-
Croatie : un mort et des dizaines de blessés dans un incendie sur le littoral
-
Wall Street sans éclat, le marché en mode estival
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée, au nom de la liberté d'expression
-
Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves
-
Le "latiao" chinois, d'en-cas mal famé à phénomène viral
-
"Optimiser" son corps grâce aux peptides: des produits interdits et une tendance risquée pour la santé
-
Colons en Cisjordanie: un ministre israélien pour un transfert du maintien de l'ordre à la police
-
Boris Nadejdine, l'opposant qui pensait pouvoir rester libre en Russie
-
SNC SCANDIC PAY : payer partout dans le monde, sans limites
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale
-
RDC : le Conseil international des infirmières appelle à rémunérer les soignants face à Ebola
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale (police)
-
Lactalis rachète la division produits laitiers au Royaume-Uni du canadien Saputo
-
Croatie : un violent incendie fait 40 blessés et des dégâts importants sur la côte
-
Sécheresse au Royaume-Uni: les pompiers "sous pression" face à la multiplication des incendies
-
Macron à jet-ski : une image qui crée des remous
-
Landes : l'incendie a parcouru plus d'un millier d'hectares, les maisons sauvées
-
Allemagne: 1.800 personnes évacuées dans l'ouest à cause d'un incendie
-
Canicule en Europe : plus de 35°C prévus pour au moins 150 millions d'habitants vendredi
-
Cisjordanie: des militants israéliens tentent de ravitailler des Palestiniens assiégés
-
"Myopie" et "déni", les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu d'ampleur dans les Landes
-
"Ça a été fantastique !": malgré la défaite, l'étonnante ascension du Comte Tête-de-Poubelle
-
La police brésilienne récupère des œuvres de Matisse dérobées en 2025 à Sao Paulo
-
La Bourse de Paris hésite entre inflation américaine et prix du brut
-
Sécheresse : le gouvernement envisage des prêts garantis pour les agriculteurs
-
Japon: cinq morts lors de pluies "sans précédent" près de Tokyo
-
L'Indonésie va fermer plus de 750 entreprises publiques
-
Landes: l'incendie a progressé à 1.100 hectares, mais pas de dégâts majeurs
-
Séisme en Colombie: les recherches continuent jusqu'au bout
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu majeur dans les Landes
-
Masters 1000 de Cincinnati: Monfils sorti d'entrée pour sa dernière
-
L'incendie dans les Landes a grimpé à 1.100 hectares, pas d'habitation touchée
-
Après un été dévastateur, l'agriculture écartelée face au mur de la transition
-
Au Porge, la quête d'un "juste dédommagement" pour les sinistrés du mégafeu
-
GB: Nigel Farage réélu député face au candidat satirique Tête-de-Poubelle
-
En Méditerranée, protéger les herbiers de posidonie menacés par les ancres de bateaux
-
ट्रोजन: एक अधिक खतरनाक राजनीतिक युग के लिए विशेष सुरक्षा
-
Cheval de course : la possibilité "d'acheter une patte" sans être millionnaire
-
TROJAN: 더욱 위험해진 정치 시기를 위한 특별 보호 조치
-
TROJAN: спеціальний захист для більш небезпечних політичних часів
-
برنامج «TROJAN»: حماية خاصة في ظل أوقات سياسية أكثر خطورة
-
《特洛伊木馬》:在政治局勢日趨險惡的時代,提供特別保護
-
『TROJAN』:政治情勢がより危険になる時代に向けた特別な保護策
-
Le TROJAN : une protection spéciale pour une période politique plus périlleuse
-
Euro de natation: après le relais, Marchand lance sa quête individuelle face à son ami Kos
-
Euro d'athlétisme: Werro, Hodgkinson, Broeders-Bol... Explication finale sur 800 m
-
Tennis: Swiatek bat Rybakina et remporte le WTA 1000 de Toronto
-
Ben Shelton remporte le Masters 1000 de Montréal pour la deuxième fois consécutive
-
Trump impose des droits de douane sur les drones pour soutenir l'industrie américaine
Aux Etats-Unis, le sacro-saint pourboire remis en cause
"Quoi que tu fasses, tu te sens coupable". Dans le centre-ville de Washington, Matt Schottland, 41 ans, salade et jus de fruit à la main, répond à une question devenue quasi-existentielle pour les Américains: dois-je laisser un pourboire?
Aux Etats-Unis, où le "tip" est roi, cela ne fait pas débat au restaurant. Le pourboire, généralement 15 à 20% du total, est un passage obligé car il constitue souvent l'essentiel du salaire du serveur. Mais pour un sandwich à emporter? Un bouquet de fleurs? Des courses dans une épicerie?
Pour Matt Schottland, à l'exception des restaurants, généralement, c'est non. Sauf si les employés sont "vraiment très gentils", ou qu'il se sent "particulièrement généreux".
Sauf qu'aucune solution n'est parfaite. S'il donne un pourboire, il peut se sentir "un peu coupable ou agacé" d'avoir dépensé plus d'argent. Et, s'il n'en laisse pas, il se sent "coupable" aussi, mais vis-à-vis des employés.
"Ce n'est pas un super système", soupire-t-il.
Le dilemme est relativement nouveau. Le pourboire étend de plus en plus son emprise, alourdissant l'addition dans des commerces où il n'était autrefois jamais proposé.
En réponse, des experts tirent la sonnette d'alarme sur le risque de "tip fatigue" ("la lassitude du pourboire"): les Américains, trop sollicités, ne sauraient plus où laisser de pourboire, ni de quel montant. Un phénomène qui, au passage, ouvre le débat sur ce système de rémunération de plus en plus décrié.
- "Culpabilisation" -
Selon Dipayan Biswas, professeur de marketing à l'université de Floride du Sud, cette expansion est en grande partie due aux "kiosques numériques", caisses électroniques devenues omniprésentes ces dernières années.
Sur ces écrans via lesquels les clients règlent leur note, "les entreprises peuvent mettre beaucoup d'options, dont des pourboires", explique-t-il.
Pour ne pas en payer, le client doit donc cliquer sur l'option "pas de pourboire". "Cela met les gens mal à l'aise, ils ne veulent pas faire ça", affirme M. Biswas, qui juge qu'il s'agit d'une technique de "culpabilisation".
La stratégie fonctionne en tout cas sur Hannah Koban, 30 ans, qui admet "dépenser beaucoup plus en pourboire qu'avant".
Se voir suggérer une gratification pour le serveur "met un peu plus de pression", dit cette avocate au long manteau noir et aux cheveux blonds.
Et les kiosques numériques suggèrent parfois des montants allant jusqu'à 30% du total, bien au-delà du taux habituel.
Résultat, "pour comprendre quand je dois laisser un pourboire, et quel est le montant approprié (...), je cherche tout le temps sur Google", s'amuse Hannah Koban.
La jeune femme prend les choses avec le sourire, mais dit avoir "des amis qui sont assez contrariés".
Le professeur Dipayan Biswas craint que cela ne détourne les Américains du "tip" et ne pénalise les serveurs qui en ont le plus besoin. "Si vous laissez des pourboires partout, vous allez peut-être en laisser moins au restaurant."
- "Révolution" -
Saru Jayaraman, présidente de l'association One Fair Wage qui défend un salaire "juste" pour les serveurs, considère que parler de "tip fatigue", c'est "passer à côté du sujet".
"Si nous en avons marre de laisser des pourboires tout le temps, rejoignons le mouvement contre les salaires trop bas", encourage-t-elle.
La pandémie, en réduisant les sorties, avait mis en lumière la fragilité du système de rémunération des serveurs, que leurs patrons payent moins que le salaire minimum légal.
Si, depuis, les Américains ont retrouvé le chemin du restaurant, ce secteur connu pour ses conditions de travail éprouvantes peine à recruter.
L'industrie connaît "une révolution" car ses employés "démissionnent en masse", juge Saru Jayaraman.
Elle assure néanmoins que les choses changent. La capitale Washington a rejoint en novembre les Etats imposant un salaire minimum, même pour les employés rémunérés au pourboire.
Tant que ce n'est pas le cas partout, estime Saru Jayaraman, de plus en plus de secteurs voudront profiter de l'accès à "la main d'oeuvre gratuite dont les restaurants bénéficient".
K.AbuDahab--SF-PST