-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz à Shanghai, Zverev finira la saison N.1 mondial
-
El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
-
Pakistan : des centaines de partisans d'Imran Khan arrêtés, la protestation faiblit
-
Des supermarchés français touchés par une cyberattaque inédite de leurs installations frigorifiques
-
Jeux vidéo: Vincent Cassel double un Napoléon diabolique dans "Valor Mortis"
-
Chantage sur Karine Le Marchand : Mimi Marchand demande "pardon" et renonce à son procès en appel
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil par un élève de 14 ans
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz sorti au 3e tour de Shanghai
-
L'Otan avertit la Russie que toute attaque sera "totalement vaine"
-
Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?
-
Dans les rues de New Delhi, une foule d'Indiens pour "défendre la voix du peuple"
-
Microsoft va donner priorité à ses puces pour faire tourner son IA
-
Ceuta: avant la visite du roi, les plaies toujours à vif de la crise migratoire
-
Déstockage de gazole : TotalEnergies s'engage à baisser les prix de 8 à 12 centimes pour les particuliers, de 20 centimes pour le GNR
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil, un élève interpellé
-
L'avenir de Duralex en suspens, la décision attendue le 14 octobre
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser l'économie
-
L'Ukraine "répondra" si la Russie ne respecte pas une trêve énergétique, dit Zelensky
-
Ce que l'on sait de l'opération du pape
-
L'ambassadrice américaine en Grèce de plus en plus sur la sellette
-
L'Arabie saoudite reconnaît être "mise à l'épreuve" par les frappes houthies
-
Allemagne: la coalition de Merz fragilisée par le départ de la ministre du Travail
-
Mondial de l'auto : Macron cherche à rassurer les constructeurs européens face à la concurrence chinoise
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés par balle, un élève interpellé
-
Le procès du comédien Russell Brand, accusé de viols et agressions sexuelles, s'ouvre à Londres
-
Energie, dettes, IA... le FMI et les grands argentiers du monde réunis à Bangkok
-
L'IA qui prédit l'avenir, de quoi attirer la finance, les entreprises et les gouvernements
-
Rikers Island, l'insalubre prison que New York n'arrive pas à fermer
-
Le Mondial de l'Auto ouvre ses portes, pour défendre l'industrie européenne
-
Budget de la Sécu : coup d'envoi à l'Assemblée pour un marchandage à haut risque
-
Thomas Jolly prépare un spectacle musical dédié à Dalida pour 2027
-
Fin de la grève des pilotes d'Air Corsica après un accord
-
Une juge américaine suspend les publicités pro-Trump financées par l'argent public
-
Une rizicultrice italienne mise sur la biodiversité pour lutter contre la chaleur
-
La Corée du Nord tire plusieurs missiles balistiques vers mer du Japon
-
Un El Niño exceptionnel entraîne des températures inédites dans le Pacifique
-
Inflation, dettes, IA... le FMI et les grands argentiers du monde se réunissent à Bangkok
-
Après une primaire réussie, les choses sérieuses commencent pour Glucksmann
-
Inauguré par Macron, un Mondial de l'Auto pour défendre l'industrie européenne
-
Au Mexique, le spectre du cyclone Simon s'éloigne
-
Nouvelle semaine de mobilisation lycéenne, le gouvernement espère une accalmie
-
Dernier Nobel de la saison : politique monétaire ou tech, à qui le prix d'économie ?
-
Ligue 1: l'OM bat Troyes et sort de la crise de résultats
-
Italie: la Lazio réécrit son histoire
-
Brésil : Lula mise sur l'allègement de la semaine de travail avant le second tour de la présidentielle
-
Trump surprend avec l'annonce d'un "cessez-le-feu énergétique" entre l'Ukraine et la Russie
-
A69: plus qu'"une centaine" d'opposants sur le campement, selon la préfecture
-
Les Houthis revendiquent plusieurs frappes contre l'aéroport de Ryad
-
Angleterre : Manchester City éteint les sifflets d'Anfield, malgré la crise
-
Le pape va être opéré d'un nodule au poumon "dans les prochains jours"
Islande: après l'éruption volcanique, vivre à Grindavik devient hypothétique
Pour la première fois en 51 ans, les Islandais ont vu dimanche trois maisons se consumer dans une éruption volcanique, plongeant les habitants de Grindavik dans l'incertitude de pouvoir un jour rentrer chez eux.
"Nous en avons assez de ne pas savoir quand nous pourrons retourner à la maison et si cela pourra se faire en sécurité", confie à l'AFP, la voix fatiguée, l'une de ses habitantes, Erla Osk Petursdottir, 43 ans.
L'Islande a été réveillée dimanche matin par une éruption volcanique en lisière de la ville portuaire de Grindavik, ses derniers habitants ayant été évacués à la hâte quelques heures plus tôt. A la mi-journée, la lave orange vif a réduit en cendres trois habitations.
L'activité volcanique s'est calmée depuis, selon l'office météorologique islandais qui explique que "l'accumulation de magma" se poursuivait dans la région. La ville est donc dangereuse et le restera pendant encore plusieurs années.
"Nous ne savons pas combien de temps (l'activité volcanique) durera, mais cela pourrait prendre des années, et il est possible que la lave engloutisse la ville", explique à l'AFP Magnus Tumi Gudmundsson, professeur en géophysique à l'université d'Islande.
Mardi, il répondait aux questions de 500 anciens résidents de Grindavik réunis dans la capitale Reykjavik pour discuter de l'avenir de leur ville. La Première ministre Katrin Jakobsdottir était présente.
"Ils ont besoin d'être soutenus", relève le professeur. "Ils ont été déplacés, ne peuvent accéder à leurs maisons et ont des difficultés financières".
La ville, qui abrite habituellement près de 4.000 habitants, a vu son horizon s'assombrir brutalement en deux mois.
Le 11 novembre, elle avait été évacuée une première fois après des centaines de séismes qui ont fissuré les bâtiments de la ville et provoqué d'énormes crevasses sur les routes.
Cette activité sismique a été déclenchée par le déplacement du magma sous la croûte terrestre, signe précurseur d'une éruption volcanique.
-Finances tendues-
Les habitants avaient pu retourner brièvement chez eux peu après une première éruption le 18 décembre, et de façon permanente le 23 décembre, mais seuls quelques dizaines d'habitants avaient choisi de s'y réinstaller, les autres jugeant la situation trop volatile.
Ces rares résidents ont dû être évacués en urgence dimanche dans la nuit - quand les pires craintes se sont réalisées.
Sonnées par ces destructions, de nombreuses familles se retrouvent étranglées financièrement, contraintes à la fois de rembourser un prêt immobilier et de payer un loyer, pour celles qui ne sont pas logées chez des proches.
Environ 200 familles ont un besoin urgent de logement, a aussi souligné la maire de Grindavik pendant la réunion.
"Nous devons nous préparer pour le long terme", lâche Erla Osk Petursdottir, qui affirme que la plupart des habitants de sa ville natale se sont résignés à abandonner les lieux.
Leur priorité à tous: vivre en sécurité et trouver une situation financière stable, ajoute-t-elle.
Les résidents présents lors de la réunion à Reykjavik ont demandé au gouvernement d'acquérir leur logement à Grindavik, quitte à ce qu'eux-mêmes les rachètent plus tard, une perspective, pour l'heure, très hypothétique.
"Nous sommes coincés, c'est au gouvernement et à l'Etat" de débloquer la situation, plaide l'un d'eux, Páll Thorbjörnsson, agent immobilier de 44 ans.
Quelques mesures ont déjà été prises. Une aide financière temporaire a été octroyée aux habitants depuis novembre et le gouvernement a ordonné l'achat de plus de 200 logements pour les besoins de relogement.
-"Deuil"-
Entre-temps, tous doivent composer avec l'incertitude et la tristesse. "Nous sommes en train de faire le deuil de notre communauté, car nous sommes tous dispersés et nous ne demandons qu'à nous retrouver", confie Mme Petursdottir.
Páll Thorbjörnsson se projette tout de même dans cette ville, bâtie sur des coulées survenues il y a 800 ans.
"Nous devons nous laisser un peu de temps", dit l'agent immobilier. "Je ne peux rien faire, il y a le gouvernement, et mère Nature, ce sont eux" qui auront le fin mot de l'histoire.
L'éruption de Grindavik est la cinquième en trois ans à toucher la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de l'Islande.
Cette grande île de l'Atlantique Nord, qui est la plus vaste et la plus active région volcanique d'Europe, se situe à cheval sur la dorsale médio-atlantique et compte trente-trois systèmes volcaniques actifs.
A.AlHaj--SF-PST