-
Mondial-2026: c'est le grand jour pour les Bleus
-
Mondial-2026: L'Iran a joué, l'Espagne s'est ratée, aux Bleus de se lancer
-
Japon: la banque centrale relève son taux au plus haut depuis 1995
-
Mondial-2026: l'Iran accroché par la Nouvelle-Zelande, match des symboles en tribunes
-
"C'est l'équipe des mollahs": au Mondial, la sélection iranienne reniée par une partie de son public
-
Le chef de l'ONU attendu en Haïti en "solidarité" avec un peuple qui souffre
-
Près de la moitié des enfants du monde exposés à au moins 3 types d'aléas climatiques, alerte l'Unicef
-
Dernier jour pour l'offre hostile et contestée d'UniCredit sur Commerzbank
-
Boulangers et fleuristes: les débats sensibles autour du 1er-Mai reprennent au Sénat
-
Centrafrique: ouverture du procès de l'ex-président Bozizé pour crimes contre l'humanité
-
Assemblée: le débat sur l'autonomie de la Corse débute dans l'hémicycle
-
Le Parlement en passe d'allonger la durée de rétention d'étrangers jugés dangereux
-
Consigne plastique: le ministre reçoit mardi l'ensemble des parties prenantes
-
La justice examine une remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier
-
L'Europe va donner son ultime feu vert à l'accord commercial avec Trump
-
Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran
-
Mondial-2026: le Sénégal veut surmonter l'absence "regrettable" de ses supporters (dirigeant)
-
Mondial-2026: L'Iran entre en lice, l'Espagne piétine, la Belgique patine
-
Liban: à Nabatiyé, les habitants découvrent leurs commerces et maisons en ruines
-
Trump annonce un meeting politique le 4 juillet pour la fête nationale
-
Accord Iran-USA: Wall Street termine en nette progression, record du Dow Jones
-
Ses oliviers décimés, le sud des Pouilles lutte pour se réinventer
-
La fatigue visuelle, conséquence des écrans pour de nombreux travailleurs
-
Suisse: décès de Philippe Stern, l'ancien président de Patek Philippe
-
Fox parie sur la pub dans le streaming en rachetant la plateforme Roku pour 22 milliards de dollars
-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Un grand hôpital de Montpellier teste l'IA à tous les étages
-
À un an de la présidentielle, CNews sommée par l'Arcom d'élargir les points de vue
-
L'Arcom ordonne à CNews de respecter davantage la diversité des opinions sur son antenne
-
Mondial-2026: Christophe Gleizes "devrait être ici" avec les journalistes sportifs, disent ses parents
-
Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise dénonce un "retard majeur" de la justice
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
Accord Iran-USA: détente des prix à la pompe, pas encore de retour à la normale
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Mondial-2026: L'Iran après la paix, l'Espagne en attendant Yamal
-
Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes
-
Le gazole repasse sous la barre des 2 euros le litre en France
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: Michael Olise, diamant mystérieux
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Les États-Unis, premier débouché des exportations françaises de vins
-
Droits de douane sur le vin: Macron dit vouloir "une discussion respectueuse mais ferme" avec Trump
-
XV de France: Jefferson Poirot, du "back-to-back" au "come-back"
-
MSF s'inquiète de "dangereuses lacunes" dans la réponse à Ebola en RDC
-
Royaume-Uni: la justice valide en appel l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: En 2002, "la France ne connaissait pas le Sénégal", se rappellent Fadiga et Trezeguet
-
Mondial-2026: Pour l'Iran, le foot après la paix
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
Assassinat de Lumumba : la justice ordonne le renvoi en procès d'un ex-diplomate belge
Soixante-cinq ans après les faits, la justice belge a ordonné mardi le renvoi en procès d'un ancien diplomate belge, Etienne Davignon, soupçonné de "participation à des crimes de guerre" pour son implication dans les décisions ayant mené à l'assassinat du dirigeant congolais Patrice Lumumba en 1961.
La décision, susceptible d'appel, a été rendue à huis clos par une juridiction d'instruction à Bruxelles. Le parquet fédéral a confirmé à l'AFP ce renvoi annoncé à la presse par l'avocat Christophe Marchand, qui défend les descendants du héros de l'indépendance congolaise.
Selon l'avocat, le procès pourrait se tenir "au plus tôt en janvier" 2027.
Jamais un procès pénal n'a été organisé sur cette page sombre de la relation entre le Congo devenu indépendant en juin 1960 et son ancienne puissance coloniale, la Belgique.
"On est tous soulagés, enfin la Belgique regarde son histoire en face", a fait valoir à l'AFPTV Mehdi Lumumba, un petit-fils de Patrice Lumumba, venu mardi assister à l'audience.
Me Marchand s'est réjoui d'"une excellente nouvelle".
Premier chef du gouvernement du Congo indépendant (l'actuelle République démocratique du Congo, RDC), Patrice Lumumba avait été renversé dès la mi-septembre 1960 par un coup d'Etat.
Transféré dans la région sécessionniste du Katanga (sud), il fut exécuté le 17 janvier 1961 par des séparatistes, avec l'appui de mercenaires belges. Il avait 35 ans. Son corps fut dissous dans l'acide.
- "Funeste entreprise criminelle étatique" -
Quelques mois auparavant, il avait lors de l'indépendance prononcé face au roi Baudouin un discours-réquisitoire contre la colonisation belge, décrite par les historiens comme l'une des plus violentes de l'histoire avec plusieurs millions de morts.
Aujourd'hui, un seul homme peut encore répondre d'une éventuelle responsabilité pénale, parmi la dizaine de fonctionnaires, policiers ou agents de renseignements belges visés initialement dans une plainte déposée en 2011 à Bruxelles par des enfants du défunt: Etienne Davignon, le seul des mis en cause encore en vie.
Cet ex-diplomate et haut fonctionnaire belge aujourd'hui âgé de 93 ans conteste les faits reprochés.
Si in fine un procès est organisé, ce sera "la première fois qu'une juridiction pénale examine la responsabilité alléguée de représentants d'une ex-puissance coloniale dans l'assassinat d'un leader de l'indépendance africaine", ont souligné les avocats des enfants et petits-enfants Lumumba.
A l'époque de l'indépendance du Congo, M. Davignon, qui aura ensuite une longue carrière d'homme d'affaires et fut même commissaire européen dans les années 1980, était diplomate stagiaire pour les Affaires étrangères belges.
Il est soupçonné d'avoir été aux premières loges quand a été évoqué par divers responsables belges le transfert du prisonnier Lumumba dans une région où les autorités locales lui étaient très hostiles, le Katanga, dont la sécession était alors soutenue par le pouvoir belge, selon la plainte.
Me Christophe Marchand estime que M. Davignon a été "un maillon" d'"une funeste entreprise criminelle étatique" de la Belgique.
- "Délai raisonnable" -
Dans sa demande de renvoi en procès formulée en 2025, le parquet fédéral a visé le chef de "participation à des crimes de guerre" pour l'implication du suspect dans "la détention ou le transfert illicite" de Patrice Lumumba.
Il a pointé aussi de présumés "traitements humiliants et dégradants" à l'égard de la victime.
Le 20 janvier lors de l'audience de plaidoiries devant la chambre du conseil de Bruxelles, Me Johan Verbist, conseil d'Etienne Davignon, avait fait valoir que le "délai raisonnable" pour juger le dossier était dépassé.
L'avocat a également contesté l'accusation de "crime de guerre", selon des sources concordantes.
En 2022, la Belgique avait restitué à la RDC une dent de Lumumba saisie chez la fille d'un policier belge ayant participé à la disparition du corps au Katanga.
Lors de la cérémonie officielle organisée à Bruxelles pour cette restitution, le Premier ministre belge de l'époque, Alexander De Croo, avait renouvelé les "excuses" de l'exécutif fédéral pour sa "responsabilité morale" dans la disparition de Lumumba.
Revenant sur les conditions de ce "terrible" assassinat, M. De Croo avait pointé du doigt des responsables belges qui à l'époque "ont choisi de ne pas voir", "de ne pas agir".
O.Mousa--SF-PST