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Dans le désert saoudien, à la recherche du croissant de lune du ramadan
Au sommet d'une colline montagneuse, au coeur du désert d'Arabie saoudite, Abdallah al-Khoudairi guette l'apparition du croissant de lune après le coucher du soleil, une procédure religieuse qui détermine le début du mois de jeûne du ramadan pour des millions de musulmans.
Les calculs astronomiques permettent aujourd'hui de déterminer à l'avance le début des mois islamiques, basés sur le calendrier lunaire.
Mais les institutions religieuses du royaume, qui abrite les lieux les plus saints de l'islam, continuent de s'appuyer officiellement sur les observations à l'oeil nu pour prendre leur décision, comme à l'époque du prophète Mahomet.
M. Khoudairi, qui dirige le seul observatoire du pays, celui de Majmaa, à environ 165 kilomètres au nord de Ryad, dit à l'AFP se sentir investi d'une "grande responsabilité".
Le témoignage de cet homme de 58 ans, et celui d'une dizaine d'autres groupes de personnes à travers le royaume, permettront aux autorités religieuses saoudiennes de décréter la date de début du jeûne, qui sera ensuite suivie par de nombreux autres pays musulmans, comptant des dizaines de millions de fidèles.
"Il ne suffit pas que n'importe qui dise +j'ai vu le croissant de lune+ il faut que ce soit un homme sain d'esprit, sobre, adulte et reconnu pour sa justice pour que son témoignage soit accepté", explique-t-il fièrement.
Ses équipes s'activent depuis le matin pour préparer l'événement le plus important de l'année. A midi, ils quittent l'observatoire en forme de dôme, accompagnés de plusieurs responsables, pour un site d'observation en plein désert à 30 minutes de là.
M. Khoudairi sort alors un rapporteur et trace des lignes sur une feuille blanche pour indiquer la direction de la lune, avant de se placer à côté d'un télescope, entouré de plusieurs jeunes observateurs.
Quelques minutes après le coucher du soleil, il aperçoit le croissant de lune. "Demain (samedi) est le premier jour du ramadan", s'écrit-il en échangeant des félicitations avec le reste du groupe.
Un rapport est alors envoyé à la Cour suprême saoudienne, qui annonce quelques instants plus tard le début du ramadan samedi.
- Religion et science -
Le Saoudien raconte avoir hérité de la passion pour l'astronomie de son père, qu'il accompagnait lors de ses nombreux voyages dans le désert, mais ce n'est pas son principal atout.
La capacité à voir le croissant de lune à l'oeil nu dépend, selon lui, de "l'acuité visuelle ainsi que de la capacité à différencier les couleurs et à se concentrer". Des qualités qu'il dit préserver en évitant les écrans.
"Je n'utilise le téléphone que pour les appels et je n'ouvre pas l'ordinateur", affirme-t-il. Le fait de se fier à l'observation du croissant de lune pour déterminer le début des mois islamiques soulève toutefois un débat majeur sur la relation entre la religion et la science dans l'islam.
Les observatoires astronomiques du monde entier, comme celui d'Al Majmaa, surveillent le cycle lunaire depuis des années, mais cela n'empêche pas Abdallah al-Khoudairi de défendre la nécessité de voir la lune de ses propres yeux, comme le prescrit la religion.
"Le calcul astronomique donne des informations que l'on peut utiliser pour surveiller le croissant et savoir où il se trouve à ce moment-là", mais cela ne suffit pas si les conditions météorologiques empêchent de le voir de ses propres yeux, soutient-il.
La vision peut être altérée par de nombreux facteurs, notamment le niveau de visibilité et la distance horizontale entre la Terre et la Lune.
"La poussière, les nuages ou la pollution industrielle et environnementale" peuvent empêcher de le discerner, explique-t-il.
Aux Emirats arabes unis, pays voisin, les autorités ont dit recourir cette année à des drones dotés d'intelligence artificielle (IA) pour observer le croissant de lune. Cette technologie "étend le concept d'observation visuelle directe, qui reste la principale méthode pour confirmer l'observation du croissant de lune, conformément à la parole du prophète Mahomet", ont-elles toutefois souligné.
O.Farraj--SF-PST