-
Mineurs et réseaux sociaux: le jury californien désigné pour le procès de Meta, débats le 18 août
-
Colombie: le séisme a fait 265 morts, la recherche de survivants dans une phase décisive
-
Foot: Le PSG lance sa saison en remportant la Supercoupe d'Europe contre Aston Villa (2-1)
-
Euro d’athlétisme: Just Kwaou-Mathey médaillé d’argent du 110 m haies
-
Mineurs et réseaux sociaux: le procès de Meta face à une coalition d'Etats américains a débuté
-
Wall Street termine sur une note positive, soulagée par l'inflation américaine
-
Euro d'athlétisme: Muhammad Abdallah Kounta médaillé d'argent sur 400 m
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, noir total sur le nord de l'Espagne
-
Travis Kelce décrit son mariage avec Taylor Swift comme la "meilleure soirée" de sa vie
-
Euro de natation: les astres Curtis et Popovici à pleine vitesse
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne dans le noir total
-
Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne plongé dans le noir total
-
"On n'y croyait pas trop" : au Pic du Midi, le ciel s'est dégagé pour l'éclipse
-
Colombie: phase décisive pour la recherche de survivants, deux jours après un puissant séisme
-
L'éclipse solaire totale débute en Europe, l'Islande déjà plongée dans l'obscurité
-
"Ca va se dégager": Au Pic du Midi bouché par les nuages, on espère voir l'éclipse
-
Nuit en plein jour : l'éclipse solaire débute aux confins de la Russie
-
Deux minutes de nuit en plein jour : une partie de l'Europe attend l'éclipse solaire totale
-
La Bourse de Paris termine en baisse, le luxe sous pression
-
Champagne: les dates d'ouverture des vendanges publiées, précocité record
-
Natation: à 16 ans, le prodige Sauveur Cristofini prend son élan à l'Euro
-
Rod Stewart annule la fin de sa tournée aux Etats-Unis après une opération du coeur
-
Cisjordanie: des colons israéliens assiègent des maisons palestiniennes malgré la venue de l'armée
-
La French Touch rend un dernier hommage à Kavinsky à Montmartre
-
Les fortes chaleurs s'étendent et pourraient coûter cher à la France
-
Grèce: 281 arrestations pour incendies criminels en 2026, toujours de nouveaux feux
-
Au pied du mont Blanc, la fraîcheur d'un plan d'eau pour fuir la canicule
-
Séisme en Colombie: deuil de trois jours en hommage aux victimes
-
Méduses et canicule: pic d'indisponibilité "environnementale" record de 20,4% dans le parc nucléaire d'EDF
-
Zhu Rongji, ex-Premier ministre fer de lance des réformes économiques chinoises
-
L'Allemagne renforce ses espions sur fond de menace russe
-
EasyJet France : appel à la grève des hôtesses et stewards les 15 et 16 août
-
Euro d'athlétisme: tenant du titre, Tual éliminé en demies, ça passe pour Le Clezio
-
La Bourse de Paris se replie avant la publication de l'inflation américaine
-
Séisme en Colombie : une rescapée sortie des décombres, le bilan revu à la baisse
-
La perte de végétation native rend le Brésil plus vulnérable à El Niño
-
Une vague de chaleur frappe des familles expulsées qui dorment dans la rue à Rome
-
Norvège : le fonds souverain fait un énorme saut de puces au premier semestre
-
Etats-Unis : verdict partagé entre gauche et centre aux primaires démocrates
-
Au Kazakhstan, déclencher artificiellement la pluie face aux sécheresses
-
Judo: Teddy Riner forfait pour le Grand Slam de Lausanne
-
L'OMS se dit "inquiète" face à la nouvelle offensive de Trump contre les vaccins
-
Art ou médecine? Au Japon, le tatouage cosmétique cherche sa voie
-
Retrait d'une étude controversée sur la surmortalité pendant le Covid
-
L'interdiction du démarchage téléphonique non consenti entre en vigueur
-
Poutine menace de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta de retour au tribunal mercredi face à une coalition d'Etats américains
-
Dans l'Est ukrainien, faire le plein d'essence sous la menace russe
-
Dans les Hauts-de-France, le défi de concilier quiétude des phoques et tourisme
-
Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations
Les pêcheurs philippins, premières victimes des ambitions de Pékin en mer de Chine méridionale
Le pêcheur philippin Mariel Villamonte naviguait depuis des années sur les eaux turquoises du récif de Scarborough, en mer de Chine méridionale, jusqu'au jour où son bateau a été attaqué par un navire chinois.
C'était en 2012, quand la Chine a pris le contrôle de ce récif des Philippines. Depuis, le pêcheur de 31 ans n'ose plus s'y aventurer.
"Leurs navires sont en acier, les nôtres sont en bois", soupire M. Villamonte, qui se rappelle comment deux vaisseaux chinois ont pourchassé sa pirogue avant de la réduire en morceaux.
Cette zone de pêche, exploitée par des générations de pêcheurs philippins, est l'un des potentiels déclencheurs d'un conflit militaire en mer de Chine méridionale.
La Chine et Taïwan revendiquent tous deux la souveraineté de la quasi-totalité de cette mer, tandis que les Philippines, le Vietnam, la Malaisie et Brunei s'en disputent des parties.
Les échanges commerciaux qui y transitent comptent pour des milliers de milliards de dollars chaque année.
De tous les pays qui la revendiquent, la Chine s'y impose de la manière la plus forte, déployant ses garde-côtes et des centaines de vaisseaux comme un essaim autour des récifs, harcelant et attaquant les bateaux de pêche, tout en intervenant dans les explorations gazière, pétrolière ou dans les recherches scientifiques en cours.
Pékin cherche, selon les analystes, à asseoir sa suprématie et à contrôler toute activité dans ces eaux disputées, quitte à utiliser la force militaire.
"Ils s'imaginent vraiment au centre de cette région, économiquement, politiquement et militairement" jusqu'à ce que "les pays les plus faibles finissent par abandonner", explique Jay Batongbacal, directeur de l'Institut des affaires maritimes et du droit de la mer à l'Université des Philippines.
- "Rêve chinois" -
Pour revendiquer ce droit, la deuxième plus grande économie du monde invoque la "ligne en neuf traits", une vague démarcation établie à partir de cartes des années 1940.
Les Philippines ont porté plainte contre la Chine, mais une cour internationale a tranché en faveur de Manille, estimant que les revendications de Pékin n'ont "aucun fondement juridique", un jugement que la Chine a pourtant ignoré.
En une décennie de présidence Xi Jinping - qui s'apprête à obtenir un troisième mandat -, Pékin n'a cessé de renforcer sa présence dans cette mer disputée. Non pas pour ses richesses en combustibles ou en poissons, avance Gregory Poling, directeur de l'Initiative américaine pour la transparence maritime en Asie (AMTI).
Le principal objectif de Xi est, selon l'expert, de réaliser le "rêve chinois", celui de faire de la Chine un pays avancé technologiquement, puissant et prospère d'ici 2050 pour assurer sa légitimité politique.
Depuis 2013, Pékin a déchiré quelque 6.000 hectares de récifs pour créer 1.300 hectares d'îles artificielles dans l'archipel des Spratleys, relate M. Poling.
Ces îles militarisées permettent aux vaisseaux chinois de patrouiller jusqu'en Indonésie et en Malaisie.
Des actes qui non seulement détruisent les zones de reproduction de la faune marine mais contreviennent au droit international, souligne Gregory Poling.
Aux termes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adoptée en 1982 avec le concours de la Chine, le droit exclusif d'un pays à exploiter des ressources naturelles s'exerce à 200 milles nautiques de ses côtes.
Or les revendications de Pékin s'étendent à près d'un millier de milles.
- Comme un "voleur dans sa propre cour" -
Depuis la mainmise chinoise sur le récif de Scarborough, Mariel Villamonte se trouve privé d'une source notable de revenus, tout comme d'autres pêcheurs du village de Cato, dans la province septentrionale du Pangasinan.
Dans les années 80, ces familles avaient investi le récif de Scarborough, abri précieux pendant les tempêtes qui fournissait du poisson en abondance.
Désormais, ils ne peuvent compter que sur les "payaos", des dispositifs flottants ancrés loin du récif qui attirent le thon jaune, et dont les bateaux chinois semblent se désintéresser.
Après des décennies de surpêche des pays autour, les pêcheurs philippins se trouvent contraints de passer plus de temps en mer et de se replier sur des poissons plus petits.
Malgré les risques, ils s'aventurent parfois à Scarborough tels "des voleurs dans leur propre cour", souligne Christopher de Vera, dont des équipiers s'y sont rendus à la tombée de la nuit.
Mais ces eaux peu profondes ne regorgent plus de poissons comme jadis, regrette le pêcheur de 53 ans, blâmant les pêcheurs chinois de palourdes géantes, qui ont "décimé" le corail.
- "Pire cauchemar" -
L'assurance croissante de la Chine n'a pour l'heure pas été vraiment défiée par les pays d'Asie du Sud-est, à cause de divergences entre les alliés et les rivaux de Pékin.
Les Etats-Unis sont considérés comme le seul pays assez puissant pour défier la Chine.
Si les récents exercices militaires chinois autour de Taïwan font craindre une escalade militaire, Pékin semble pour l'instant vouloir éviter la guerre.
"Ils sont passés maîtres dans l'art d'éviter de franchir ce seuil", fait valoir John Blaxland, expert en sécurité internationale et en renseignement à l'Université nationale d'Australie.
Pour M. Poling, la mer pourrait bientôt se transformer en "lac chinois" après avoir évincé les pêcheurs, les gardes-côtes et même les compagnies de gaz et de pétrole, qui ne préfèrent pas courir le risque s'y aventurer.
Les pêcheurs sont les premiers à en payer le prix.
Autrefois, M. Villamonte gagnait environ 6.000 pesos (102 euros) par voyage, contre au mieux 2.000 (34 euros) aujourd'hui, voire rien du tout.
Pêcher, c'est tout ce que sait faire ce fils et petit-fils de pêcheur.
Son "pire cauchemar" serait de perdre l'accès au reste des eaux philippines. "Ma famille aura faim", soupire-t-il.
burs-amj/ser/nzg/chv
Q.Bulbul--SF-PST