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"On se connaît tous": tristesse et colère en Macédoine du Nord après l'incendie du Pulse
La tristesse et la colère régnaient mardi à Kocani, en Macédoine du Nord, où 59 personnes sont mortes et 162 blessées dans l'incendie d'une boîte de nuit, le "Pulse", les larmes et les fleurs cédant la place à la rage et aux appels à manifester.
Dans cette ville 30.000 habitants, située à une centaine de kilomètres de la capitale Skopje, le décès de ces dizaines de personnes, en majorité des adolescents et de jeunes adultes, a touché presque chaque maison.
"Nous sommes un petit endroit. Nous nous connaissons tous", explique à l'AFP Sasko Jordanov, un dentiste de 38 ans. "Beaucoup de mes patients sont morts, des enfants d'amis, de voisins..."
"C'est horrible, l'enfant de ma cousine est mort... C'est une catastrophe", murmure une habitante, refusant de donner son nom, comme beaucoup de ceux rencontrés par l'AFP.
Le drame a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche au "Pulse", une boîte de nuit qui opérait sous une licence frauduleuse et dans des conditions de sécurité désastreuses, selon les premiers éléments de l'enquête: pas assez d'extincteurs, une seule porte de sortie au lieu de deux, aucune autorisation d'utiliser les engins pyrotechniques qui éclairaient la scène...
Cet incendie est l'un des plus meurtriers ayant ravagé récemment une discothèque en Europe, après ceux de Bucarest en 2015 (61 décès) et de Perm en Russie, en 2009 (155 morts).
- Enterrements à venir -
Au moins 500 personnes se trouvaient dans le club au moment où le feu a pris, soit le double de la capacité officielle.
Les étincelles ont atteint le plafond constitué d'un matériau facilement inflammable, l'incendie s'est rapidement propagé à toute la discothèque, une épaisse fumée s'est formée et une bousculade a eu lieu dans laquelle des dizaines de personnes sont mortes ou ont été grièvement blessées.
Au cimetière de la ville, dès les premières heures mardi, plusieurs employés creusaient la terre en préparation des enterrements à venir.
Dans le centre-ville, des dizaines de personnes signaient le livre de condoléances installé depuis dimanche, ou venaient déposer des fleurs, allumer une bougie, les mains tremblantes et les yeux plein de larmes.
"Je ne peux pas parler, comprenez-moi ... Les amis de mes enfants sont morts. C'est atroce", explique une femme en allumant une bougie.
"Tout Kocani est endeuillé, des enfants sont morts, je n'ai pas les mots...", dit Milica Mitevska, une femme âgée venue présenter ses condoléances. "Le pire, c'est pour les familles qui ont perdu leurs proches, les grands-parents qui ont perdu leurs petits-enfants ... Tous ces jeunes, à l'aube de leur vie, qui devaient croquer l'avenir", confie-t-elle.
- "Avertissement" -
Une enquête a été immédiatement ouverte et plusieurs personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs, dont certaines sont en détention depuis.
Mardi, le Premier ministre Hristijan Mickoski a déclaré que la réponse du gouvernement serait elle aussi rapide.
"Ce sont des individus qui pensent être au-dessus du système. C'est ça le problème, et ils devront répondre de cela. J'ai entendu le procureur dire que le parquet demanderait la peine la plus élevée", a-t-il déclaré à la presse.
"Est-ce que cela ramènera les vies humaines? Non, cela ne les ramènera pas. Est-ce que nous les ramènerons? Non, nous ne les ramènerons pas. Mais je demande que cela soit un avertissement pour nous, pour ne jamais répéter de telles chose", a-t-il affirmé.
Tout en "comprenant la révolte", le Premier ministre en a appelé à la raison. "Avec l'injustice et l'anarchie, on n'apporte pas la justice", a-t-il estimé.
A Kocani, la colère des habitants a commencé a exploser lundi lorsque plusieurs dizaines d'entre eux s'en sont pris à différents biens du propriétaire de la boîte de nuit, jetant des pierres et brisant des vitres.
Un prêtre a finalement réussi à calmer les esprits. "Calmez-vous. Je vous demande, au nom de Dieu, de d'abord enterrer les enfants. Et ensuite, si vous voulez, réduisez la ville en cendres", a-t-il lancé aux manifestants, selon une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.
W.Mansour--SF-PST