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Sadaf Khadem, boxeuse pionnière, prône d'autres formes de contestation en Iran
En 2019, elle fut la première Iranienne à disputer un combat de boxe officiel, a fortiori tête nue: exilée depuis en France, Sadaf Kadhem appelle à de nouvelles formes de contestation dans son pays, car elle craint la violence de la répression des manifestations.
"Manifester dans la rue, ce n'est pas la solution", déclare à l'AFP Sadaf Khadem alors que l'Iran est secoué depuis mi-septembre par une vague de manifestations.
Le mouvement a commencé après la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour n'avoir pas respecté le strict code vestimentaire féminin de la République islamique.
Jugeant inconsidérés les "encouragements à manifester" de la diaspora iranienne à l'abri à l'étranger, Sadaf Khadem a "peur" pour la vie de ses compatriotes "seuls" face à la répression sanglante du gouvernement "plus fort" que la rue.
Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), installée à Oslo, au moins 92 manifestants sont morts en Iran depuis le début des manifestations.
Cette ancienne professeure de fitness avait elle-même été confrontée plusieurs fois à la police des moeurs dans son pays. Mais c'est en combattant tête, bras et jambes nus, alors que la loi de son pays impose également à ses sportives de porter le hijab, même à l'étranger, qu'elle s'est mise en danger.
Craignant pour sa vie si elle retournait en Iran après son premier combat officiel, elle s'est depuis installée à Royan, en Charente-Maritime.
- Repartir de zéro -
Loin de sa vie de "princesse" au sein de la bourgeoisie de Téhéran, la jeune femme a dû repartir de zéro en apprenant le français qu'elle maîtrise désormais. Elle a aussi fait du maraîchage avant d'entamer un BTS de commerce en alternance dans le secteur du bâtiment et s'est également réinventée en créatrice de mode en lançant sa marque de vêtements.
"Je ne peux pas dire que la boxe, c'est aujourd'hui toute ma vie. Je travaille, je fais mes études, et après il y a la boxe".
Sans pour autant raccrocher les gants. Sous la houlette de Franck Weus, son "papa" d'adoption et président du club de boxe local, et de son fils Franck, elle enchaîne trois soirs par semaine les entraînements, en plus de séances de préparation physique et de natation.
"Ce n'est pas facile de vivre toute seule ici, mais elle a tout surmonté par son courage et sa volonté. Elle est courageuse et ambitieuse", décrit le président du club.
Encore aujourd'hui, la boxe reste une "addiction", sa boussole loin de son pays natal. "C'est une motivation pour avancer dans la vie. Je suis plus concentrée, plus sereine. Si je ne fais pas de boxe, je ne peux pas respirer", assure-t-elle.
- "Boxer pour les autres" -
Devenue un "symbole" dans son pays du fait de la médiatisation de son combat, elle assure vouloir continuer à "boxer aussi pour les autres" car ses crochets devant un public lui ont conféré "une responsabilité".
Celle qui compte à son palmarès 18 combats, dont 14 victoires pour 3 défaites et un match nul, ambitionne de participer aux championnats de France et rêve des Jeux olympiques de Paris dans deux ans "en équipe de France", "et non dans l'équipe des sportifs réfugiés".
L'objectif s'annonce toutefois ardu pour celle qui était presque débutante il y a seulement trois ans. "Je l'espère pour elle mais elle ne sera jamais Française à temps. C'est demain 2024. Et il y a aussi une question de niveau", juge son mentor d'origine iranienne Mahyar Monshipour, six fois champion du monde poids super-coqs WBA entre 2003 et 2006.
"J'ai besoin de plus d'expérience car avec un an de Covid, cela a réduit beaucoup mes chances", concède Sadaf Khadem. "Je crois en moi mais ce n'est pas toujours suffisant".
Son prochain combat est prévu fin octobre dans la catégorie des 70 kilos.
W.AbuLaban--SF-PST