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Séisme en Thaïlande: les autorités enquêtent après l'effondrement d'une tour
Les autorités thaïlandaises étudient plusieurs pistes pour comprendre comment le séisme de vendredi a provoqué l'effondrement d'une tour en construction de trente étages, seul dégât majeur à Bangkok, où des dizaines d'ouvriers sont portés disparus lundi.
L'immeuble, qui devait abriter des bureaux des services de l'État, s'est écroulé comme un château de cartes. Les images de sa destruction ont fait le tour du monde.
Ailleurs dans la capitale, les dégâts du tremblement de terre d'amplitude 7,7, dont l'épicentre se situe en Birmanie, à 1.000 kilomètres de Bangkok, restent limités.
Le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, a indiqué lundi que deux bâtiments étaient toujours inaccessibles, après une campagne d'inspection des nombreuses tours de bureaux et d'habitations qui forment la skyline de la métropole.
En tout, 18 personnes ont perdu la vie dans la capitale thaïlandaise, mais environ 80 ouvriers du chantier seraient toujours piégés dans les décombres de la tour détruite, selon les autorités.
La Première ministre Paetongtarn Shinawatra a exprimé samedi ses doutes sur la construction.
"J'ai des questions à l'esprit", a déclaré la dirigeante.
"Que s'est-il passé depuis le début du chantier ? Comment le projet a-t-il été approuvé ? Ce n'était pas le premier bâtiment du pays", a-t-elle poursuivi.
La cheffe du gouvernement a ordonné une enquête auprès d'un groupe d'experts, qui doit lui partager se observations dans la semaine.
Des premières critiques ont pointé du doigt les barres d'acier utilisées pour lier les blocs de béton entre eux, jugées trop fines ou de piètre qualité. Certaines des tiges doivent être examinées lundi.
"L'effondrement d'un bâtiment peut résulter de plusieurs facteurs, comme la conception, la construction et la spécification du matériau", a déclaré dimanche le ministre de l'Industrie Akanat Promphan.
"Le plus important, c'est le standard des matériaux", a insisté le haut responsable, qui a déjà trouvé "quelque de suspicieux" sans en dire plus.
Le système d'envoi de messages d'alerte sur téléphone, qui s'est activé des heures après le séisme, a également suscité une controverse.
"Notre problème, c'est que les messages ont été envoyés lentement, et qu'ils ne couvrent pas assez de personnes", a déclaré Paetongtarn Shinawatra, qui a convoqué une réunion lundi sur ce sujet, selon les médias locaux.
Le séisme a tué plus de 1.700 personnes en Birmanie, selon le dernier bilan de la junte.
R.AbuNasser--SF-PST