-
Anutin Charnvirakul, un caméléon politique déterminé à rester Premier ministre de Thaïlande
-
Des grandes surfaces au gouvernement, Serge Papin nouveau chantre du "Made in France"
-
JO-2026: Romain Allemand pour un premier frisson bleu en snowboard
-
JO-2026: les Bleues du hockey en quête de visibilité et des quarts pour leur grande première
-
L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne
-
Le président du Nigeria ordonne le déploiement de l'armée après le massacre de 162 personnes
-
Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abou Dhabi
-
Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient
-
Le vote de la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
C'est la fin du dernier traité nucléaire entre Moscou et Washington
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
Les députés ouvrent les débats sur l'avenir des barrages français
-
Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi
-
La Russie menace de poursuivre la guerre en Ukraine en pleines négociations à Abou Dhabi
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an (étude)
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
Téhéran confirme des discussions vendredi avec Washington, Trump maintient la pression
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate
-
Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
Minneapolis: retrait de 700 policiers de l'immigration, Trump envisage d'être plus "délicat"
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, un mort au Portugal
-
Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Xi s'entretient avec Poutine et Trump, plaide pour la "stabilité mondiale"
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison
-
Minerais critiques: face à la Chine, Washington joue le multilatéralisme
-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Bourse: la tech et l'IA patinent, Paris en profite
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe, le Mondial en ligne de mire
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
Bertrand Blier, cinéaste de l'anticonformisme et de l'humour noir
Il était l'anticonformiste du cinéma français: Bertrand Blier, décédé lundi soir à l'âge de 85 ans, a enrichi le septième art, en un demi-siècle de réalisations, d'une forme inédite d'humour noir et de provocation sous sa plume de dialoguiste hors pair.
Pour toujours, le nom de Bertrand Blier restera associé à ceux de Gérard Depardieu et de Patrick Dewaere. C'est par l'aventure commune des "Valseuses", subversif coup d'essai devenu film culte mais reste aussi une oeuvre critiquée notamment pour sa misogynie, que les trois hommes et l'actrice Miou-Miou ont vu leur carrière décoller en 1974.
Blier, qui adapte alors son propre roman, met en exergue le conflit des générations dans la France conservatrice de Pompidou. Depardieu et Dewaere incarnent un duo de désœuvrés qui croise la route d'autres marginaux (Miou-Miou, Jeanne Moreau...) : tous sont en quête de libération sexuelle.
S'il n'a pas été primé, probablement en raison de son insolence crue, ce film aura néanmoins permis à Bertrand Blier de se faire un prénom. Jusqu'alors, le cinéma français connaissait et aimait beaucoup le père, Bernard, figure imposante des comédies de Guitry, Lautner ou Audiard. Désormais, il apprendra à connaître et finalement apprécier aussi le fils, Bertrand, toujours prêt à bousculer la morale.
Né le 14 mars 1939 à Boulogne-Billancourt, il aimait parler de son père, à qui il devait sa vocation et sa formation. "Je suis né au milieu des livres et mon père, en tant que grand acteur, c'était déjà de la culture en mouvement", disait-il, ajoutant : "je suis fils à papa, mais pas forcément un enfoiré".
- Le fils de... -
Cependant Bernard n'est pas totalement le modèle de Bertrand, notamment pour ce qui est de la politique. "Je suis né le cul dans le beurre, avec un père qui était de gauche et qui a glissé tout doucement vers la droite". Lui, non.
Après "Les Valseuses" et "Calmos", qui égratigne la vague féministe, avec un autre duo à potentiel comique fort, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, les succès s'enchaînent.
Il remporte en 1979, l'Oscar du meilleur film étranger pour "Préparez vos mouchoirs", avec une nouvelle fois Depardieu et Dewaere, incapables de satisfaire une femme, en l'occurrence Carole Laure.
L'année suivante, il reçoit le César du meilleur scénariste pour "Buffet froid". Dans ce film, où l'absurde et le surréalisme sont portés par un humour glacial, son père joue pour la dernière fois sous sa direction, aux côtés de Depardieu et Jean Carmet.
Misanthrope, irrévérencieux, férocement drôle et dérangeant, mais tendre parfois aussi, tel s'affirme le cinéma de l'iconoclaste Bertrand Blier, qui ne ressemble pas aux autres, même si on le situe quelque part entre Luis Bunuel ou Jean-Pierre Mocky. L'air bougon, avec son crâne dégarni et sa pipe au coin de la bouche, il se plaît à mettre en scène des marginaux: voyous, policiers malheureux, prostituées.
- "On rigole avec les copains" -
Après "Beau-père", en 1982, sur des rapports familiaux troubles, il provoque de nouveau avec "Tenue de soirée" (1986), qui aborde l'homosexualité et le "trio amoureux". Michel Blanc, pour qui il cosignera le scénario de "Grosse fatigue" (1994), y brille aux côtés des habitués Depardieu et Miou-Miou.
Le temps des récompenses françaises vient avec "Trop belle pour toi" (1989), Grand Prix du Jury à Cannes et qui lui apporte quatre César (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, et meilleure actrice pour Carole Bouquet).
Les années 1990 et 2000 sont celles des échecs commerciaux et Blier peine à trouver des financements. "Les Acteurs" (1999) perd ainsi une demi-heure au montage, faute de budget, et la sauce ne prend pas malgré un casting quatre étoiles (Depardieu, Belmondo, Delon, Arditi, Dussolier...).
En 2010, il retrouve sa veine surréaliste avec "Le bruit des glaçons" sur le cancer, où un écrivain alcoolique (Jean Dujardin) "dialogue" avec sa maladie qui prend la forme d'un homme, joué par Albert Dupontel.
Se faisant plus rare, il réapparaît en 2017, adoubant un projet musical pour lequel le duo Cabadzi reprend sur fond de musique électro des extraits de dialogues de ses films.
En 2018, il réalise "Convoi exceptionnel", son dernier film, le neuvième avec Depardieu. "Le tournage, c'est un moment merveilleux où l'on est complètement irresponsable, où l'on se prend pour Dieu et où l'on rigole avec les copains", disait-il en 2011 à l'AFP.
H.Darwish--SF-PST