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A Athènes, le quartier alternatif lutte contre sa transformation
Sur un site de locations saisonnières, la promotion d'un appartement dans le centre d'Athènes se fait autour de sa proximité avec Exarcheia, "le quartier le plus alternatif" de la capitale grecque.
Mais sur le mur d'entrée de l'immeuble, un graffiti peu avenant attend le voyageur et ses valises. "Tourists Fuck Off" ("Touristes, allez vous faire foutre").
Exarcheia, régulièrement secoué de soubresauts contestataires, séduit chaque année davantage de visiteurs, attirés comme des aimants par les œuvres de street art sur ses murs lessivés par des décennies de négligence, et sa vie à la va comme je te pousse.
Résultat: ce quartier du centre a vu ses loyers augmenter de 18% entre 2021 et cette année, à 8,5 euros le mètre carré, selon l'agence immobilière Remax, l'une des plus importantes de Grèce.
Bars et restaurants branchés ont aussi poussé comme des champignons.
Les habitants redoutent qu'Exarcheia ne subisse le même sort que Koukaki, un autre quartier historique d'Athènes devenu inaccessible pour de nombreux Grecs en raison de la multiplication de locations destinées aux touristes.
"La boutique d'à côté a dû fermer après que le propriétaire a augmenté le loyer de 600 à 900 euros", se désole d'ailleurs Angelos, un libraire d'Exarcheia qui n'a souhaité donner que son prénom.
- Construction du métro -
Depuis la fin de l'été, le quartier est également au cœur d'une controverse entourant la construction d'une station de métro sur sa place principale.
Le premier tronçon de la future ligne 4, de 12,8 km, devrait être opérationnel d'ici 2030.
Et un peu plus haut, c'est la colline de Strefi, rare espace de verdure dans le centre congestionné d'Athènes, qui doit être entièrement réaménagée.
Ces deux projets, les habitants du quartier n'en veulent pas. Et le font savoir.
Plusieurs manifestations, certaines joyeuses d'autres plus mouvementées, se sont déjà déroulées aux alentours de la place désormais cernée de hautes plaques de métal et, de jour comme de nuit, de forces anti-émeutes lourdement équipées.
Pour les protestataires, ces deux projets vont "tuer" l'esprit libertaire du quartier.
Thodoris Kokkinakis, un sexagénaire né à Exarcheia, assure voir environ 200 policiers à toute heure. "Nous avons plus de policiers que le bureau du Premier ministre", s'amuse cet ancien militant.
En octobre, la police a battu, sous les yeux de ses enfants, un habitant favorable aux protestataires, selon plusieurs témoignages.
Depuis des décennies, ce quartier jeune et bohème a été le théâtre d'innombrables affrontements entre des anarchistes et les forces de sécurité.
C'est ici aussi qu'un adolescent a été abattu par un policier en 2008, embrasant tout le centre d'Athènes alors que la Grèce s'enfonçait dans une crise économique dont elle ne s'est relevée, dans la douleur, que dix ans plus tard.
Des initiatives citoyennes ont pullulé durant les années de marasme économique, faisant d'Exarcheia un modèle de solidarité, notamment avec les réfugiés.
Le maire d'Athènes, Kostas Bakoyannis, qui n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP, affirme que les manifestants ne sont que "quelques dizaines".
- Détritus et graffiti -
Les habitants accusent quant à eux la ville de négliger l'entretien depuis plus de 20 ans de la colline Strefi qui semble abandonnée aux détritus et aux graffiti.
Par le passé, ce sont eux qui se sont retroussés les manches pour ramasser les ordures et décourager les trafics de drogue, raconte à l'AFP M. Kokkinakis.
"Nous avons appelé la police à plusieurs reprises. Ils prétendaient ne pas savoir où se trouvait la colline (...) ou ne se déplaçaient jamais", poursuit-il.
Les opposants s'insurgent également contre le fait que les travaux d'aménagement de la colline ont été attribués sans appel d'offres à une grande société grecque d'investissement immobilier.
D'autres habitants, en revanche, se montrent favorables à l'arrivée du métro, en particulier les plus âgés.
"Les stations les plus proches sont trop éloignées à pied (...) beaucoup de gens ici veulent le métro" mais hésitent à en parler ouvertement, affirme ainsi une retraitée de 75 ans, qui a refusé de donner son nom par crainte des voisins.
G.AbuOdeh--SF-PST