus forte densité au monde" de gisements d'or.
- "Risque" -
Les publications savamment distillées de M. Bukele suscitent l'inquiétude des défenseurs de l'environnement et une quinzaine d'ONG ont appelé à un rassemblement mardi autour du Parlement.
"C'est une chose d'installer une mine dans le désert d'Atacama (au Chili) et cela en est une autre d'ouvrir une mine à ciel ouvert à Chalatenango (nord du Salvador), où la densité de population est élevée et où il existe peu de réserves forestières", juge auprès de l'AFP Pedro Cabezas, leader de l'Alliance centraméricaine contre les mines.
Antonio Pacheco, dirigeant de l'ONG ADES, estime que l'exploitation minière dans le bassin de la rivière Lempa, qui alimente la capitale en eau, "comporte un risque énorme" et "l'effet nocif se répercuterait sur tout le territoire".
Les diverses ONG qui avaient milité et obtenu la loi anti-mines de 2017 prédisent "pénurie d'eau et pollution", car contrairement aux pays andins (Chili, Pérou, Bolivie, Argentine), l'Amérique centrale n'a aucune tradition minière.
L'exploitation à ciel ouvert est illégale au Honduras, au Costa Rica (bien que le gouvernement ait laissé entendre un possible retour en arrière), et le Panama a déclaré un moratoire sur de nouvelles autorisations d'extraction après la paralysie du pays contre la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert d'Amérique centrale.
- "Emplois" -
Après s'être attaqué aux gangs qui terrorisaient le pays à coups d'états d'urgence et d'arrestations massives, Nayib Bukele doit relever celui du pouvoir d'achat : plus d'un quart des Salvadoriens vivent dans la pauvreté, et près de 70% des emplois sont dans le secteur informel.
Au pied de la colline de Saint-Sébastien, dans l'ancienne zone minière de Santa Rosa de Lima (nord-est), les projets de Bukele divisent.
"Ca créera des emplois" et "bénéficiera à tous", estime auprès de l'AFP Rubén Delgado, maçon de 55 ans.
José Torres, chercheur d'or indépendant de 72 ans qui craint de perdre sa maigre source de revenus, dit que "les rivières sont déjà polluées, les animaux meurent, et nous n'avons rien d'autre ici".
Critique virulent de l'industrie minière, le prêtre jésuite Rodolfo Cardenal, estime que "l'éclat de l'or alimente des fantasmes exorbitants et une cupidité insatiable". Selon ce professeur à l'université centraméricaine, "le Seigneur n'a pas placé un gigantesque trésor sous nos pies pour enrichir une multinationale et ses relais locaux, ou pour polluer ou détruire des vies".
Il s'interroge sur les intérêts qu'entend défendre M. Bukele : "Ceux du pays ou ceux d'une multinationale ?".
- "Défis" -
L'économiste Carlos Acevedo, ancien président de la Banque centrale du Salvador, déclare que les chiffres "spectaculaires" avancés par le président Bukele suggèrent que le Salvador "est assis sur une mine d'or". Selon lui, si la véracité des 50 millions d'onces d'or est reconnue, cela couvrirait quatre fois la dette extérieure du pays de 31 milliards de dollars, soit 85% du PIB.
Il souligne que le principal défi est d'arriver à "extraire cet or de manière socialement et écologiquement responsable", mais prévient que malgré tout l'or du monde "il n'existe pas de recette miracle permettant de générer de la croissance du jour au lendemain".
Selon lui, l'autre défi de M. Bukele sera de parvenir à "négocier différemment" avec les géants mondiaux de l'extraction minière, les redevances négociées avec les Etats lors des appels d'offres étant minimes.
E.Aziz--SF-PST