-
Alcaraz et Serena Williams en double mixte, Federer en exhibition: pluie de stars attendue mardi à l'US Open
-
Droits de douane: le Canada répondra à Trump mardi
-
Roger Federer de retour à l'US Open pour "dire merci", sept ans après
-
"Tant que le corps tient": le travail sans relâche d'un secouriste, deux mois après le séisme au Venezuela
-
Aude : le village de Pomas quasiment détruit par une tornade
-
Wall Street clôture sans direction claire avant d'importants rendez-vous
-
Un village de l'Aude dévasté par une tornade
-
Colombie : Facebook et TikTok favorisent l'enrôlement de mineurs dans les groupes armés, accuse HRW
-
Emploi de Bagayoko (LFI) à la RATP : la justice enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics
-
La Bourse de Paris en repli avant les grands rendez-vous de la semaine
-
Badminton: pourquoi le "Bad" français vit enfin son âge d'or
-
Tour d'Espagne: 3e étape annulée, la grêle plus forte que Pogacar
-
"Entartons les pompeux cornichons": le comique belge Noël Godin, roi de l'attentat pâtissier
-
Franchises médicales: le gouvernement maintient une hausse de la contribution des patients
-
Le prince Harry quitte une ONG africaine éclaboussée par un scandale
-
Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes
-
Trump durcit encore l'affrontement commercial avec le Canada
-
L'interdiction du portable au lycée "pourra être effective dès la rentrée", selon le gouvernement
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au début d'une semaine particulièrement chargée
-
Noosha Aubel: Hur mycket administrativt misslyckande tål Potsdam till?
-
Noosha Aubel: Πόση διοικητική αποτυχία μπορεί να αντέξει ακόμα το Πότσδαμ?
-
Porsche vend sa filiale de conseil MHP au groupe indien Tata
-
L'Iran "s'effondre complètement", affirme Trump, avant l'annonce de nouvelles sanctions économiques
-
Wall Street ouvre sans entrain, au début d'une semaine très chargée
-
Franchises médicales : le plafond porté à 140 euros contre 100 aujourd'hui, selon le projet de décret
-
Les océans mondiaux ont enregistré samedi un record de température moyenne journalière à 21,1°C
-
Le comique belge et entarteur Noël Godin est mort
-
Noosha Aubel: Kolik administrativních selhání ještě Potsdam snese?
-
Noosha Aubel: Ile jeszcze nieudolności administracyjnej wytrzyma Poczdam?
-
Нуша Аубель: Сколько ещё Потсдам сможет выдержать административных провалов?
-
Нуша Аубель: Скільки ще Потсдам витримає адміністративних провалів?
-
نوشا أوبيل: إلى أي مدى ستتحمل بوتسدام المزيد من الفشل الإداري؟
-
努莎·奧貝爾:波茨坦還能承受多少行政失職?
-
누샤 아우벨: 포츠담은 행정 실패를 얼마나 더 견뎌낼 수 있을까?
-
ヌーシャ・オーベル:ポツダムは、あとどれだけの行政の失態に耐えられるのか?
-
नूशा ऑबेल: पॉट्सडैम और कितनी प्रशासनिक विफलता सहन कर सकता है?
-
Noosha Aubel : Jusqu’où Potsdam peut-elle encore supporter ces défaillances administratives ?
-
Le Livret A profite en juillet de la perspective de taux plus élevés
-
Annuler une partie de la dette : la proposition de Mélenchon sous le feu des critiques
-
Londres réaffirme son soutien à Kiev face à la Russie, avant une réunion des alliés
-
L'interdiction du portable au lycée "pourra être effective dès la rentrée"
-
Dernière rentrée pour Macron qui alerte sur les "tensions budgétaires"
-
L'Iran balaie la menace américaine d'un "D-day économique"
-
A Conakry, le désespoir et la colère après l'éboulement meurtrier d'une décharge
-
Tesla rappelle 3 millions de véhicules en Chine pour des poignées de porte
-
Léa Salamé se met en retrait du 20H00 de France 2 après la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann
-
Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans
-
Eté 2026: quand la "belle saison" se transforme en enfer climatique
-
Philippe Bouvard est mort, "Les Grosses Têtes" sont orphelines
-
Cinq choses à savoir sur Shein, géant décrié de la mode à prix cassés
"Ici on reste". Dans le Gard, les agriculteurs ne désarment pas
"Ici, on reste". Contrairement à leurs collègues de départements voisins, des agriculteurs du Gard bloquent toujours samedi une autoroute à hauteur de Nîmes, dans l'attente d'"autres mesures" du gouvernement, notamment pour le secteur viticole.
Installés depuis jeudi matin sous l'échangeur du kilomètre Delta qui fait la jonction entre les autoroutes A9 et A54, ils sont entre 100 et 150, la plupart en vêtements de travail, venus avec leurs tracteurs et camions-bennes, très déterminés. Pendu au pont qui les surplombe, un mannequin représente un agriculteur en bleu de travail.
"On n'est pas prêt de lever le camp", assène le président du syndicat FDSEA 30, David Sève, peu après s'être entretenu avec une délégation d'élus venus, selon lui, "regarder un petit peu comment évacuer les choses". "Mais nous, c'est +Non, on reste+. Pour l'instant il n'y a pas de discussion".
"Tant que des mesures viticoles ne sont pas annoncées, et tant que même les autres mesures ne le sont pas, on ne peut pas lever le camp. Le compte n'y est vraiment pas. En tout cas pour nos cultures méditerranéennes, c'est sûr, donc, concrètement, la nuit prochaine? On reste là!", assure le syndicaliste quinquagénaire.
Installé à Meynes, avec son fils, sur une exploitation de 35 hectares de vignes, Jean-Louis Portal, à la carrure de rugbyman, rappelle que les viticulteurs du Gard "sortent de cinq années avec des calamités agricoles". "Les trésoreries sont fragilisées, et maintenant, avec le problème de la mévente de vin, on perd de l'argent tous les mois, tous les jours... Donc, on a besoin d'aide", lâche-t-il.
Depuis le début de leur occupation, les agriculteurs se sont organisés. Entassées en travers de l'autoroute déserte, de nombreuses bottes de foin barrent entièrement l'A9, axe stratégique reliant Orange (Vaucluse) à la frontière espagnole. Des grandes cuves métalliques font office de barbecue pour cuire des grillades. Aux côtés des tracteurs et des camions-bennes, plusieurs tas de sarments ont été jetés sur la route.
- "les prix, les prix, les prix..." -
Samedi, ces paysans du Gard ont reçu la visite du député Insoumis de la Somme François Ruffin. L'élu LFI - jeans, pull et parka noire - prend des notes tout en discutant avec des éleveurs, des vignerons, des maraîchers. La plupart des manifestants sont indifférents, beaucoup ne le connaissent pas mais répondent volontiers à ses questions.
"Pour moi qui viens du Nord, c'est +dépaysant+... Là, j'entends parler de riz, de pêches, de vignes... Je viens vérifier qu'au fond, les problèmes d'ici sont aussi les problèmes de chez moi", explique François Ruffin.
"Il y a évidemment des particularités locales mais il y a un grand souci national, qui n'est pas né d'aujourd'hui, ni d'hier mais qui traîne depuis des années (...) et ce sont les prix, les prix, les prix", affirme le député LFI, qui prône une "exception agriculturelle" autorisant "protections douanières et barrières tarifaires afin de réguler".
Arborant gilet et casquette au sigle de la FDSEA, Sébastien Gimenez, agriculteur à Redessan (Gard), aspire lui aussi à plus de régulation. Pour ce maraîcher, à la peau tannée par le soleil, passé en bio il y a près de 10 ans, "il faut d'abord que le producteur puisse imposer ses prix à la grande distribution, évidemment conditionnés par des justificatifs qui prouvent notre coût de production".
"Hier soir, ce qu’a dit Gabriel Attal était, pour nous, du chinois. Il ne parle pas la même langue que nous…", fulmine-t-il.
"On a une inflation qui a fait grimper les prix de 30 à 40% sur nos intrants. On n'a plus de marge!, abonde David Sève. La moitié de ceux qui sont là n'existeront plus l'année prochaine. Donc croyez-moi que les gens sont motivés! Quitte à tout perdre, autant rester!", lâche-t-il, avant de grimper sur une botte de foin pour appeler à une minute de silence en hommage à l'éleveuse de l'Ariège et sa fille, tuées accidentellement sur un barrage.
Q.Jaber--SF-PST