-
Ligue des champions: et pourtant, Paris a encore une marge de progression
-
Zelensky défie Trump en reprenant les frappes sur les raffineries russes
-
Route du Rhum: le Maxi Edmond de Rothschild, "vision du futur" et pari osé avant la traversée
-
Aérien : Lufthansa souhaite acquérir à terme la totalité de TAP Air Portugal
-
L'Ukraine met des semences à l'abri dans l'"Arche de Noé" végétale de l'Arctique
-
Turquie: deux morts après des pluies torrentielles à Istanbul
-
En Cisjordanie occupée, la récolte des olives émaillée de violences de colons
-
Le CV de la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche remis en question
-
Edouard Geffray à Bordeaux avant une nouvelle réunion avec les organisations lycéennes
-
Duralex : les 7 millions d'euros récoltés auprès de particuliers ne seront pas remboursés
-
A Bruxelles, le bras de fer budgétaire entre dirigeants européens est engagé
-
Présidentielle : le président des Entrepreneurs assure qu'il restera en France si LFI l'emporte
-
La Roumanie annonce sept disparus en mer Noire après l'incendie d'un navire
-
Puces pour l'IA: TSMC enregistre un nouveau bond des ventes et du bénéfice net trimestriels
-
Incendies en Indonésie: la région étouffe, les écoles ferment au Timor oriental
-
Postes militaires inaccessibles aux séropositifs : des associations saisissent le Conseil d'État
-
Des dentistes bienveillants font la chasse aux caries des enfants défavorisés de Mongolie
-
Masters 1000 de Shanghai: blessé, Gea jette l'éponge en quarts
-
Puces pour l'IA: nouveau bond des ventes et du bénéfice net du géant taïwanais TSMC
-
Pakistan: 27 enfants et un enseignant tués dans l'effondrement du toit de leur école
-
La Bourse de Paris entre déroute de la tech et recul des taux d'emprunt
-
Musk impute à Trump des entraves satellitaires aux opérations militaires de Kiev
-
Ménopause : quand la quête de solutions aux symptômes alimente un marché lucratif
-
Le "plus petit hôpital de France", un maillon vital pour des habitants isolés
-
France : l'inflation a atteint 3,1 % sur un an en septembre, selon l'Insee
-
Après sept ans d'arrêt, le foot pro féminin reprend en Indonésie
-
Ces villes où la politique anti-voitures fait marche arrière
-
Au Mondial de l'Automobile, l'"électro-choc" des lycéens en mécanique auto
-
Arrêts maladie: le gouvernement veut "moins protéger les arrêts courts" et "mieux les longs"
-
En RDC, Kolwezi, ville dévorée par la course aux minerais critiques
-
En Côte d'Ivoire, des chercheurs créent un cacao plus résistant au changement climatique
-
Ligue Europa: Lyon retrouve Sage, l'OM pour lancer une dynamique
-
Fifa : Infantino, renforcé, fait face à ses adversaires
-
Au Bélarus, la répression, la prison et Lady Gaga
-
En Colombie, des dizaines de milliers de manifestants contre le gouvernement de droite dure
-
Le Parlement brésilien approuve la réduction du temps de travail, promise par Lula
-
En Colombie, des milliers de manifestants dans la rue contre le nouveau gouvernement de droite dure
-
Un nouveau pont ouvre entre la Corée du Nord recluse et le puissant voisin chinois
-
La Corée du Nord procède à des tests de missiles de croisière stratégiques depuis des sous-marins
-
Procès Maradona: prison demandée pour la quasi-totalité de l'équipe soignante
-
Rendez-vous à Bruxelles: bataille budgétaire entre dirigeants européens
-
Cancers cutanés: l'Anses alerte sur les risques liés à l'exposition professionnelle aux rayons UV
-
En Colombie, des milliers de manifestants dans la rue contre le nouveau gouvernement de droite
-
Le Costa Rica inaugure une prison de haute sécurité inspirée par Bukele
-
Ligue des champions: le PSG remporte face à City un nouveau match européen sublime
-
Ligue des champions: le Real Madrid ramène de Rome un succès miraculeux
-
Fusillade d'Aubagne : détention provisoire pour le collégien, "influencé" par les tueries de masse
-
Le mont Blanc, "en perpétuel mouvement", mesuré à 4.807 mètres en 2026
-
Wall Street voit rouge, entre accélération de l'inflation et craintes sur l'IA
-
Brésil: le parti de Lula va dénoncer devant l'OEA une "ingérence" de Meta dans l'élection
Le sort de la pilule abortive aux Etats-Unis aux mains d'un juge fédéral
Un juge fédéral ultraconservateur a souligné mercredi le caractère exceptionnel d'un recours déposé par des opposants à l'avortement, qui lui demandent d'interdire la pilule abortive sur l'ensemble du territoire américain.
Lors d'une audience suivie de près jusqu'à la Maison Blanche, le magistrat Matthew Kacsmaryk a toutefois semblé sensible à certains de leurs arguments, ont rapporté les rares journalistes autorisés dans le tribunal d'Amarillo au Texas.
A la fin des débats, le juge, qui fut juriste au sein d'une organisation chrétienne avant d'être nommé à ce poste par l'ancien président républicain Donald Trump, a promis de rendre sa décision "aussi vite que possible", d'après ces reporters.
Celle-ci est susceptible d'avoir un impact aussi retentissant que l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis ayant dynamité, en juin dernier, le droit à l'avortement au niveau fédéral, ce qui a permis à une quinzaine d'Etats de bannir toutes les interruptions de grossesse sur leur sol.
Cette fois, elle pourrait concerner tout le pays, y compris les Etats protégeant le droit à avorter, et affecter les quelque 500.000 femmes qui ont recours à la pilule abortive chaque année.
La perspective suscite des sueurs froides chez les féministes.
Parmi elles, Lindsay London, une infirmière de 41 ans, a déploré un recours juridique "100% idéologique, qui n'a aucun fondement scientifique".
A quelques pas, trois femmes ont prié à genoux devant le tribunal "contre la pilule abortive". "Il y a beaucoup d'inquiétude sur la sécurité" de ce produit, a assuré à l'AFP la pasteure Rita Cantu Hernandez.
- "Perdre de temps" -
Cet argument est au coeur de la plainte déposée en novembre par une coalition de médecins et d'organisations hostiles à l'avortement contre l'Agence américaine du médicament (FDA).
Ils lui reprochent d'avoir autorisé, en 2000, la mifépristone (RU 486), une des deux pilules utilisées aux Etats-Unis pour les interruptions médicamenteuses de grossesse. Pour eux, elle n'a pas respecté les procédures et a approuvé un produit chimique "dangereux".
Sans attendre l'examen du fond du dossier, ils veulent que la justice fédérale suspende l'autorisation de la mifépristone sur l'ensemble du territoire.
Stratégiquement, ils ont déposé leur recours à Amarillo, où le juge Kacsmaryk, qui ne cache pas son opposition à l'avortement, est le seul juge fédéral.
Mercredi, ils l'ont pressé d'agir vite. Les effets néfastes de ce produit "ne connaissent pas de limites" et "on ne peut pas perdre de temps", a plaidé l'un de leurs avocats, Me Erik Baptist, selon une journaliste de CNN.
Soulignant le caractère exceptionnel de sa requête, le juge lui a demandé s'il pouvait citer un dossier "similaire" dans lequel la justice fédérale aurait été priée de retirer l'autorisation d'un médicament approuvé par la FDA plusieurs années auparavant.
Me Baptist a dû convenir que sa requête était inédite.
- 5,6 millions -
Les défenseurs de la FDA ont ensuite souligné l'inocuité de la mifepristone qui, en 23 ans, a été utilisée par 5,6 millions de femmes, avec extrêmement peu de complications (moins de 1.500).
Le magistrat a toutefois semblé sceptique, les pressant de questions à ce sujet, ainsi que sur leur processus d'évaluation du médicament.
Sa décision, quelle qu'elle soit, fera sans doute l'objet d'un appel, qui sera examiné par la cour d'appel fédérale de la Nouvelle-Orléans, elle aussi connue pour son conservatisme.
Le dossier pourrait à nouveau finir devant la Cour suprême des Etats-Unis qui, depuis son remaniement par Donald Trump, compte six magistrats conservateurs sur neuf.
Même si la justice suspendait in fine l'autorisation de la FDA, il faudrait sans doute plusieurs mois avant que sa décision ne s'applique. Selon des experts en droit de la santé, le régulateur du médicament doit respecter une procédure stricte avant de retirer l'autorisation d'un produit.
Les femmes et les médecins pourraient aussi se rabattre sur une seconde pilule, le misoprostol, dont l'usage se combine aujourd'hui avec la mifépristone pour une plus grande efficacité et moins de douleur.
"Dans tous les cas, ce sera chaotique", a déclaré à l'AFP Elisa Wells, fondatrice du réseau Plan C d'information sur les pilules abortives.
X.Habash--SF-PST