-
Le pianiste Jacky Terrasson mis en examen pour agression sexuelle sur mineure
-
La Bourse de Paris se relève un peu au terme d'une inquiétante semaine pour les taux français
-
Blocage des lycées : 735 établissements perturbés, les syndicats veulent poursuivre le mouvement
-
France: la justice rend un non-lieu dans l'enquête visant le PSG pour harcèlement moral sur Kylian Mbappé
-
Le Conseil d'État ouvre la voie à un retour de la chasse aux alouettes avec des filets dans le Sud-Ouest
-
Supercalculateurs: Bull double les capacités de son usine historique
-
Blocages lycéens: une mobilisation "partie du bas", accélérée par les réseaux sociaux
-
MaPrimeRénov' : le budget de l'Anah en baisse de 200 millions d'euros
-
La Corsica Linea, paralysée par une grève, stoppe son activité jusque lundi
-
Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement
-
Carburants: le G7 convient de libérer à nouveau des stocks de gazole
-
Foot: le patron des arbitres turcs devant un juge
-
Jeux asiatiques: le taekwondo bascule dans le monde virtuel
-
Wall Street dans le vert, ravie des chiffres de l'emploi américain
-
Euro de cyclisme: indispensables ou tue-l'amour, les oreillettes refont débat
-
Espagne: les députés rejettent les textes sur le logement, camouflet pour Pedro Sánchez
-
Malgré ses aveux, le récit de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Kiev accuse Moscou de "saccager" la capitale ukrainienne, paralysée après de nouvelles frappes
-
Affaire Manchester City: le club fait appel, la Fédération pointe des "conséquences majeures"
-
Inde : manifestations pour demander la démission du chef de la commission électorale
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, 564 établissements perturbés
-
Foot: le patron des arbitres turcs comparaît devant un juge
-
La version de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Carburants: le G7 se réunit sur fond de bras de fer entre Washington et Bruxelles
-
Flydubai : un pilote indien au courage salué de toutes parts
-
Pakistan : pourparlers entre les pro-Imran Khan et le gouvernement
-
"SOS" géant pour un lac de la frontière franco-suisse victime de la sécheresse
-
L'inflation dans la zone euro à un nouveau sommet depuis 3 ans
-
Vol flydubai: le pilote raconte son ultime effort pour éviter le crash
-
ATP 500 de Tokyo: Fils bat à nouveau Tiafoe et se qualifie pour les quarts
-
Ukraine : Chaos routier à Kiev après la fermeture d'un pont touché par des frappes russes
-
Récolte de miel 2026 : des abeilles déboussolées par la sécheresse
-
Gazole : l'Europe balaie les menaces de Washington et demande d'agir de façon concertée
-
Suède: Magdalena Andersson à nouveau chargée de former un gouvernement
-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
-
Taïwan reçoit ses deux premiers avions de combat américains F-16V
-
A Lorient, la frégate suédoise prend corps et Naval Group lorgne le Danemark
-
Le Népal face au casse-tête de l'identification par ADN des victimes de la crue
-
La Bourse de Paris prudente, la dette française sous pression
-
En Afrique de l’Ouest, les filières scientifiques se meurent
-
Patron de l'IA le plus en vue du moment, Dario Amodei (Anthropic) reste une énigme
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, syndicats et lycéens reçus par le ministre
"Un viol est un viol !": Gisèle Pelicot se dit "humiliée" face aux 51 accusés
Pour la première fois Gisèle Pelicot s'est emportée mercredi au procès des viols de Mazan, exprimant son sentiment d'humiliation face aux insinuations de certains avocats sur les viols qu'elle a subis, leur lançant: "Un viol est un viol !".
"Depuis que je suis arrivée dans cette salle d'audience, je me sens humiliée. On me traite d'alcoolique, que je me mette dans un état d'ébriété tel que je suis complice de monsieur Pelicot", a-t-elle commencé devant la cour criminelle de Vaucluse.
"Dans l’état où j'étais, je ne pouvais absolument pas répondre à qui que ce soit. J'étais dans un état de coma et les vidéos qu'on va diffuser vont pouvoir l'attester", a assuré cette femme de 72 ans. Même "les experts ont été choqués de ces vidéos, et ce sont des hommes", a-t-elle ajouté.
Les "50 (accusés) derrière ne se sont pas posé la question (du consentement) ? C’est quoi ces hommes, c'est des dégénérés ou quoi ?", a-t-elle tonné.
"Il n'y a pas +viol et viol+. Un viol est un viol", a asséné Mme Pelicot, en référence aux propos d'un avocat qui avait estimé qu'il y avait "viol et viol", semblant minimiser l'intention réelle de certains des accusés dont beaucoup affirment avoir pensé participer à un jeu sexuel d'un couple libertin.
"J’ai expliqué qu’il y avait le viol dans son acception médiatique et juridique. Que les propos vous aient blessée, aient pu choquer, j’en suis désolé. Ce n’était pas mon intention. Mon intention c’était de rappeler des règles de droit", lui a répondu Me Guillaume De Palma.
- "Je suis un violeur" -
Des photos des faits commis sur Gisèle Pelicot entre 2011 et 2020 ont été aussi été diffusées pour la première fois à l'audience mercredi après-midi à la demande d'avocats de la défense.
Le matin, comme Dominique Pelicot, le premier des 50 autres coaccusés, Jean-Pierre M., 63 ans, a lui aussi reconnu être "un violeur", réclamant une "punition dure".
Il est le seul à n'être pas poursuivi pour des agressions sexuelles sur Gisèle Pelicot mais sur sa propre épouse sur laquelle il avait calqué le même scénario criminel élaboré par Dominique Pelicot.
Les deux hommes s'étaient rencontrés sur le site Coco.fr. L'accusé principal des viols de Mazan lui avait d'abord proposé de "violer" Gisèle "plusieurs fois". Mais "j’ai refusé", a affirmé Jean-Pierre M.
À la question de savoir si Dominique Pelicot lui avait bien précisé que Gisèle serait "droguée et qu'il cherchait un homme pour son épouse endormie et sous médicaments", il a répondu par l'affirmative, mettant à mal un argument régulièrement avancé par des avocats de la défense, selon lesquels leurs clients n'avaient pas été avisés de ce procédé.
- "Ma jeunesse, c'est la honte" -
"Je n'aurais pas connu monsieur Pelicot, je ne serais jamais passé à l'acte. Il était rassurant et imposant. Il me rappelait mon père", a affirmé Jean-Pierre M., dévoilant une enfance marquée par des violences sexuelles.
"Ma jeunesse, c’est la honte, l’alcool, le sexe, beaucoup de silence", a-t-il dit, sans s'épancher avant d'être relancé par son avocat. "On a vécu des actes horribles de mon père. De la violence sexuelle. Mon père, je ne l'appelais jamais +papa+ mais +le père+".
Il a détaillé les fois où, enfant, il avait dû pratiquer des fellations à son père en guise de "récompense" pour pouvoir l'accompagner pêcher avec sa sœur. Il a également raconté les scènes de viols de son père sur sa mère auxquelles il a dû assister.
Depuis le début du procès Mazan, qui connaît une forte résonance en France et à l'étranger, militantes et associations féministes appellent de nouveau les hommes à "prendre enfin leurs responsabilités" dans la lutte contre les violences faites aux femmes et à "ne plus se taire".
En France, quelques hommes comme le journaliste Karim Rissouli ont eux aussi appelé publiquement à une prise de conscience: "C'est peut être le premier grand procès de la masculinité où on prend collectivement conscience que notre façon d'être des hommes dans ce pays depuis des siècles a des conséquences".
Y.Shaath--SF-PST