-
La nouvelle porte-parole de Trump prend la porte au bout de cinq jours
-
Midi Libre : la direction de la rédaction visée par une motion de défiance
-
Au bout d'une semaine, Trump pousse déjà sa nouvelle porte-parole vers la sortie
-
P. Diddy transféré dans une nouvelle prison
-
Manifestations : le gouvernement en alerte avant un 17 octobre entouré d'inconnues
-
Attaques visant le juge Youssef Badr: ouverture à Paris d'une enquête pour cyberharcèlement
-
Une journaliste américaine attaquée par des colons en Cisjordanie
-
Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi
-
Le Lac Salé en Turquie : l'assèchement des eaux et de la vie
-
Depuis son hôpital, le pape demande à Vladimir Poutine une trêve à Olechky en Ukraine
-
Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?
-
נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?
-
La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate
-
Rugby: Hyron Andrews, joueur sud-africain des Lions, retrouvé mort à la veille d'un match à La Rochelle
-
Le pape a célébré une messe à l'hôpital
-
تأسيس تم العالمية لتصدير خبرات أبوظبي في الخدمات الرقمية
-
أبوظبي تؤسس تم العالمية لتوسيع حلول الخدمات الحكومية الرقمية
-
غرفة تشجيانغ ترى دبي بوابة للشركات الصينية نحو الأسواق العالمية
-
قائد الناتو في أوروبا يستبعد هجوماً روسياً مباشراً على الحلف
-
شرطة دبي تضبط عصابة من ثمانية أشخاص بتهمة تزوير رخص القيادة
-
سامانا تستثمر أربعة مليارات درهم في مشروع بجزر العالم في دبي
-
مقتل أربعة أشخاص ومهاجم في إطلاق نار بمدرسة في أوريجون
-
موعد مباراة الزمالك والجيش الرواندي والقنوات الناقلة
-
موعد مواجهة بيراميدز والمريخ في دوري أبطال إفريقيا وطرق المشاهدة
-
تسلا تكشف تفاصيل جديدة عن رودستر وسط حديث عن قدرات طيران قصيرة
-
إي إف جي هيرميس الإمارات تبدأ خدمات صناعة السوق في سوق أبوظبي
-
أحمد التويزي يتولى رئاسة مجلس النواب المغربي في مرحلة سياسية جديدة
-
حوار سعودي يبحث تحديات صناعة الألعاب الإلكترونية ومسارات تطويرها
-
مجلس الشعب السوري يستعد للانتقال من التنظيم الداخلي إلى التشريع
-
ضربات المصافي تعكس تباين أولويات ترمب وزيلينسكي بشأن حرب أوكرانيا
-
مصر تحتج على افتتاح كولومبيا سفارة في القدس وتستدعي القائم بالأعمال
-
إعلام إسرائيلي ينشر وثائق منسوبة إلى السنوار في الذكرى الثانية لمقتله
-
اتحاد موظفي أونروا يطلب ضمانات رسمية لوقف تقليصات غزة
-
تقرير فلسطيني يرصد أكثر من 1400 انتهاك في الضفة خلال أسبوع
-
الإمارات تعرض جهودها لتعزيز الأمن الصحي واستئصال شلل الأطفال
-
مؤتمر الفنون الرقمية والواعدة 2026 يناقش مستقبل الإبداع والتكنولوجيا
-
جهات دولية تشيد بمرونة الأنظمة المالية في الإمارات
-
الإمارات تدعو إلى تسريع استئصال شلل الأطفال وتعزيز الأمن الصحي
-
بلدية دبي وإعمار تتعاونان لتوسيع العروض التجارية وفرص الاستثمار
-
بكين تدعو متحدثة البيت الأبيض إلى زيارة الصين بعد تصريحات مثيرة للجدل
-
قيادة إماراتية جديدة في صندوق النقد تعكس حضور الكفاءات الوطنية
-
مكتوم بن محمد يشيد بانتخاب علي الحوسني مديراً تنفيذياً في صندوق النقد
-
مصر تستهدف تأهيل 100 مليون متعلم ضمن خطتها حتى 2030
-
شيفرون تحذر من تراجع مخزونات النفط وهشاشة أسواق الطاقة
-
بريطانيا تسعى لجذب المقر الرئيسي لمجموعة يو بي إس إلى لندن
-
البنك الدولي يدرس تمويل فنزويلا بخمسة مليارات دولار خلال عامين
-
مصر وتايلاند تبحثان توسيع الاستثمارات والتعاون الصناعي المشترك
-
أسعار الواردات الأميركية ترتفع بأسرع وتيرة في أكثر من أربع سنوات
-
فتوى لحاخام إسرائيلي بشأن محاصيل الزيتون الفلسطينية تثير انتقادات
-
إنتاج أوبك النفطي يسجل ارتفاعاً خلال سبتمبر
Papouasie-Nouvelle-Guinée: la mode des sacs "bilums" fait le bonheur des tisserandes
Dans un petit atelier de Port Moresby, Betty Nabi, 70 ans, fabrique depuis des décennies des "bilums". Ces sacs artisanaux très solides connaissent un vrai succès à travers la planète, pour le plus grand bonheur des tisserandes de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Penchée sur son ouvrage, elle entrelace avec dextérité des fibres végétales pour donner vie à ces larges sacs qui supportent aussi bien le poids d'un enfant que de lourdes provisions.
Symbole de la fierté de ce peuple autochtone de l'archipel du Pacifique, "bilum", qui signifie "utérus" dans la langue locale Tok Pisin, est très en vogue en Europe, comme en Amérique du Nord ou en Australie.
Les magazines de mode comme Grazia, Harper's Bazaar et Vogue Australia ont publié des articles sur ces sacs à motifs et sur les différentes techniques utilisées pour leur fabrication. Ils sont teints avec des couleurs propres à chaque atelier.
Face à cet engouement croissant, certains redoutent que ce sac, un des piliers de la culture de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ne devienne un simple phénomène de mode et une source de profits pour des exportateurs occidentaux.
- "Cela nous rend fières" -
Au contraire, pour les tisserandes, ce succès à l'étranger est une source de fierté et leur permet de faire vivre leur famille.
Mme Nabi travaille pour l'atelier "Bilum & Bilas" pour un salaire mensuel de 1.000 kinas (263 euros), soit 50% de plus que le salaire minimum.
La fabrication d'un "bilum" peut nécessiter plusieurs semaines. La septuagénaire et trois autres tisserandes en fabriquent chacune jusqu'à cinq par mois.
"Cela nous rend fières. Il y a quelque chose de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dedans", se félicite la responsable Maureen Charlie, 34 ans.
"Il fait partie de notre identité et de notre culture. Nous le faisons toujours et mes enfants le feront encore".
"Dans les villages, les femmes n'ont aucune source de revenu. Parfois, elles n'ont pas le temps de se rendre sur les marchés, ou n'ont pas accès à une route, alors elles tissent et stockent leurs +bilums+", explique Mme Charlie.
Les femmes les plus défavorisées de Port Moresby apportent le fruit de leur travail sur des étals des bidonvilles, au risque de se faire dépouiller de leur stock.
"C'est une bonne source de revenus pour ma famille. je fabrique des +bilums+ et je gagne de quoi assurer ma vie quotidienne", explique Cathy Wariapa, 35 ans, qui vend ses sacs tous les week-ends dans un endroit plus sûr: dans l'enceinte d'un hôtel.
"Parfois, nous ne vendons pas. Quand il n'y a pas d'acheteurs, nous les ramenons".
Les sacs sont généralement fabriqués et portés par des femmes mais les hommes de Papouasie-Nouvelle-Guinée sont de plus en plus nombreux à les porter autour du cou.
"Si une femme ne porte pas de +bilum+, on dit que ce n'est pas une femme", explique Mme Charlie. Quand elle en porte un, elle dit avoir "l'impression d'être une femme et de venir de Papouasie-Nouvelle-Guinée".
Les précieux sacs sont souvent offerts aux amis et à la famille ou alors utilisés lors de rituels de bienvenue, parfois déposés au sol devant les invités.
Mais la technique du tissage des sacs - dont elles ont hérité de leurs mères et grands-mères - n'est pas seulement, pour elles, une question d'argent.
"Nous pouvons faire du +bilum+ à tout moment, pour toujours", affirme Betty Nabi. "Nous ne nous arrêterons pas".
M.AbuKhalil--SF-PST