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"Pas de trêve contre le terrorisme", exhorte Milei en commémorant un attentat anti-israélien en Argentine
Javier Milei a estimé mardi qu'"il ne peut y avoir de trêve" contre le terrorisme, martelant son soutien aux Etats-Unis et à Israël dans la guerre actuelle, lors d'une commémoration à Buenos Aires de l'attentat meurtrier contre l'ambassade d'Israël en 1992, dont le gouvernement considère l'Iran responsable.
"Face au terrorisme, il ne peut y avoir de trêve", a lancé le président argentin dans un discours sur le site de l'ambassade, où une bombe avait fait 29 morts et plus de 200 blessés en mars 1992. Un site depuis transformé en petite place et lieu de mémoire.
Se référant à la guerre au Moyen-Orient, M. Milei a affirmé que son gouvernement "dit clairement où nous nous situons en ce moment historique, alors que les Etats-Unis et Israël ont décidé de mettre fin au régime iranien, une tyrannie qui non seulement tient sa population captive, mais a semé la terreur depuis des décennies à travers le monde".
Au pouvoir depuis fin 2023, le président Milei est étroitement aligné sur les Etats-Unis et Israël, qu'il considère comme ses "alliés stratégiques naturels" et dont il a salué les récentes attaques contre l'Iran.
La semaine dernière, lors d'un discours à New York à l'université juive Yeshiva, Javier Milei a affirmé qu'ils considérait l'Iran comme un "ennemi".
Par deux fois dans les années 90, l'Argentine a été la cible d'attentats anti-juifs. Deux ans après l'attentat contre l'ambassade d'Israël, une voiture piégée en 1994 frappait l'Association mutuelle israélo-argentine (Amia), faisant 85 morts et quelque 300 blessés, pire attentat sur le sol argentin.
En janvier, le gouvernement argentin a inscrit Al-Qods, force d'élite des Gardiens de la révolution iraniens, sur la liste des organisations "terroristes".
Puis fin février, le pays sud-américain a relevé son niveau d'alerte sécurité à "élevé" sur son territoire et dans ses ambassades, dans la foulée des premières frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, et des bombardements iraniens en représailles.
L'Argentine, comme Israël, considère depuis longtemps que les attentats de Buenos Aires ont été commandités par l'Iran, avec l'appui opérationnel d'hommes du groupe chiite libanais Hezbollah.
En 2025, la justice argentine a résolu qu'elle jugerait par contumace dix suspects, iraniens et libanais, pour l'attentat de 1994, un tournant puisque le procès par contumace n'existait pas jusqu'alors dans le système argentin.
L'enquête sur l'attentat de 1992 reste en revanche sans avancée concrète, bien qu'ayant clairement pointé du doigt le Hezbollah, avec notamment un mandat d'arrêt en 2006 contre un de ses membres, présumé mort depuis.
Z.Ramadan--SF-PST