-
Elton John, en colère, accuse le Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
Fin de campagne présidentielle au Portugal, frappé par des intempéries "dévastatrices"
-
En colère, Elton John accuse le tabloïd Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
JO: la star américaine Lindsey Vonn a bouclé sa première descente d'entraînement
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay
-
Russie: un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine
-
Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite
-
L'Iran et les Etats-Unis en pourparlers à Oman, sous la menace américaine
-
L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"
-
L'Iran et les Etats-Unis ont entamé des pourparlers à Oman
-
Bangladesh: l'islamiste Shafiqur Rahman à l'assaut du pouvoir
-
Bad Bunny promet de mettre Porto Rico à l'honneur pour le concert du Super Bowl
-
Les feux de forêt, la "nouvelle norme" en Patagonie, selon un expert
-
Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif
-
A la frontière, Narva l'estonienne, sa minorité russophone et la menace russe
-
Stellantis passe des charges colossales après avoir pris du retard dans l'électrique
-
JO-2026/ski alpin: Odermatt rêve d'or en descente pour lancer ses Jeux
-
La fin de l'ISS, symbole d'une ère de coopération internationale
-
Eclairage public et insécurité, un lien plus complexe qu'il n'y paraît
-
Toyota change de PDG et relève ses prévisions, ventes solides malgré les droits de douane
-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
A Islamabad, béton et infrastructures militaires grignotent le paysage urbain
-
Avec une barge électrique, le Rhône se prépare pour devenir une autoroute fluviale décarbonée
-
Dans un petit village du Groenland, "vivre normalement" et faire fi de la pression américaine
-
Coup d'envoi des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Dans la forêt finlandaise, l'armée réapprend à poser des mines
-
NBA: Wembanyama porte San Antonio contre Dallas, premiers pas de Yabusele avec Chicago
-
L'Arménie aux prises avec la désinformation russe avant les législatives
-
JO-2026/Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry à l'assaut de l'or, Malinin seul au monde
-
Turquie: à la frontière iranienne, Fevzi rêve de changer de voisin
-
Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA
-
Avec l'ouverture de consulats, France et Canada marquent leur soutien au Groenland
-
Les Japonais attendus aux urnes, Trump soutient la Première ministre en quête de majorité
-
L'Italie ouvre des JO d'hiver dispersés sous la pression du climat
-
Cuba se dit "prêt au dialogue", les Etats-Unis affirment que des discussions sont en cours
-
XV de France: "une des performances les plus justes offensivement depuis très longtemps" (Galthié)
-
JO-2026: Derniers préparatifs avant le feu d'artifice de la cérémonie d'ouverture
-
Epstein: Lang convoqué au Quai d'Orsay, l'Elysée lui demande de protéger l'Institut du monde arabe
-
L'ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland rattrapé par l'affaire Epstein
-
XV de France: Jalibert saisit l'ouverture en bleu
-
Six nations: le XV de France ouvre le Tournoi en corrigeant l'Irlande
-
Le Venezuela avance vers une loi d'amnistie historique après 27 ans de pouvoir socialiste
-
Jeux vidéos, IA, algorithmes et ingérences: Macron dévoile de nouvelles pistes de régulation
-
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
-
Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
Chez les babouins, c'est du donnant-donnant
Comme les humains, les babouins savent développer des stratégies complexes de "donnant-donnant" pour coopérer avec un partenaire, signe d'une capacité d'adaptation insoupçonnée chez ces singes réputés très sociaux, selon une étude.
La faculté de coopération stratégique est débattue depuis une vingtaine d'années au sein de la communauté scientifique, qui cherche à savoir si seuls les humains la possèdent ou s'ils la partagent avec d'autres primates.
Exemple typique: un élève qui prête ses cours à un camarade de classe espère que ce dernier lui rendra la pareille, une stratégie de réciprocité directe communément appelée "donnant-donnant". Et si le partenaire ne coopère pas, on adapte son comportement.
Pour savoir si les singes en étaient aussi capables, des chercheurs ont mené une expérience sur des babouins de Guinée de la station de primatologie du CNRS de Rousset, près d'Aix-en-Provence, décrite dans la revue Science Advances parue vendredi.
Dix-huit individus avaient accès à des écrans tactiles disposés dans leur enclos: les babouins opéraient par paires et étaient séparés par une plaque transparente, de sorte que chacun pouvait observer le comportement de son voisin.
Les singes, déjà habitués aux écrans pour des taches individuelles, pouvaient choisir librement d'entrer dans un dispositif.
- "Sens du l'intérêt général" -
Quand ils s'y retrouvaient à deux, un individu "donneur" devait choisir entre deux images. L'une lui délivrait une récompense (du blé) à lui seul; l'autre récompensait aussi son voisin "receveur".
Les rôles ont été distribués de manière aléatoire, au cours de près de 250.000 essais sur 95 jours, avec huit babouins - les dix autres n'ont pas pris part à l'expérience faute d'avoir compris la tâche.
Résultat: dans près de 100% des interactions, les primates "sélectionnaient l'image +pro-sociale+ qui récompensait les deux", dit à l'AFP Anthony Formaux, doctorant à l'Université d'Aix-Marseille et premier auteur de l'étude.
Une dynamique de "donnant-donnant" et quasi-systématique, sans stratégie apparente, analyse ce spécialiste de la psychologie animale et de cognition comparée. Sans doute par "sens de l'intérêt général" puisqu'au final, tout le monde y trouvait son compte.
Puis les tests se sont corsés: les babouins donneurs ne recevaient plus rien et devaient choisir entre une image récompensant le receveur, l'autre ne le récompensant pas. Une contrainte qui les a obligés à élaborer une tactique.
"Ne pouvant plus se récompenser eux-mêmes, ils devenaient plus regardants" sur le comportement de leur co-équipier, explique Anthony Formaux. Avec une nette tendance à récompenser leur voisin receveur si ce dernier s'était montré généreux dans son rôle de donneur.
- "Vraiment incroyable!" -
A l'inverse, si un singe n'avait rien reçu de son partenaire "égoïste", il pouvait le punir la fois d'après et quitter le dispositif en quête d'un compagnon plus coopérant.
Une sorte de collaboration flexible, mais pas forcément systématique d'un essai à l'autre. "On l'a observée de temps en temps, comme un petit rappel à l'ordre destiné à contrôler le partenaire et renforcer la coopération".
"C'était vraiment incroyable! Ils arrivaient à adapter leur stratégie en fonction de la difficulté et des +coûts+ qu'on leur imposait", raconte le chercheur, surpris par ces performances. Car les babouins ont beau être une espèce "ultra-sociale" (ils vivent en grand groupe dans la nature), "on s'attendait à quelque chose de trop compliqué pour eux".
Cette faculté de coopération stratégique aurait joué un rôle crucial dans l'évolution humaine, bien qu'on en ignore l'origine. Nous pourrions en avoir "hérité il y a au moins 30 millions d'années de notre ancêtre commun avec le babouin", avance le CNRS dans un communiqué.
Chez les singes vivant à l'état sauvage, des interactions aussi élaborées sont impossibles à observer. Mais le fait qu'elles aient émergé dans un contexte expérimental, au sein d'un enclos où les singes mènent une vie routinière, suggère qu'elles soient apparues chez l'humain "quand il s'est mis à avoir une vie plus installée", avance Anthony Formaux.
L'abandon du nomadisme aurait instauré des interactions plus régulières et nécessité une coopération stratégique "pour attirer et préserver les ressources".
P.Tamimi--SF-PST