-
Procès Maradona : la défense demande l'acquittement du psychologue Diaz, l'accusé qui divise
-
Brésil : Meta assure que Lula et Flavio Bolsonaro sont traités de façon égalitaire
-
Ukraine : Zelensky salue le rétablissement du partage du renseignement américain
-
Ebola : un premier cas au Nigeria
-
Mairie de Limoges incendiée : interpellation de "l'un des suspects", lié à l'ultragauche
-
Sans enthousiasme, l'Assemblée s'empare du budget de la Sécu et ses économies massives
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, le "spread" au plus haut depuis 2011 en clôture
-
Le Rwanda pressenti pour accueillir le premier centre de migrants expulsés d'Europe
-
Kenya : neuvième cas d'Ebola
-
Zelensky rencontre Witkoff à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails
-
Le prince Harry veut "régler" les désaccords avec sa famille
-
Au Soudan, retourner dans les mines d'or, malgré les frappes égyptiennes meurtrières
-
Le Parlement roumain approuve un gouvernement pro-UE après des mois d'impasse
-
Brésil : Meta dit assurer un traitement égalitaire à Lula et Flavio Bolsonaro
-
Commerces pillés: des cagnottes de soutien virales sur les réseaux sociaux
-
Manifestations : le principal syndicat des livreurs indépendants demande la suspension des commandes dans les zones à risque
-
Une panne électrique sur Google Cloud perturbe les services de plusieurs banques britanniques
-
Merz annonce une manne d'investissements privés pour relancer l'Allemagne
-
Masters 1000 de Paris: l'année de "la confirmation" à la Plenitude Arena, espère Pioline (à l'AFP)
-
Mali: plus d'une quarantaine de civils tués dimanche par des hommes armés, selon des sources sécuritaires et locales
-
Violences : l'État au chevet des commerçants, promet plus de sécurité
-
Masters 1000 de Paris: "on respecte le silence" de Monfils mais "on s'adaptera s'il y a contact", dit Pioline
-
Loin de la crise en France, Macron sécurise des approvisionnements de gazole dans le Golfe
-
Violences en France : le renseignement estime que "l'ultragauche" et "l'extrême gauche radicale" étaient en pointe samedi
-
Wall Street ouvre en baisse, entre IA et résultats d'entreprises
-
Brise-glace et câble sous-marin: l'UE veut renforcer sa présence dans l'Arctique
-
Violences : l'État au chevet des commerçants, les couvre-feux prolongés
-
A Bombay, Rubio parle énergie, commerce et raffinage
-
Mairie de Limoges incendiée : un suspect lié à l'ultragauche interpellé en Haute-Vienne
-
Explosion de la rue de Trévise: le procès de la Ville de Paris s'est ouvert
-
Zelensky à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
-
Un mort dans les fortes intempéries près de Marseille, la Haute-Corse en vigilance rouge
-
Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
-
Les Fidji accélèrent leur transition énergétique pour sortir des fossiles
-
Violences : l'État "a été défaillant", accuse le président du Medef Patrick Martin
-
努莎・奧貝爾:未見嶄新開局,卻見領導失能——波茨坦市長能否勝任其職?
-
Indonésie : près de deux millions d'hectares brûlés en 2026 jusqu'en septembre
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) demande de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées
-
La Bourse de Paris recule, les inquiétudes sur la dette française persistent
-
Colombie: un palais présidentiel bis aux airs de Maison Blanche suscite la controverse
-
17 octobre : Marylise Léon (CFDT) estime qu"on paie cash 10 ans de verticalité", demande de "vraies réponses sociales"
-
Après une nuit "calme", Lecornu annonce de nouveaux couvre-feux pour mardi soir
-
Fnac Darty: la Commission européenne autorise l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky
-
Les violences de colons, un sujet embarrassant pour Netanyahu à la veille des élections
-
Des duels à scruter lors des élections américaines de mi-mandat
-
Dans l'Est américain, des riverains face aux millions d'un constructeur de centre de données
-
L'Ukraine lutte pour son approvisionnement en électricité avant l'hiver
-
Ligue des champions : à Paris, le réveil de Kvaratskhelia se fait attendre
-
Ligue des champions : une semaine en or pour Lamine Yamal ?
-
NBA : Wembanyama, l'année pour tout rafler
Dans la campagne auvergnate, un camion médical à la rencontre des femmes enceintes
Avoir un enfant dans un désert médical est devenu plus simple pour une cinquantaine de femmes de la campagne auvergnate qui bénéficient d'un suivi complet "à la carte" grâce à un camion itinérant aménagé en cabinet médical mobile.
10H30: après avoir traversé des paysages enneigés et parcouru plusieurs kilomètres de routes sinueuses, le camion d'"opti'soins" se gare sur la place de la maison de santé de Condat, village du Cantal.
Le décor est bucolique, face à un pré où paissent des moutons, non loin du clocher de l'église néogothique.
C'est ici qu'a rendez-vous Marine Potet, une maraîchère de 32 ans, pour son entretien postnatal. Accompagnée de son nourrisson d'un mois, elle monte à l'arrière du camion, accueillie par les sages femmes Nathalie Dulong et Isabelle Raimbault.
A l'intérieur, un cabinet entièrement équipé: matériel d'échographie, coussin de relaxation, pèse-bébé, fauteuil de consultation.
L'entretien postnatal est l'occasion de "voir un peu comment cela se passe depuis que bébé est arrivé, dans le cadre familial, professionnel, au niveau du couple et avec le bébé", explique Nathalie Dulong.
Déployé depuis plusieurs années à Mayotte, ce dispositif unique en France métropolitaine vise les femmes géographiquement éloignées des professionnels de santé. Il a été déployé dans le cadre d'un projet de recherche conduit par le CHU de Clermont-Ferrand qui a permis d'identifier 400 besoins dans 220 communes, sur financement du ministère de la Santé et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
La grossesse de Marine Potet a été entièrement suivie dans l'antenne mobile: échographies, suivi clinique, bilans biologiques, cours de préparation à l'accouchement. "Ce qui est agréable, c'est de voir les mêmes personnes, on a une proximité qui s'installe avec les sages-femmes. A l'hôpital, c'est un peu moins personnel. Là, il y a un lien qui se crée", explique la maraichère, déjà maman d'une fille de trois ans.
La sage-femme la plus proche est à vingt minutes mais ne pratique pas d'échographie, la maternité d'Issoire est à une heure. Sans opti'soins, "je n'aurais pas sacrifié les aspects médicaux, mais cela aurait été beaucoup plus contraignant", assure la mère de famille.
En 2021, un rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat déplorait que la santé des onze millions de femmes vivant en milieu rural ne soit pas une "priorité", la désertification médicale touchant particulièrement les gynécologues, alors que le nombre de maternités a été divisé par trois en quarante ans. Ce rapport préconisait la généralisation aux départements ruraux de "solutions de médecine itinérante, type bus ou camion itinérants équipés et pluridisciplinaires".
Certaines patientes isolées connaissent en effet des ruptures dans le parcours de soin, souligne Isabelle Raimbault: "c'est une population isolée qui a un état de santé plus dégradé que la population générale" et "elles partent déjà avec des difficultés sur le début de grossesse".
Le but du programme est donc de "tester si le fait d'amener le soin au plus proche de ces patientes améliore la santé des mères et des enfants".
- Conseils en nutrition -
Pour le deuxième rendez-vous du jour, direction Besse (Puy-de-Dôme), où se découpent les cimes enneigées du massif du Sancy.
Léa Burie, 27 ans, accouche dans deux semaines. Grâce au dispositif, elle n'a pas eu à rouler sur une trentaine de kilomètres jusqu'à Issoire pour son échographie mensuelle. "On n'a qu'à traverser la rue pour aller au camion", se félicite la future maman venue avec son compagnon.
L'équipe de trois sages-femmes à temps plein collabore avec des infirmiers en santé mentale et un psychiatre qui appellent régulièrement les patientes "pendant la grossesse et après, en prévention de la dépression postpartum": "quelquefois, ce sont des choses taboues, qu'on n'ose pas dire une fois qu'on a accouché", souligne Nathalie Dulong.
Grâce à son diplôme en nutrition, la sage-femme dispense des conseils alimentaires: "on fait un suivi beaucoup plus à la carte, en fonction des besoins de la dame et de l'offre du territoire".
L'expérience doit s'arrêter en septembre. Et après? "Une décision administrative a été prise pour pérenniser le projet autour de la prévention de la mère et de l'enfant", explique Isabelle Raimbault. Mais "tout est à monter et on cherche des financements".
D.AbuRida--SF-PST