-
Liban: frappes israéliennes dans l'est et le sud, le Hezbollah pointe "une impasse"
-
Affaire Epstein: "une dizaine" de nouvelles victimes se sont manifestées auprès du parquet de Paris
-
En Ukraine, l'armée mise sur des "essaims" de drones contrôlés par l'IA
-
Violences sexuelles: les plaintes contre Bruel "seront regroupées" au parquet de Nanterre
-
Meloni se rend auprès des victimes fauchées par un automobiliste à Modène
-
La Bulgarie crée la surprise en décrochant sa première victoire à l'Eurovision
-
Népal: deux nouveaux records au sommet de l'Everest
-
Blocage de routes en Bolivie: 57 interpellations après des affrontements entre manifestants et police
-
La Russie attaquée par environ 600 drones ukrainiens, quatre morts
-
Le Sri Lanka, nouvel eldorado asiatique de l'arnaque en ligne ?
-
Quand le pouvoir trumpiste réécrit l'histoire
-
La chanteuse Dara offre sa première victoire à l'Eurovision à la Bulgarie
-
Le cacique brésilien Raoni en soins intensifs
-
En Allemagne, le bastion chimique de Ludwigshafen face au déclin industriel
-
Rodéos urbains: entre passion et répression, la "bike life" revendique sa place
-
L'équipe féminine de football nord-coréenne de Naegohyang est arrivée en Corée du Sud
-
L'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie d'Ebola qui frappe la RDC
-
Guatemala: des centaines de personnes fêtent le départ de la procureure générale sous sanctions
-
A New York, Gucci investit Times Square pour un défilé croisière
-
La Bulgarie remporte la 70e édition de l'Eurovision, Israël deuxième
-
La Bulgare DARA remporte l'Eurovision avec son hymne entraînant "Bangaranga"
-
Venezuela: Alex Saab, de vendeur de porte-clés à monnaie d'échange diplomatique
-
La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant
-
Mondial-2026: à Dallas, une lumière violette pour faire pousser le gazon
-
Top 14: en tête, le rythme ne faiblit pas
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
-
La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite mobilisés
-
Une opération de vente de montres Swatch-Audemars Piguet tourne au chaos
-
Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer
-
"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP
-
Signature d'un contrat entre ASML et Tata Electronics sur les semi-conducteurs, sous l'égide de Modi
-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué par Israël à Gaza
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
Procès de l'assassinat du père Hamel: un costume "trop grand" pour l'un des accusés
Au procès de l'assassinat du père Hamel dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui s'est ouvert lundi à Paris, l'un des accusés a craint qu'on lui fasse porter "un costume trop grand" pour lui, tandis que les victimes et leurs proches ont dit vouloir "comprendre" ce qui a mené à cet attentat.
Les deux jeunes jihadistes qui ont donné la mort au prêtre le 26 juillet 2016, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, avaient été tués par la police à leur sortie de la petite église de la banlieue de Rouen (Seine-Maritime).
Les trois hommes dans le box de la cour d'assises spéciale de Paris, Jean-Philippe Jean Louis, Farid Khelil et Yassine Sebaihia, sont des membres de l'entourage des assaillants.
Ils comparaissent pour "association de malfaiteurs terroriste", soupçonnés d'avoir été au courant de leurs projets, d'avoir partagé leur idéologie ou tenté de rejoindre la Syrie.
Le quatrième accusé, Rachid Kassim, sera jugé en son absence. Ce propagandiste français de l'organisation Etat islamique est probablement mort en Irak en 2017. Il est le seul à être mis en examen pour complicité de l'assassinat du prêtre et la tentative d'assassinat d'un paroissien, accusé d'avoir "sciemment encouragé et facilité le passage à l'acte" des deux jihadistes.
Premier à répondre aux questions de la cour, Farid Khelil, 36 ans aujourd'hui, a assuré avoir "beaucoup de mal" avec les faits qui lui sont reprochés, qu'il "conteste". "Ce costume, il est trop grand pour moi", a-t-il estimé.
Interrogé sur son parcours, il a évoqué sourire aux lèvres ses "nombreuses petites amies", sa consommation de cannabis ("Ça fait 24 ans que je suis en sevrage") ou ses voyages aux Pays-Bas et en Allemagne "pour les maisons-closes".
Cheveux longs attachés en queue de cheval, petites lunettes et pull gris, il a aussi relaté le "manque d'affection" ressenti dans son enfance, après le divorce de ses parents, son éducation "à la française" par une fille de harkis et l'"injustice" ressentie après un licenciement économique en 2015.
S'il s'est un temps rendu à la mosquée pour renouer avec son père, puis a fréquenté son cousin Abdel-Malik Petitjean, qui l'a initié à la prière et lui a montré des vidéos de propagande pour le "sensibiliser" au sort des Syriens, il affirme n'avoir "jamais eu" d'engagement religieux et n'avoir "jamais pratiqué".
En détention provisoire depuis cinq ans, il encourt trente ans de réclusion criminelle.
- "Comprendre" -
Ce premier interrogatoire de personnalité a peut-être apporté quelques éléments de réponse à Guy Coponet, un paroissien grièvement blessé par les jihadistes, qui a souhaité lundi que le procès permette "que ça se termine de bonne façon".
Aujourd'hui âgé de 92 ans, il "veut comprendre (...) comment des jeunes tout juste sortis de l'adolescence en sont arrivés à commettre de telles horreurs", avait expliqué à l'AFP son avocat, Me Méhana Mouhou.
En revanche, les trois religieuses aussi présentes dans l'église ont fait parvenir un certificat médical attestant qu'elles n'étaient pas en état de témoigner.
"On attend que la vérité soit dite sur le manque de moyens qui n'a pu être donné aux forces publiques pour éviter ce massacre sur le corps de mon frère", a déclaré lundi l'une des sœurs du père Jacques Hamel, Roseline.
L'un des assassins, Adel Kermiche, était placé sous bracelet électronique au moment de l'attentat, après un départ avorté vers la Syrie.
La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris avait aussi été mise en cause car, selon un article paru en 2018 dans Mediapart, ses enquêteurs avaient eu accès une semaine avant l'assassinat à des messages du jeune homme sur la messagerie cryptée Telegram où il évoquait une attaque dans une église.
Mais sur les cinq agents de ce service cités à témoigner par un avocat des parties civiles, quatre ne sont "pas aptes psychologiquement à être entendus lors du procès", selon des certificats médicaux cités par le président de la cour.
La directrice du renseignement a proposé de venir déposer à leur place, les disant pour certains "brisés psychologiquement" par cette affaire ainsi que par l'attentat survenu en 2019 dans les locaux de la préfecture de police de Paris.
Christian Saint-Palais, avocat de Roseline Hamel, a souligné que "l'excuse offerte" était "très difficile à entendre pour les parties civiles, qui elles aussi ont vécu le drame d'un attentat".
La cour décidera ultérieurement si elle renonce à leur audition.
E.AbuRizq--SF-PST