-
Ligue des champions: le PSG continue son spectacle, même face au Barça
-
"Tensions" en France: inquiet pour la consommation, Carrefour réduit légèrement ses objectifs 2026
-
Et de deux... Boeing obtient la certification du 737 MAX 10, après celle du MAX 7
-
Albanie : le Premier ministre dénonce une "guerre hybride" derrière les manifestations violentes
-
En grande difficulté, GiFi va solliciter un redressement judiciaire
-
Wall Street clôture dans le vert, soutenue par les résultats d'entreprises et le pétrole
-
Après un demi-siècle, le mythique Orchestra Baobab parie sur une pétillante nouvelle génération
-
A la Maison Blanche de Donald Trump, le retour des turbulences à mi-mandat
-
Brésil : Lula veut disqualifier Flavio Bolsonaro pour "ingérence" de Meta
-
Procès Maradona : la défense demande l'acquittement du psychologue Diaz, l'accusé qui divise
-
Brésil : Meta assure que Lula et Flavio Bolsonaro sont traités de façon égalitaire
-
Ukraine : Zelensky salue le rétablissement du partage du renseignement américain
-
Ebola : un premier cas au Nigeria
-
Mairie de Limoges incendiée : interpellation de "l'un des suspects", lié à l'ultragauche
-
Sans enthousiasme, l'Assemblée s'empare du budget de la Sécu et ses économies massives
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, le "spread" au plus haut depuis 2011 en clôture
-
Le Rwanda pressenti pour accueillir le premier centre de migrants expulsés d'Europe
-
Kenya : neuvième cas d'Ebola
-
Zelensky rencontre Witkoff à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails
-
Le prince Harry veut "régler" les désaccords avec sa famille
-
Au Soudan, retourner dans les mines d'or, malgré les frappes égyptiennes meurtrières
-
Le Parlement roumain approuve un gouvernement pro-UE après des mois d'impasse
-
Brésil : Meta dit assurer un traitement égalitaire à Lula et Flavio Bolsonaro
-
Commerces pillés: des cagnottes de soutien virales sur les réseaux sociaux
-
Manifestations : le principal syndicat des livreurs indépendants demande la suspension des commandes dans les zones à risque
-
Une panne électrique sur Google Cloud perturbe les services de plusieurs banques britanniques
-
Merz annonce une manne d'investissements privés pour relancer l'Allemagne
-
Masters 1000 de Paris: l'année de "la confirmation" à la Plenitude Arena, espère Pioline (à l'AFP)
-
Mali: plus d'une quarantaine de civils tués dimanche par des hommes armés, selon des sources sécuritaires et locales
-
Violences : l'État au chevet des commerçants, promet plus de sécurité
-
Masters 1000 de Paris: "on respecte le silence" de Monfils mais "on s'adaptera s'il y a contact", dit Pioline
-
Loin de la crise en France, Macron sécurise des approvisionnements de gazole dans le Golfe
-
Violences en France : le renseignement estime que "l'ultragauche" et "l'extrême gauche radicale" étaient en pointe samedi
-
Wall Street ouvre en baisse, entre IA et résultats d'entreprises
-
Brise-glace et câble sous-marin: l'UE veut renforcer sa présence dans l'Arctique
-
Violences : l'État au chevet des commerçants, les couvre-feux prolongés
-
A Bombay, Rubio parle énergie, commerce et raffinage
-
Mairie de Limoges incendiée : un suspect lié à l'ultragauche interpellé en Haute-Vienne
-
Explosion de la rue de Trévise: le procès de la Ville de Paris s'est ouvert
-
Zelensky à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
-
Un mort dans les fortes intempéries près de Marseille, la Haute-Corse en vigilance rouge
-
Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
-
Les Fidji accélèrent leur transition énergétique pour sortir des fossiles
-
Violences : l'État "a été défaillant", accuse le président du Medef Patrick Martin
-
努莎・奧貝爾:未見嶄新開局,卻見領導失能——波茨坦市長能否勝任其職?
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) demande de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées
-
La Bourse de Paris recule, les inquiétudes sur la dette française persistent
-
Colombie: un palais présidentiel bis aux airs de Maison Blanche suscite la controverse
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) estime qu"on paie cash 10 ans de verticalité", demande de "vraies réponses sociales"
Acier neuf ou recyclé? A Florange, les secrets de la torche olympique servent de démonstrateur de la décarbonation
En six ou sept passages sous les rouleaux et les jets d'eau, la barre de métal en fusion de 25 cm d'épaisseur s'aplatit et s'allonge en un long et fin ruban d'acier. Un panache de fumée blanche envahit le sombre laminoir.
Dans l'usine sidérurgique ArcelorMittal de Florange, en Moselle, la fabrication de l'acier de la torche olympique des Jeux de Paris 2024, a fait office de défi pour des équipes plus habituées à la grande industrie -de l'automobile ou du bâtiment- qu'aux petites séries de quasi-orfèvrerie.
Une seule bobine d'acier enroulé sorti du laminoir a d'ailleurs suffi pour fabriquer les 2.000 torches nécessaires aux relayeurs de la flamme des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 cet été.
"On s'est préparé comme des sportifs, il fallait répondre à beaucoup de questions techniques nouvelles", explique à l'AFP Mourad Sedki, ingénieur qualité à Florange.
"On n'a pas le choix, c'est pour le climat qu'on l'a fait aussi", ajoute Aurélie Lemière, ingénieure également à Florange, qui a été sélectionnée pour être porteuse de la flamme sur une des étapes du relais en Moselle.
De quels défis parlent-ils ? Quel est le rapport entre les Jeux olympiques, la flamme, un groupe sidérurgiste sponsor de l'opération, et l'évolution des températures mondiales?
"La première difficulté, c'était la confidentialité. Rien ne devait fuiter, les équipes ne devaient pas être au courant, pour ne pas ébruiter l'affaire trop tôt, elles ont appris plus tard qu'un brame (barre, poutre) d'acier recyclé, laminé à Florange, avait servi à fabriquer les torches", dit Franck Wasilewski, chef de ce projet "unique". "Pas de tableau de bord, rien dans l'ordinateur, on a tout préparé en équipe resserrée".
Mais ce sont quand même des ingénieurs de quatre centres de recherche différents du groupe qui se sont alliés pour concevoir, réaliser, tester et valider la qualité de l'acier utilisé, précise Jean-Luc Thirion, directeur général de la recherche du groupe.
Pour des Jeux qui revendiquent la sobriété, la torche oblongue de 70 cm de haut est en acier recyclé. Ce qui fait baisser considérablement son bilan carbone.
L'acier issu du recyclage de ferrailles en four électrique émet environ 0,5 tonne de CO2 par tonne produite, contre 1,8 tonne pour celui qui sort d'un haut fourneau, en raison de la combustion du charbon utilisé pour desoxyder le minerai de fer qui se transforme en fonte d'acier.
La torche est aussi rechargeable et réutilisable par une dizaine de porteurs différents. A la différence des Jeux précédents, où près de 12.000 torches avaient été fabriquées, six fois plus que pour Paris 2024.
"Il a fallu être très innovant pour arriver à une torche de 0,7 mm d'épaisseur, avec une mise en forme compliquée", et des "défis techniques d'assemblage", fait valoir M. Thirion. Un peu comme faire réaliser un objet d'art dans l'industrie lourde.
ArcelorMittal a offert l'acier, mais espère maintenant en retirer un peu de gloire. Tout au moins dans le petit monde des ingénieurs et de l'industrie.
- "Et Florange est toujours là!" -
Car dans l'industrie traditionnelle, l'acier recyclé reste encore souvent réservé aux poutres de construction.
Bien cachées dans la structure des bâtiments, les imperfections ou les "bulles" sur le métal, dues aux restes d'autres métaux ou peintures de leur précédente vie qui se sont amalgamés dans le four de recyclage, sont invisibles à l'oeil nu.
L'acier plat, neuf, sans aspérité, utilisé pour les voitures, l'électro-ménager, sort, lui, souvent directement des hauts fourneaux.
Le défi était donc de prouver, y compris en interne, qu'une pièce de grande qualité et de grande finesse pouvait être fabriquée à partir d'acier recyclé issu de vieilles carosseries ou machines à laver.
"Les chercheurs se sont impliqués avec beaucoup d'enthousiasme et en vraie complémentarité d'innovation avec le designer de la torche Mathieu Lehanneur", ajoute M. Thirion.
"Et Florange est toujours là!", lance, bravache, le directeur de l'usine Jean-François Malcuit. Souvenir des rudes joutes sociales qui ont fait de Florange un symbole de la désindustrialisation en 2013, lors de la fermeture de ses derniers hauts fourneaux après vingt mois de bras de fer entre syndicats, gouvernement et direction.
Aujourd'hui, l'usine emploie environ 2.000 personnes et est tournée vers des technologies d'avenir comme la galvanisation.
Les hauts fourneaux promis à la démolition devraient eux-mêmes être "entièrement recyclés" dans les futurs fours électriques prévus à Dunkerque. "C'est le cycle naturel de la vie de l'acier", dit M. Malcuit. Mais onze ans après, le chantier de démolition n'a toujours pas commencé.
O.Salim--SF-PST