-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
عاصفة قوية تقطع الكهرباء وتربك الرحلات في نيوجيرسي
-
الجيش الأميركي يختبر جاهزية وحدات لتحرك محتمل في كوبا
-
العراق يبحث إعلان طوارئ بيئية مع تصاعد تلوث دجلة والفرات
-
لماذا يحتفظ مسلسل «رأفت الهجان» بجاذبيته بعد أربعة عقود؟
-
العراق يتحرى مصير 18 مهاجراً يُشتبه بغرقهم قبالة ليبيا
-
أزمة النيل تنتقل من الخلاف المائي إلى صراع إقليمي أوسع
-
فيصل بن فرحان ونواف سلام يبحثان العلاقات السعودية اللبنانية
-
«كوالكوم» توسع حضورها السعودي وتدفع نحو حوسبة الذكاء الاصطناعي
-
إصابات في هجمات على كييف وضربة أوكرانية تستهدف مصفاة إيلسكي
-
Le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, célèbre une messe géante à Paris
-
NBA: Stephen Curry prolonge avec les Golden State Warriors (club)
-
De l'Etoile à la Concorde, foule XXL pour une messe papale "marquante"
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique, deux leaders, un problème?
-
Athènes : six morts dans l'effondrement d'un immeuble d'un quartier touristique
-
Le prince Harry affirme que ses enfants sont "heureux" dans leur nouvelle école
-
Avant la messe géante, le pape Léon XIV acclamé par une marée humaine
-
Tennis: l'Ukraine terrasse l'Italie et s'offre sa première finale en BJK Cup
-
Foot: Zidane imprime sa marque mais perd gros avec Mbappé
-
Grèce : un deuxième corps retrouvé après l'effondrement d'un immeuble à Athènes
-
"Du bruit" et de la "joie" avant la messe du pape sur les Champs-Elysées
-
Aider à reconstruire son pays, la mission d'un survivant de la crue meurtrière au Népal
-
A Paris, les fidèles affluent avant la messe géante de Léon XIV
-
Top 14: de Camara à Delibes, le club des six Toulousains de Montpellier
-
OpenAI reconnaît que ses outils ont mis en ligne par erreur des images d'utilisateurs de ChatGPT
-
"Une fraternité pour toujours": Chapecoense rend hommage en Colombie aux victimes de la tragédie aérienne de 2016
-
L'Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, refus de Trump selon le WSJ
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape plaide pour "vivre ensemble dans la dignité"
-
Protection des mineurs: après Meta, TikTok accepte de limiter le temps d'écran des adolescents
-
Commerce: les Etats-Unis et la Chine se sont donné du temps, mais l'heure tourne
-
Le Guatemala cherche à assurer la survie d'un poisson "fossile"
-
Au Pérou, une statue géante du pape Léon XIV prend forme
-
Canaux qui débordent et routes submergées: inondations catastrophiques à Bangkok
-
Quand El Niño s'invite à la table des grands chefs
-
Foot: avec Putellas, les London City Lionesses veulent installer leur modèle 100% féminin
-
Afrique du Sud: couteau et bombe lacrymo, nouveaux accessoires de joggeuses inquiètes
-
Visite du pape en France : le programme de samedi
-
Les Etats-Unis et la Chine ouvrent "un canal de communication" sur l'IA en fin de sommet
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape Léon XIV à la rencontre d'exilés
-
Un prodige japonais du eSport, âgé de 11 ans, décroche l'or aux Jeux asiatiques
-
Mondiaux de triathlon: Cassandre Beaugrand pour "finir en beauté"
-
Ligue des nations: les champions du monde espagnols repartent en chasse
-
Inondations: l'état de catastrophe déclaré dans toute la ville de Bangkok
-
Donald Trump refuse l'offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
A Paris, des foules attendues sur les Champs-Elysées pour la messe géante du pape
-
Brésil: Lula interdit les paris sportifs en ligne à quelques jours des élections
-
Les Etats-Unis inaugurent une journée en hommage à Dolly Parton
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus, coup dur pour Mbappé
-
Vie dure mais grands espoirs dans le berceau de l'exploitation pétrolière du Venezuela
A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils
Samira Muhammadi montre une photo de son fils tué à 20 ans par un bombardement pakistanais sur un hôpital de Kaboul. Comme d'autres familles de victimes, elle espère une enquête internationale pour "éteindre le feu" de douleur dans son coeur.
"D'autres mères ont perdu leur fils, d'autres femmes ont perdu un mari, d'autres soeurs ont perdu un frère. Il doit y avoir une enquête. Nous devons connaître les raisons de cette attaque", dit-elle à l'AFP.
Le 16 mars, vers 21H00, le Pakistan a bombardé Kaboul, affirmant cibler des "objectifs militaires". Une frappe a touché un centre médical traitant des centaines d'usagers de drogues.
Les autorités talibanes ont fait état de 411 civils tués. "Nous avons pu vérifier que plusieurs centaines de personnes ont été tuées (au moins 250) et blessées (au moins 100), et d'autres sont toujours portées disparues", a indiqué une source onusienne à l'AFP.
Comme l'ont constaté des journalistes de l'AFP sur place, ainsi que l'ONG Norwegian Refugee Council, de nombreux corps ont été déchiquetés, rendant l'identification difficile. Certains ont été brûlés, "comme mon fils" dit Samira Muhammadi.
Le jeune homme était tombé dans l'addiction aux méta-amphétamines en Iran. "Nous travaillions dans un abattoir la nuit lui et moi, ses collègues lui ont dit que la drogue l'aiderait à ne pas dormir", raconte cette veuve de 43 ans.
Expulsés d'Iran il y a quelques mois comme des milliers d'Afghans, elle, ses deux fils, ses deux filles et leurs enfants ont tenté de reconstruire une vie à Kaboul.
Le fils aîné faisait de petits boulots, sa mère des ménages.
Un jour, Aref Khan a été emmené au Camp Omid par les autorités luttant contre la toxicomanie. Le 16 mars, Samira Muhammadi lui apporté à manger. "J'étais assise avec lui, j'ai fait une vidéo", se souvient-elle. Il pensait sortir rapidement. Le soir, le bombardement a ravagé le centre.
- "Pourquoi un hôpital" -
"D'habitude, dans une guerre, les lieux militaires sont ciblés, pourquoi le Pakistan a frappé un hôpital?", se demande-t-elle.
Dix-sept ONG humanitaires internationales dont Médecins du Monde ont condamné le bombardement, rappelant que les hôpitaux ne doivent jamais faire l'objet d'attaques.
Amnesty International, Human Rights Watch et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme ont réclamé une enquête "indépendante".
"La première responsabilité revient aux Etats dont les opérations militaires sont soupçonnées d'avoir touché des civils", a expliqué à l'AFP le porte-parole du Haut-Commissariat à Genève. "Dans ce cas, le Pakistan", insiste Richard Bennett, le rapporteur spécial de l'ONU pour l'Afghanistan.
"De nombreux innocents sont morts. J'espère que le Pakistan veut savoir ce qui s'est passé. Etait-ce une erreur des renseignements? Un missile qui a mal fonctionné?", insiste Kenneth Roth, professeur à l'Université américaine de Princeton et ex-directeur de Human Rights Watch dans un entretien à l'AFP.
Si les Etats sont généralement réticents à se remettre en cause, mais "même le Pentagone enquête sur pourquoi il a frappé et tué tant d'enfants dans une école en Iran", ajoute-t-il.
Le Pakistan n'a répondu à aucune des questions de l'AFP sur une possible enquête.
Le gouvernement taliban souligne lui auprès de l'AFP avoir donné accès au site aux médias, diplomates et ONG et "partagé les preuves".
Plusieurs des proches de victimes disent faire davantage confiance aux institutions internationales alors qu'Afghanistan et Pakistan sont en conflit depuis des mois.
Islamabad accuse son voisin d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan, ce que les autorités afghanes démentent.
- Peu de chances de poursuites -
La mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) a le mandat pour enquêter sur l'impact du conflit sur les civils afghans et donc sur la frappe.
"Ce processus est en cours mais peut prendre du temps notamment dans des événements qui ont fait un grand nombre de victimes comme celui-ci", a indiqué l'Unama à l'AFP, rappelant qu'elle se base sur des sources variées (témoins directs, médecins...) ainsi que sur "l"examen" des sites concernés.
Elle a précisé être en contact avec la mission diplomatique pakistanaise en Afghanistan, sans donner plus de détails.
Si l'enquête pointait "une attaque intentionnelle sur des civils ou suffisamment imprudente pour toucher des civils, elle pourrait conduire à des poursuites", estime Kenneth Roth. Mais l'Unama ne peut pas initier la procédure.
Et il existe peu de chances qu'elles aient lieu au Pakistan, où à la Cour pénale internationale qui traite plutôt les crimes de guerre en série, poursuit-il.
Personne n'a été inculpé internationalement pour des frappes récentes sur des centres de santé à Gaza, en Ukraine, au Soudan ou en Birmanie, regrette M. Roth qui ajoute: "Le manque de poursuites encourage ces crimes de guerre".
A Kaboul, Samira Muhammadi n'abandonne pas: "Nous devons élever la voix pour que justice soit faite (...) pour ne pas revivre la même douleur".
N.Awad--SF-PST