-
Ligue des champions : Lens battu par un Sporting Portugal plus réaliste
-
Pour la première fois, l'IA aide une parlementaire britannique à retrouver sa voix
-
Avec El Niño, période de vaches maigres pour les éleveurs du Salvador
-
Au CHU de la Guadeloupe, des opérations déprogrammées après la découverte d'un rat au bloc opératoire
-
L'opération du pape au poumon "s'est bien déroulée"
-
Grippe aviaire, dermatose: après les crises, la réforme du sanitaire animal avance doucement
-
L'Assemblée nationale adopte la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles
-
Conséquences des attaques de centres de données russes, ce que l'on sait
-
Foot: Pierre Sage retrouve l'OL, le club qui l'a "sorti de l'anonymat"
-
Foot: "Manchester City mérite ses trophées", soutient Luis Enrique
-
Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert
-
L'acteur Francis Renaud en garde à vue pour "viols, harcèlement et violences"
-
Des chaussures non conformes vendues sur Shein, Temu et AliExpress, selon une étude
-
Hongrie : la majorité pro-UE supprime des lois anti-LGBT+ d'Orban
-
"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions
-
La Bourse de Paris freinée par le luxe et les semi-conducteurs
-
Le géant américain Nvidia entre au capital du français Doctolib, annonce son patron Jensen Huang
-
Rues inondées, véhicules submergés: en Libye, de fortes pluies paralysent la capitale et causent un décès
-
Lunettes connectées: signalez quand vous filmez, demande le régulateur européen
-
Ryad frappe un site pétrolier au Yémen, selon un média des Houthis
-
Mer Noire : onze disparus après de nouvelles frappes sur deux navires près des côtes bulgares
-
Israël : une ville du désert à l'épreuve de l'expansion ultra-orthodoxe avant les législatives
-
Trump renvoie son ambassadrice en Grèce, Kimberly Guilfoyle, éclaboussée par des scandales
-
La Fonderie de Bretagne en route vers la liquidation faute de repreneur
-
En Hongrie, la majorité pro-UE commence à supprimer les lois anti-LGBT+ d'Orban
-
Un retour "éprouvant", mais de premiers résultats "époustouflants" pour Sophie Adenot
-
Wall Street piétine, tiraillée entre craintes sur la tech et résultats
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire"
-
Ryad menace un site pétrolier yéménite à Sanaa, appelle les civils à évacuer
-
Thélyson Orélien dément avoir utilisé l'IA mais reconnaît des plagiats
-
Les lycéens de nouveau dans la rue avant un nouvel appel pour samedi
-
"C'est en rupture partout": à La Réunion, la débrouille et l'exaspération face aux coupures d'eau
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent, le RN veut aller "au débat"
-
Incendies en Indonésie: 300 maisons brûlées, 1.000 personnes évacuées dans le sud de Sumatra
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire" (entretien AFP)
-
Ligue des champions : Manchester City vise "le match parfait" contre le PSG (Maresca)
-
Au Mondial de l'Auto, la CGT demande un "changement de cap industriel"
-
Les lycéens de nouveau dans la rue, avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Visé par une enquête de la BBC, Abramovitch nie toute fraude fiscale
-
Le pape Léon XIV hospitalisé pour être opéré du poumon
-
Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l'économie mondiale
-
La F1 de retour en Afrique "au début des années 2030" avec un Grand Prix au Rwanda
-
Le roi d'Espagne accueilli par une foule enthousiaste à Ceuta pour une visite diplomatiquement sensible
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent avant un vote à suspense
-
L'UE toujours dépendante des hydrocarbures russes, mais moins que ne l'affirme Moscou
-
Sécheresse et canicules: la récolte de maïs encore revue à la baisse
-
IA: 225 chercheurs réclament des "changements immédiats" pour prévenir des incidents majeurs
-
Mouvement des lycéens : les derniers développements
-
Les lycéens dans la rue pour un "acte V", avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Agirc-Arrco: les retraités fixés mercredi sur l'augmentation de leur pension complémentaire
Guerre oblige, les touristes russes débarquent sur les plages paradisiaques du Venezuela
Dimitri Bobkov esquisse quelques pas de danse sur un rythme de merengue dans une station-service de Margarita, une île du Venezuela qu'il visite pour la première fois et attire des milliers de Russes qui y trouvent un décor paradisiaque loin de la guerre.
Il éclate de rire lorsque ses guides touristiques l'encouragent à participer au "petit train" version sud-américaine de la "chenille".
"J'ai de la chance de fêter mon anniversaire ici au Venezuela. C'était très inattendu et agréable", raconte à l'AFP ce professeur d'université de 31 ans, arrivé il y a 10 jours.
"Ici, j'aime les gens, la nourriture, la nature, le climat. Je pense que dans une autre vie, je devais vivre ici!!" rigole-t-il.
Dimitri a profité de la connexion directe de la compagnie aérienne russe Norwind qui opère entre Moscou et Margarita.
La ligne a été réactivée le 2 octobre après une interruption de sept mois due au conflit en Ukraine. Elle évite le survol de certains espaces aériens interdits aux Russes en raison des sanctions.
Mais, à Margarita, un grand panneau "Bienvenue" écrit en russe accueille les nouveaux arrivants. Près de 3.000 touristes russes sont passés par l'aéroport international ces deux derniers mois.
Margarita était jadis une station balnéaire prisée des touristes européens et nord-américains, mais la crise économique et politique a fait disparaitre le pays des destinations privilégiées des tour-opérateurs.
Aujourd'hui, les Russes sont le principal contingent étranger.
- "Tout va bien"-
"La guerre est de loin la chose la plus difficile" à vivre, affirme Ekaterina Dolgova, une vendeuse de matériel médical de 39 ans. Elle convient que les mesures punitives contre la Russie ont entraîné "des difficultés", mais "dire que c'est un cauchemar et une horreur, non!" assure-t-elle.
La majorité des touristes russes évitent cependant de parler de la guerre. Les plus fervents partisans du président Vladimir Poutine assurent que "tout va bien", avant de refuser de s'exprimer sur le sujet.
Ekaterina a choisi le Venezuela sur la recommandation de sa sœur qui travaille dans le tourisme. "Il n'y a pas beaucoup de destinations disponibles pour la Russie en ce moment".
Parmi ses options figurait l'Égypte, un pays qu'elle a déjà visité deux fois. Elle indique aussi que l'attitude envers les Russes y "a changé" depuis l'invasion.
Margarita attire les Russes en raison de sa liaison directe, mais surtout parce qu'elle est peu onéreuse: elle est par exemple "moins chère" que Sotchi, la station estivale du sud de la Russie, souligne Sergei Katch, qui a payé un peu plus de 3.500 dollars pour un forfait de 12 jours.
Sa femme Irina, 50 ans, se dit impressionnée par les cactus et les pélicans ainsi que par la mer turquoise et le sable blanc. "Quelles couleurs éclatantes!", dit-elle lors d'une sortie en jeep dans une zone naturelle de l'île.
Leur guide parle russe et raconte à chaque arrêt l'histoire des collines, des montagnes et des plages de cette région. Un autre guide leur sert du rhum vénézuélien. A volonté...
-"J'aime le Venezuela"-
Les touristes russes séjournent généralement dans des hôtels où tout est inclus. Nombre d'entre eux ont entrepris de "russifier" leurs services, avec des annonces en russe et au moins un interprète.
Dimitri a appris à dire "J'aime le Venezuela" en espagnol. Il ne parle pas non plus anglais et communique principalement à l'aide du traducteur de son téléphone portable.
Nacarid, qui vend des bijoux fantaisie et des vêtements de plage, tente de négocier avec un Russe qui, par signes, lui demande de réduire son prix de moitié. Elle préfère renoncer à la vente: "Ils marchandent trop", se plaint-elle, disant regretter l'âge d'or de l'île.
Le boom du tourisme russe a eu un impact "direct" sur l'économie de Margarita, souligne Viviana Vethencourt, présidente de la Chambre de tourisme de l'État de Nueva Esparta qui comprend l'île, mais précise qu'il n'existe pas de statistiques.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a signé un accord avec la Russie, un allié solide, pour accueillir quelque 100.000 touristes jusqu'au 31 décembre.
Les forfaits comprennent des options pour visiter le parc national de Canaima, où se trouve Salto Angel, la plus haute chute d'eau du monde, l'île de Coche, également à Nueva Esparta, ou Caracas.
Dimitri a pris une option pour un voyage d'un jour à Caracas. Il a visité le mausolée de l'ancien président défunt Hugo Chavez et a joué au football avec des enfants dans un bidonville: "cela restera probablement dans ma mémoire pour le reste de ma vie".
Y.Shaath--SF-PST