-
Donald Trump refuse l'offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
A Paris, des foules attendues sur les Champs-Elysées pour la messe géante du pape
-
Brésil: Lula interdit les paris sportifs en ligne à quelques jours des élections
-
Les Etats-Unis inaugurent une journée en hommage à Dolly Parton
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus, coup dur pour Mbappé
-
Vie dure mais grands espoirs dans le berceau de l'exploitation pétrolière du Venezuela
-
Meurtre du rugbyman Aramburu: les deux tireurs condamnés à 19 et 26 ans de réclusion
-
Ligue des nations: pour les Bleus, une animation offensive cahin-caha
-
Le groupe U2 donne des concerts surprise à Dublin pour ses 50 ans
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus
-
Euro de volley: les Bleus rappuient sur la touche "Finale"
-
Espagne : la compagnie ferroviaire publique touchée par une cyberattaque
-
Ligue des nations: l'Italie passe à côté de son projet reconstruction contre la Belgique
-
Wall Street clôture en hausse, soutenue par le repli du pétrole
-
Trump a bien montré à Xi le chantier de la future salle de bal de la Maison Blanche
-
Grèce: 6 disparus après l'effondrement d'un immeuble dans le centre d'Athènes
-
Ligue des nations: Mbappé sort sur blessure en Turquie, juste après son but
-
La Californie inaugure une journée en hommage à Dolly Parton
-
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
-
Affaire Cambridge Analytica: Facebook a trompé ses utilisateurs, juge un jury du Nouveau-Mexique
-
La femme ayant accusé Jay-Z de viol dit avoir menti
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes à Kiev, Poutine peu enclin à des négociations
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, accueil de rock star au Stade de France pour Léon XIV
-
Sous le ciel immaculé de Paris, le "passage formidable" de la papamobile de Léon XIV
-
Trump et Xi concluent leur sommet devant les textes fondateurs de la démocratie américaine
-
Le nord-est des Etats-Unis se prépare à une tempête rare pour la saison
-
IA militaire: la justice américaine laisse le Pentagone écarter Anthropic
-
La Bourse de Paris moins optimiste que ses voisines
-
En Afghanistan, des taxis bravent l'interdiction d'écouter de la musique
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, une veillée au Stade de France pour Léon XIV
-
Cancer du poumon: arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès
-
F1: retour réussi d'Hadjar à Bakou, quatrième des qualifications
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats dans plusieurs localités, communications perturbées
-
Tennis: la République tchèque en finale de la Billie Jean King Cup
-
F1: Russell intraitable à Bakou, Antonelli part à la faute
-
En Suède, des WC de fortune et une manivelle pour se préparer à la guerre
-
Faire son plein ou aller au resto : les restaurants plombés par les tensions sur le pouvoir d'achat
-
Polo change de trajectoire et devrait toucher terre au Mexique
-
Dans la liesse populaire, le pape arrive à Notre-Dame
-
Le Kremlin dénonce une "persécution" après les sanctions de l'UE contre la chroniqueuse russe Fedorova
-
Sécheresse: la Garonne en "crise" en amont de Toulouse, niveau d'alerte inédit
-
Dans la ferveur populaire, le pape entame sa déambulation à travers Paris
-
Après l'Elysée et l'Unesco, la ferveur populaire attend Léon XIV dans les rues de Paris
-
Inquiétude au Royaume-Uni sur le sort du célèbre explorateur Ranulph Fiennes
-
Wall Street ouvre en légère hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Wall Street ouvre en petite hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Foot: Rayan sauve le Brésil d'une cuisante défaite en Australie
-
Ukraine: cinq morts dans des frappes de drones russes en plein jour à Kiev
-
Après un discours offensif à l'Elysée, le pape Léon arrive à l'Unesco
-
Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA
Au nord-est de l'Inde, l'exode annoncé des migrants du Bangladesh
Promesse prestement tenue. Trois semaines après le succès historique du parti du Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi dans l'Etat indien du Bengale occidental (nord-est), la campagne d'expulsion des migrants du Bangladesh voisin a déjà commencé.
Ces derniers jours, plus de 200 d'entre eux se sont massés spontanément devant le poste frontière de Hakimpur, à 80 km de la mégapole de Calcutta, dans le but de rentrer au pays en échappant aux foudres des autorités indiennes.
"On nous a dit de partir immédiatement, ou bien le gouvernement prendrait des mesures plus fermes", explique à l'AFP Hasina Bibi, 45 ans, en étreignant sa fille de 4 ans.
"Nous étions venus ici (en Inde) dans l'espoir de trouver un emploi", poursuit la mère de famille, inquiète, "mais nous voulons désormais rentrer au Bangladesh, même si nous ignorons tout de ce qui nous y attend".
Début mai, le Bharatiya Janata Party (Parti nationaliste indien, BJP) de M. Modi, au pouvoir à New Delhi depuis 2014, a été proclamé vainqueur des élections au Parlement du Bengale occidental en se faisant fort "d'identifier, interpeller et expulser" les migrants clandestins.
Peuplé de 100 millions d'habitants, dont 30% de confession musulmane, l'Etat était dirigé depuis 2011 par Mamata Banerjee, une féroce adversaire du Premier ministre.
Sitôt investie, la nouvelle majorité du BJP a ordonné l'ouverture de centres de détention à l'intention des migrants en situation selon elle irrégulière, suscitant un vent de panique dans la communauté d'origine bangladaise.
- "Infiltrés du Bangladesh" -
"Je n'ai pas de papiers, je sais que je ne vais pas pouvoir rester", constate Akhtarul Sekh. Alors ce Bangladais de 29 ans, qui travaillait depuis plus de six ans en Inde comme couturier, a rallié la frontière avec sa femme et ses deux filles pour la passer en évitant la case prison.
"Les autorités ont dit qu'elles ne voulaient plus de nous, que nous étions des infiltrés du Bangladesh", abonde Shamim Mondal, 26 ans, qui a lui aussi rejoint ce début d'exode.
"Les gens se pressent depuis mardi au poste de Hakimpur parce qu'ils ont entendu dire qu'il était possible d'y repasser la frontière", confirme à l'AFP un responsable de la police locale, Subrata Saha.
Selon lui, leur sort est déjà scellé. Tous ont été regroupés dans un camp de fortune et seront remis à la police des frontières indienne (BSF) pour être formellement expulsés.
Un nouvel épisode de l'histoire agitée des migrations dans la région depuis la fin du règne britannique en 1947.
A l'indépendance, le Bengale d'alors avait été divisé en deux, sa partie occidentale à majorité hindoue placée sous l'autorité de l'Inde et sa partie orientale à majorité musulmane sous celle du Pakistan oriental, devenu le Bangladesh en 1971.
Les mouvements de population entre les deux pays n'ont jamais cessé, rythmés par leurs crises politico-diplomatiques.
- "Impuissants" -
Depuis plus d'un an, avant même la victoire électorale du BJP au Bengale occidental, des milliers de personnes, pour la plupart musulmanes et dont le séjour en Inde a été jugé illégal, ont été expulsées manu militari au Bangladesh, notamment de l'Etat voisin d'Assam.
De nombreuses ONG s'en sont émues, dénonçant un véritable "profilage ethnique".
"Mes parents ont rejoint l'Inde depuis le Bangladesh il y a plus de vingt ans", raconte aujourd'hui un de ceux qui ont rejoint Hakimpur, Abdul Sheikh, 20 ans.
"Je suis né à Calcutta mais je n'ai jamais eu les papiers prouvant ma nationalité indienne", s'inquiète le jeune homme, "et je ne sais pas comment je vais établir maintenant que je suis légalement citoyen du Bangladesh".
L'an dernier, le Bangladesh avait confirmé avoir renvoyé certains expulsés au motif qu'ils étaient citoyens indiens.
"On est impuissants", avoue Ariful Sardar, un maçon de 29 ans entré illégalement en Inde en 2023 pour y gagner de quoi payer les soins de son père, malade. "On rentre parce que le gouvernement indien nous l'a ordonné".
Quelques migrants sont parvenus à échapper aux forces de sécurité indiennes en franchissant de nuit la rivière qui sépare les deux pays, concède sous couvert d'anonymat à l'AFP un responsable des gardes-frontière.
"Elle n'est pas très difficile à traverser", dit-il, "et de plus en plus compliquée à surveiller pour nous".
W.AbuLaban--SF-PST