-
Face à l'assèchement de ses cours d'eau, l'Allemagne divisée entre ingénierie et respect de la nature
-
L'ex-Premier ministre Deuba, soupçonné de corruption, de retour au Népal
-
Grèce: nouvel incendie près de Thessalonique, des touristes évacués
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers déçus par Beauvau
-
À Lyon, la vieillesse à l'épreuve des canicules
-
Rémunération de la presse française: Meta conteste une décision, appel le 17 septembre
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique
-
L'est du Japon sous des pluies torrentielles "sans précédent"
-
Berlin dénonce la nostalgie de la RDA à l'approche d'élections à l'est
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique (média)
-
Wall Street en hausse après la publication de chiffres d'inflation encourageants
-
En Corée du Sud, des voyants aveugles mais pas à leur propre chute
-
"Déçus" et "à bout", les pompiers appellent à la mobilisation pour obtenir des moyens
-
Twitch va utiliser le contenu diffusé par les streameurs pour entrainer l'IA générative d'Amazon
-
Taïwan ralentit l'internet mobile lors d'une simulation d'attaque de l'île
-
Royaume-Uni: loin de la remise à outils, des abris de jardin convertis en "petits paradis"
-
Air India impose un dépistage antidrogue à tous ses pilotes après un grave incident de vol
-
Guillaume Pley, figure du média Legend, dans la tourmente
-
Fifa: le sort d'Infantino doit être scellé par les urnes, insiste le patron de la CAF
-
Les étudiants afghans divisés sur l'interdiction des smartphones à l'université
-
Euro d'athlétisme: Thibaut et Mathieu Collet, frères d'armes
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers reçus à Beauvau
-
En optant pour Bourgas, l'Eurovision penche côté plage en Bulgarie
-
Royaume-Uni: Nigel Farage affronte Tête-de-Poubelle lors d'une législative atypique
-
En Roumanie, la sécheresse met l'unique centrale nucléaire à l'arrêt
-
Maisons palestiniennes assiégées par des colons en Cisjordanie: un "acte de terreur" pour l'ambassadeur américain en Israël
-
Maladie, poison? Dans le sud du Kenya, un mal mystérieux continue de tuer des éléphants
-
Euro d'athlétisme: à Birmingham, une fête du sport olympique qui sonne creux
-
Présidentielle en Zambie: les électeurs tranchent sur le bilan économique du sortant "HH"
-
La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège "clé en main" à Francfort
-
Roumanie : arrêt complet de l'unique centrale nucléaire du pays à cause du faible débit du Danube
-
Masters 1000 de Montréal: le tenant du titre Shelton retrouvera Nakashima en finale
-
WTA 1000 de Toronto: Swiatek affrontera Rybakina pour un premier titre en 2026
-
Présidentielle en Zambie: le bilan économique du sortant "HH" à l'épreuve des urnes
-
Poutine en visite pour la première fois aux îles Kouriles, disputées avec le Japon
-
Royaume-Uni: Nigel Farage face à Tête-de-poubelle dans une législative hors du commun
-
Dans les rivières à sec du Finistère, la bataille pour sauver les poissons
-
Nouvelle journée de canicule en France, 80 départements en vigilance orange
-
En annulant un rapport sur l'Arctique, l'administration Trump s'attaque encore à la science du climat
-
Mineurs et réseaux sociaux: le jury californien désigné pour le procès de Meta, débats le 18 août
-
Colombie: le séisme a fait 265 morts, la recherche de survivants dans une phase décisive
-
Foot: Le PSG lance sa saison en remportant la Supercoupe d'Europe contre Aston Villa (2-1)
-
Euro d’athlétisme: Just Kwaou-Mathey médaillé d’argent du 110 m haies
-
Mineurs et réseaux sociaux: le procès de Meta face à une coalition d'Etats américains a débuté
-
Wall Street termine sur une note positive, soulagée par l'inflation américaine
-
Euro d'athlétisme: Muhammad Abdallah Kounta médaillé d'argent sur 400 m
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, noir total sur le nord de l'Espagne
-
Travis Kelce décrit son mariage avec Taylor Swift comme la "meilleure soirée" de sa vie
-
Euro de natation: les astres Curtis et Popovici à pleine vitesse
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne dans le noir total
La question de la PMA post-mortem de nouveau devant la justice
Peut-on utiliser les gamètes de son conjoint décédé pour faire un enfant? Et quel statut pour ce dernier? La procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem revient devant la justice mardi.
La cour d'appel de Paris doit se prononcer, dans deux dossiers distincts, sur la question des droits de succession et de la filiation paternelle d'enfants nés d'une PMA posthume.
- De quoi parle-t-on ?
Il s'agit pour une femme de réaliser, après le décès de son conjoint, une PMA avec l'insémination du sperme de ce dernier ou via l'implantation d'un embryon conçu avec les gamètes du couple, puis congelé.
- Que dit la loi ?
La loi bioéthique de 2021 a confirmé le fait que le décès d'un membre du couple faisait "obstacle" à l'insémination ou au transfert d'embryon.
Le code de santé publique prévoit trois options pour le membre survivant: consentir à ce que les embryons soient accueillis par un autre couple, utilisés pour la recherche ou détruits.
- Et à l'étranger ?
La Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni autorisent la PMA post-mortem, parfois sous conditions, notamment sous réserve que l'homme ait donné son accord formel. A l'inverse, l'Allemagne, le Danemark, l'Italie et la Suisse l'interdisent, comme la France.
- Le sujet fait-il consensus ?
Il a fait l'objet de vifs débats chez les parlementaires lors de la dernière révision de la loi de bioéthique.
La ministre de la Santé d'alors, Agnès Buzyn, avait notamment estimé que la PMA posthume risquait "d'amener les femmes vers un deuil interminable". Son homologue à la Recherche, Frédérique Vidal, évoquait le risque de "pressions" que les proches du défunt pourraient exercer sur la veuve.
Les défenseurs de la mesure pointent eux le paradoxe d'autoriser les PMA pour les femmes seules et d'interdire dans le même temps à une veuve de poursuivre un "projet parental" déjà engagé.
Le collectif Bamp, association de patients de l’aide médicale à la procréation, dénonce notamment "l'hypocrisie" et le "cynisme" de la loi, qui permet aux femmes de "faire don de leurs embryons et demander un don de sperme d'un inconnu".
Jugeant ce combat "légitime" et "méritant d'être porté", le député socialiste Arthur Delaporte a indiqué avoir déposé une proposition de loi pour tenter de faire évoluer la législation.
- Qu'en dit le Conseil d'éthique ?
Le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) s'est prononcé contre l'utilisation de sperme cryoconservé, mettant en avant le fait que le "consentement du futur géniteur au moment même de la procréation" est "difficilement vérifiable".
En revanche, il s'est dit favorable au transfert d'embryon après le décès de l'homme, à condition qu'il ait exprimé de son vivant son consentement à cette éventualité et que la femme concernée bénéfice d'un "accompagnement médical et psychologique".
Concernant le droit des successions, il devrait être effectivement "adapté" pour "prendre en compte la situation particulière d’un enfant dont la date de naissance se situerait en dehors de la période présumée de conception", mais ces "difficultés juridiques" ne sont pas "insurmontables", selon le CCNE.
- Qu'a dit la justice française par le passé ?
Elle a toujours débouté les demandes de procréation à titre posthume sur son sol, tout en autorisant à au moins deux reprises, en raison de "situations particulières", le transfert des gamètes à l'étranger.
Une ligne validée en 2023 par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).
Saisie par deux femmes qui souhaitaient exporter les gamètes et embryons à l'étranger, la CEDH a estimé que l'Etat français n'avait pas "outrepassé la marge d'appréciation dont il disposait" et jugé que l'interdiction de l'insémination posthume relevait d'un "choix politique".
Elle s'est toutefois interrogée sur la pertinence de cette interdiction au vu de l'ouverture en 2021 de la PMA aux femmes seules.
Une nouvelle requête a été déposée auprès de la CEDH. "Il y a une ouverture très claire dans l'arrêt de 2023", estime l'avocate Me Raphaëlle Poupet à l'origine de la requête. "Il ne s'agit pas de questionner la pertinence de la loi française mais sa cohérence".
T.Ibrahim--SF-PST